[Test] Inside – Le chef d’œuvre de Playdead

Limbo fut pendant longtemps le porte étendard du jeu vidéo indépendant, participant à démocratiser un peu plus les œuvres de petits studios auprès du grand public. Pour son premier jeu, le jeune studio danois avait marqué son empreinte au fer rouge. Par la suite, le titre sortit peu à peu sur toutes les machines afin de satisfaire le maximum de joueurs désireux de s’y essayer. Six ans plus tard, Playdead récidive avec Inside et nous confirme définitivement qu’ils sont parmi les meilleurs dans le gigantesque monde du jeu vidéo.

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Dans Inside on ne nait pas homme, on le devient…

Ceux qui se sont essayés à Limbo le savent, l’excellence qu’on en retient est due à une parfaite alchimie entre des mécanismes simples et une ambiance sans pareil. Vous bougez, vous sautez, vous interagissez avec certains objets du décors pour résoudre des énigmes ou échapper à des dangers. Nul besoin ici de matraquer un bouton ou d’appuyer sur plusieurs d’entre-eux pour effectuer une action. Ici, le gameplay reste épuré et ses nuances interviennent grâce à la diversité des situations.

Parallèlement, l’ambiance est sombre et inquiétante, mais la différence réside ici dans le fait que chacun puisse y percevoir une émotion différente. Comment interpréter l’épopée de ce jeune garçon? Qui est la jeune fille qu’il croise? Que représente le vide derrière le lac? L’araignée? On en ressort bouleversé, trouvant ses propres réponses dans l’interprétation que nous nous faisons de son final. Brillant. Pour donner une comparaison cinématographique, on pourrait presque penser au film « Enemy » de Denis Villeneuve.

Il était nécessaire d’aborder Limbo avant de parler d’Inside tant les deux jeux sont intimement liés. Inside n’est pas un clone ou une suite de Limbo, c’est davantage un successeur spirituel. En somme, il reprend la formule de son prédécesseur et la sublime. Ainsi, vous débutez l’aventure aux commandes d’un jeune garçon dont on ne sait rien, pourchassé par des humains dont on ne sait guère plus. Pourtant au fur et à mesure que vous avancerez, diverses situations vont feront interpréter le scénario de plusieurs façons différentes, jusqu’à un final qui prend aux tripes. Le monde traversé semble devenu fou, rendant l’ambiance plus oppressante que jamais. On vous le disait, tout dans sa structure fait penser au premier jeu de Playdead. Mais en six ans le studio a eu le temps de considérablement améliorer la formule, pourtant déjà excellente.

 

Un gameplay au service de puissance émotionnelle du titre

Pas un mot n’est prononcé, pourtant la puissance évocatrice des situations subies par le héros est l’énorme point fort du titre. En effet, elle est en corrélation directe avec les nouveautés de gameplay. Vous serez poursuivi par des chiens enragés, vous forçant à jauger votre course et parfois à vous cacher. Vous prendrez le contrôle d’ouvriers lobotomisés afin de résoudre des énigmes. Ou encore parcourrez les fonds marins en y contemplant les ruines d’un ancien monde et les bizarreries technologiques du nouveau.

A la manière de son prédécesseur, Inside use de toutes les cordes possibles pour nous empêcher de décrocher. L’aventure se déroule dans une grande fluidité et on a constamment envie de découvrir ce que la suite nous réserve. Les énigmes ont beau être un peu plus faciles à résoudre que dans Limbo, elles restent néanmoins très bien pensées et mises en scène.

 

Une esthétique somptueuse

Sur le plan technique Inside tourne très bien, aussi bien sur PC que sur consoles, et ne souffre d’aucun ralentissement. Le personnage se manie avec une très grande souplesse et ses animations sont extrêmement bien travaillées. Enfin, esthétiquement le titre possède une identité bien à lui qui se marrie parfaitement avec son ambiance étouffante et sa bande son discrète mais inquiétante.

Notez qu’il sera possible tout au long de l’aventure de partir à la recherche de mystérieuses et secrètes boules à énergie, souvent bien cachées. Elles donneront l’occasion de débloquer une nouvelle fin si vous déverrouillez une porte à code vers le début du jeu. Vous pourrez ainsi gonfler un peu plus la durée de vie moyenne de 3h, qui variera en fonction de la façon dont vous jouerez.

Plus que jamais, il est impossible d’en dire plus sur Inside. L’œuvre se doit d’être découverte dans son entièreté par le joueur, sans qu’il soit aiguillé vers une interprétation qui ne sera pas forcément la sienne à terme. Donc la seule chose que l’on peut vous dire c’est qu’on vous le recommande chaudement et que vous n’en sortirez pas indifférent.

Le test a été réalisé sur PS4 et PC via une clé fournie par Playdead. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur Inside ici. N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à Limbo également si vous ne vous y êtes jamais essayés.



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