Intel Core Ultra 200S Plus et 200HX Plus : Intel muscle ses puces pour le desktop et les laptops gaming

Intel élargit sa gamme Core Ultra 200 avec deux nouvelles déclinaisons estampillées Plus. La marque vise ici les profils les plus exigeants, aussi bien sur PC fixe que sur laptop gaming. D’un côté, les Core Ultra 200S Plus viennent renforcer l’offre desktop avec davantage de cœurs, une interconnexion revue et une mémoire plus rapide. De l’autre, les Core Ultra 200HX Plus s’attaquent au très haut de gamme mobile avec la même logique : pousser plus loin une plateforme déjà en place, sans repartir de zéro. Dans les deux cas, Intel met aussi en avant un nouvel outil logiciel, baptisé Intel Binary Optimization Tool, censé améliorer les performances sur certaines charges et sur certains jeux pris en charge.
Les Core Ultra 200S Plus renforcent l’offre desktop sans changer de plateforme
Sur desktop, Intel lance les Core Ultra 7 270K Plus et Core Ultra 5 250K/KF Plus. La recette est claire : plus de cœurs et une meilleure communication interne. Le Core Ultra 7 270K Plus passe ainsi à 24 cœurs avec une configuration 8P + 16E. Le Core Ultra 5 250K Plus grimpe à 18 cœurs avec 6P + 12E. Intel annonce aussi jusqu’à 900 MHz de mieux sur la fréquence die-to-die face aux 265K/KF et 245K/KF. En pratique, cela doit réduire la latence entre le CPU et le contrôleur mémoire, avec à la clé de meilleurs résultats en jeu. Surtout, ces nouvelles références restent compatibles avec les cartes mères à chipset Intel 800 déjà sur le marché.

Intel pousse aussi plus loin la partie mémoire et optimisation. Les Core Ultra 200S Plus prennent en charge la DDR5-7200, contre 6400 MT/s sur les modèles non Plus. La marque évoque aussi la compatibilité avec le profil BIOS Intel Core Ultra 200S Boost, avec une prise en charge sous garantie de l’overclocking mémoire jusqu’à 8 000 MT/s. À cela s’ajoute un support précoce de la mémoire 4-Rank CUDIMM, avec jusqu’à 128 Go par module sur certaines cartes mères. Côté performances, Intel revendique jusqu’à 15 % de mieux en moyenne sur 38 jeux face au Core Ultra 7 265K, ainsi qu’un gain pouvant monter à 103 % en multithread face à des processeurs concurrents de même segment. Les ventes débuteront le 26 mars 2026, avec des prix de départ annoncés à 299 dollars pour le 270K Plus et 199 dollars pour le 250K Plus.
Les Core Ultra 200HX Plus veulent tirer davantage des laptops gaming haut de gamme
Sur portable, Intel dégaine les Core Ultra 9 290HX Plus et Core Ultra 7 270HX Plus. Le premier conserve une configuration 24 cœurs et 24 threads en 8P + 16E, avec une fréquence maximale de 5,5 GHz. Le second repose sur 20 cœurs et 20 threads en 8P + 12E, avec un boost à 5,3 GHz. Là encore, Intel met en avant un gain de 900 MHz sur la fréquence die-to-die. La plateforme conserve les architectures Lion Cove côté P-Cores et Skymont côté E-Cores, un NPU de 13 TOPS, jusqu’à 36 Mo de cache L3 partagé, la DDR5-6400, le Thunderbolt 4 intégré et la possibilité de gérer du Thunderbolt 5 de façon discrète selon les machines. Intel mentionne aussi le Wi-Fi 6E intégré et une compatibilité Wi-Fi 7 selon les configurations OEM.

Le discours d’Intel repose ici sur des gains mesurés, mais bien réels sur le haut de gamme. La marque annonce jusqu’à 8 % de mieux en moyenne dans 32 jeux en 1080p High face au Core Ultra 9 285HX, lorsque le Binary Optimization Tool est actif sur les titres compatibles. Par rapport à un Core i9-12900HX vieux de quatre ans, Intel avance un bond moyen de 62 % en jeu. En création et productivité, les écarts face au 285HX restent plus contenus, avec jusqu’à 7 % en mono-cœur, 3 à 5 % sur plusieurs usages créatifs, et jusqu’à 6 % sur la bureautique. Ces nouvelles puces seront proposées à partir du 17 mars 2026 chez plusieurs partenaires, dans des machines signées notamment Acer, Alienware, ASUS, MSI, Razer ou encore Lenovo Legion.
Ce qu’il faut retenir
Avec cette gamme Plus, Intel ne change pas de cap, mais affine clairement son offensive. Sur desktop, le vrai intérêt se situe dans la montée du multithread, le travail sur la latence et la mémoire plus rapide, tout en conservant la plateforme existante. Sur laptop, l’objectif est surtout d’extraire davantage de performances d’une base déjà connue, avec un accent particulier sur le gaming haut de gamme. Dans les deux cas, Intel place son Binary Optimization Tool au centre du message, ce qui montre aussi que le gain ne viendra plus seulement du silicium, mais de plus en plus de la couche logicielle. Reste maintenant à voir ce que donneront ces promesses dans les tests indépendants, surtout face à la concurrence directe et aux prix finaux des machines.



