L’automatisation du travail effraie les Français

Avec l’émergence récente de la robotique, un tiers de salariés français commence à craindre que son emploi soit automatisé dans les années qui viennent.

L’émergence robotique

En France et dans le monde entier, l’apparition croissante des robots est sujet à débats et à nombreuses exagérations. Rassurez-vous donc, car nous sommes encore bien loin des robots ressemblant à Arnold Schwarzenegger, en quête d’une dénommée Sarah Connor. Cependant, cette émergence des robots est belle et bien réelle dans certains secteurs du travail, ce qui inquiète beaucoup de salariés.

Selon une étude effectuée par Automatic Data Processing, sur 10 500 travailleurs européens, plus de trois travailleurs français sur dix pensent être remplacés par ces derniers dans les quinze prochaines années. Chez les jeunes travailleurs de 16 à 34 ans, cette crainte s’élève à 50%. Pour les personnes âgées de 35 à 44 ans et de plus de 55 ans, elle se trouve respectivement à 35% et 21%. Une appréhension justifiée, d’autant plus que la France tend à s’intéresser de plus en plus aux avancées permises par la robotique.

Malgré son entrée en retard sur le marché, le pays occupe la troisième place du classement européen, avec pas moins de 120 robots pour 10 000 employés, et représente 10% du marché européen, avec plus de 600 millions de dollars. Tant de chiffres affolants qui donnent le tournis et montrent bel et bien la détermination du gouvernement à introduire les robots auprès des employés.

Des secteurs plus ou moins touchés

Néanmoins, l’impact de la robotisation contraste en fonction des secteurs visés. De ce fait, l’informatique, la finance, les télécommunications et le secteur du marketing sont les plus propices à une installation progressive de cette nouvelle technologie. Nombreux sont donc les travailleurs qui s’opposent d’ores et déjà à cela. En général, cette automatisation concerne le plus souvent les tâches physiques répétitives (78% de potentiel d’automatisation pour 18% des heures travaillées), l’analyse de données (69% pour 16%), le stockage de données (64% pour 17%), les tâches physiques non prévisibles (25% pour 12%), les métiers impliquant traditionnellement des rapports humains (20% pour 16%), les formulations de conseils et expertises (18% pour 14%) et enfin le management (9% pour 7%).

Ainsi, ces méthodes concerneraient plus certaines étapes de la chaîne de montage qu’un emploi à proprement parlé. Les secteurs sociaux, recourant aux contacts humains, tels que l’éducation ou la santé, ou artistiques sont finalement les moins touchés.

Une « invasion » mondiale

Toutefois, les Français ne sont pas les seuls à redouter la disparition de leur emploi. À l’instar de ces derniers, 40% des Britanniques pensent que l’automatisation de leur emploi entraînera leur remplacement. 27% s’attendent même à ce que cela arrive dans les cinq prochaines années. Peur renforcée par l’omniprésence des secteurs financiers (45%) et informatiques (39%) sur le territoire. Pour ces raisons, la Grande-Bretagne est le pays européen avec le plus grand potentiel d’automatisation.

Il reste quand même derrière bon nombre de puissances bien plus avancées. Par exemple, l’Asie conserve un leadership qui donne là aussi de quoi s’inquiéter. De son côté, la Corée du Sud possède la plus forte densité de robots, avec 631 pour 10 000 employés. Celle-ci dépasse huit fois la moyenne mondiale.

Pourcentage de salariés européens envisageant l’automatisation de leur métier.

Une menace à nuancer.

Malgré l’impact majeur généré par ces avancées robotiques, tout n’est pas noir et blanc. Il faut donc faire la part des choses d’un concept qui pourra apporter de grandes avancées sur domaines secteurs du travail. Ces robots pourront libérer l’homme de tâches ingrates et répétitives, tout en minimisant les erreurs.

Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse, déclare à ce sujet : « La montée des nouvelles technologies dans les entreprises les oblige à repenser leurs modèles d’organisation existants. La perspective de l’automatisation permet de réduire les tâches chronophages et de proposer des indicateurs toujours plus précis d’aide à la décision ». En les soulageant de ces activités, les machines permettent aux employés de se recentrer sur des tâches nécessitant leurs capacités. 

Au final, selon l’organisation internationale de robotique, « en dépit des peurs diffusées dans les articles de presse, il n’existe pas de preuve concrète que l’automatisation a un impact différent sur le travail que les précédentes vagues de technologie lors des siècles passés avec un mélange de suppressions d’emplois, de créations d’emplois et de transformation du travail ».

Pour plus d’informations sur le marché de la robotique en France, les principaux secteurs touchés par celle-ci ou son avancée dans le monde, nous vous invitons à consulter les liens.

Rédacteur Cinéma - Jeune passionné du septième art, je partage mon avis sur diverses œuvres et débat de l'actualité cinématographique.

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