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IFA 2026 : Roborock présente le Saros Rover, le premier aspirateur robot avec des jambes

Il avait déjà fait sensation au CES en début d’année, mais l’Europe ne l’avait encore jamais vu en vrai. Le Roborock Saros Rover débarque enfin à Berlin, et il ne ressemble à aucun autre robot du salon. Sa particularité tient à une architecture inédite qui combine des jambes et des roues, une première mondiale sur ce segment.

Une mobilité qui s’inspire de l’humain

Le principe surprend au premier regard. Le robot lève et abaisse ses jambes de façon indépendante. Il fait de petits bonds, et franchit pentes comme obstacles avec une agilité que Roborock compare volontiers à celle d’un être humain.

Les jambes articulées du Roborock Saros Rover face à une marche

Autant dire qu’on est loin du robot aspirateur qui se bloque sur un tapis un peu épais. D’ailleurs, la démonstration sur le stand se passe de commentaire : le Rover monte et descend le même escalier sans jamais trébucher, tandis qu’à côté de lui, d’autres robots aspirateurs plus classiques se cantonnent au rez-de-chaussée. Le Rover appartient visiblement à une autre catégorie. Cette architecture le sort clairement du terrain de jeu habituel des robots ménagers.

Roborock Saros Rover sur une marche à côté d'un aspirateur robot classique

Le Roborock Saros Rover monte les escaliers

C’est là que ça devient vraiment intéressant. Le robot nettoie les escaliers marche par marche, puis passe d’un étage à l’autre sans aucune intervention de votre part. Grâce à ses capteurs de mouvement et à une analyse spatiale en 3D, il comprend la configuration des lieux et adapte son parcours en conséquence.

Capteurs et jambe articulée du Roborock Saros Rover en démonstration

Roborock le dit lui-même, cette approche change la nature même du produit. L’aspirateur robot cesse d’être un appareil cantonné aux sols d’un seul niveau, souvent le rez-de-chaussée, pour devenir une solution capable de couvrir une maison entière, escaliers compris.

On se pose quelques questions

Voir le Rover grimper deux marches sur un stand impressionne, mais une maison réelle pose des problèmes autrement plus retors. Prenons un pavillon avec un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage. Un robot placé au rez-de-chaussée va-t-il cartographier trois niveaux distincts et savoir lequel il nettoie ? La question du gabarit des marches revient tout aussi vite, puisque leur hauteur, leur profondeur et leur revêtement varient énormément d’une maison à l’autre. Quant aux escaliers en colimaçon, avec leurs marches dissymétriques, on aimerait beaucoup voir la démonstration. Reste enfin l’angoisse évidente : que se passe-t-il si l’appareil rate son appui à mi-hauteur, et à quel point Roborock a sécurisé la descente ?

Pour l’instant, je classerais le Saros Rover dans la catégorie des produits vitrines, ceux qu’on admire au salon sans vraiment les imaginer chez soi demain matin. Une chose est pourtant sûre : il ouvre une voie que la concurrence ne laissera pas vide bien longtemps. Je m’attends à croiser d’autres robots à jambes dans les allées des prochains salons. Et pour le Saros Rover, je ne demande qu’à en voir plus.

Photo de Leo Llopis

Leo Llopis

Passionné de hardware et de nouvelles technologies, je passe souvent des après-midis ensoleillés à démonter, tester, comparer et faire planter mon PC avant de tout remonter. J’aime bidouiller les composants, optimiser les performances. En parallèle de ça je suis développeur, j'aime aussi beaucoup programmer, du moins, jusqu’à ce qu’il faille vraiment s’y mettre. Bref, ici, on monte des PC sans ranger les câbles et on expérimente des réglages d’overclocking aux résultats douteux !

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