PS Vita : Chronique d’un flop

La Playstation Vita est, il faut être honnête, un des plus gros flops de cette année, avec des ventes vraiment ridicules et une PSP qui se vend jusqu’à trois fois mieux au Japon. Gros flop d’autant plus que l’engouement autour de cette console a été presque démentiel, et j’ai d’ailleurs été le premier a en devenir presque amoureux lors de sa présentation. Si, sur le papier, la petite Vita paraissait avoir un destin tout tracé, certains facteurs ont rendu celui ci pour le moins tragique…

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Il y a de cela peut être deux ans, Sony présentait la NGP (Next Generation Portable), une console qui promettait monts et merveilles, à l’heure où la petite PSP résistait tant bien que mal à l’envahisseur qu’était la DS de Nintendo, raflant tout sur son passage, ainsi que les smartphones qui proposaient d’excellents jeux à des prix dérisoires. Mais la marque paraissait pouvoir révolutionner le monde des jeux vidéos avec une portable techniquement au niveau d’une PS3 qui nous permettrait une expérience vidéo-ludique pour les vrais gamers, digne d’une console de salon. Et, je dois l’admettre, j’ai vraiment cru à cette possibilité et je bavais rien qu’à l’idée d’avoir une console de salon dans le creux de ma main.

Les nouvelles à son sujet ont ensuite été plus restreintes, jusqu’à presque l’oublier, jusqu’à ce que le projet devienne totalement réel et crédible et que le nom de PS Vita fasse surface, bien moins sexy que NGP je vous l’accorde. Mais pour autant, tout paraissait être au niveau de nos attentes; les caractéristiques techniques étaient époustouflantes, l’écran tactile, les licences promises étaient grandioses et les commandes très proches d’une manette de PS3. Sony en rajouta d’ailleurs une couche en nous promettant la possibilité de commencer une partie dans son salon sur un jeu et de la terminer sur sa portable, comme si de rien n’était. Jouissif.

Puis le temps passe et les choses se concrétisent. Le Line-up se forme, de gros titres font déjà chavirer mon coeur (Uncharted, Wipeout, etc…) et le prix me parait totalement abordable: 249€ prix de départ, alors que je m’attendais à bien pire à la vue des caractéristiques techniques de la bête.

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Mois de février, beaucoup hésitent, je craque sans regret, une Vita, Uncharted, Wipeout et Fifa, le tout accompagné d’une carte mémoire: le total est proche des 400€, bien loin du prix d’accroche. Je déballe la bestiole, elle me parait de bonne qualité, tout semble comme je l’attendais mais petit à petit, mes rêves se voient fracassés contre le mur qu’est la réalité: les sticks sont ridiculement petits et non cliquables, les boutons minuscules et les gachettes ne sont qu’au nombre de deux, je suis donc encore loin d’une véritable manette. Certes Uncharted est magnifique, Fifa de même, mais je me rends tout de suite compte que le niveau d’une PS3 n’est pas encore égalé. Pourtant, Wipeout me prouve le contraire et je m’amuse à jouer avec les deux consoles en même temps, dans l’espoir que les développeurs en prennent de la graine et que les prochaines grosses licences ne me déçoivent pas. Quelques semaines puis arrivent les premiers résultats: près d’un million de ventes dans le monde, le chiffre est bon, voire même encourageant, mais les gens sont mitigés quant au succès de la Vita, à cause d’un prix jugé excessif pour la plupart des joueurs.

Puis le temps passe, je me lasse vite de mes trois jeux et aucun bon titre ne sort, je finis par ranger ma portable dans un placard qui prend vite la poussière. Puis quelques grosses licences sont dévoilées mais voilà : le bide total ! Resistance, pourtant des jeux excellents sur PS3, a ici été développé lamentablement par un studio tiers, et il en va de même pour Call Of Duty BOII pour Vita. Seul Assassin’s Creed remonte la pente, tout en restant loin du niveau d’une console de salon. Je décide donc de la revendre, déçu d’avoir dépensé autant pour si peu.

Finalement, la Vita n’a pas réussi à la fois à conquérir un grand public qui n’a pour vision de la portable qu’une console familiale et peu chère, tout le contraire de la nouvelle Playstation de Sony, et à la fois le marché de niche que visait la marque : les gros gamers, tels que moi même, n’ayant pas trouvé au final ce qu’ils cherchaient, une console portable au niveau d’une console de salon. Ajoutez à cela un prix trop élevé et des licences stars développées avec les pieds (le Call of Duty pour Vita est un très bon exemple) et vous obtiendrez alors le flop phénoménal qu’est la PS Vita.

La PS Vita est donc bien loin d’être le succès commercial attendu. Certes ses capacités techniques sont du jamais vu pour une portable, mais l’innovation apportée et les besoins des consommateurs ne sont peut être pas faits pour aller l’un avec l’autre, ce qui explique que Sony n’a pas fait mouche et doit même essayer de rentabiliser recherche et développement par tous les moyens possibles, entre autre en bradant au maximum le prix de sa console.

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4 Comments

  1. Alex Reply

    Excellent article !
    Je pense que la PS Vita a laissé entrevoir une éclairci avec la sorti d’AC. J’espère qu’a l’avenir, d’autre licence sortiront des jeux complément de ce sur console, qui ne soit pas trop mauvais (Je fixe du regard COD pour Vita…). Si cela se réalise, et que le tout est accompagné de prix plus intéressant, et un store possédant des jeux virtuel plus intéressant, la PS Vita pourra alors remonter la pente et prendre la place qui lui est dût !

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