Test – Écran gaming Alienware AW3226DM : grand format, dalle en demi-teinte

Le 27 pouces est devenu le nouveau standard du gaming. Il a détrôné le 24 pouces, et beaucoup s’en contentent très bien. Alienware pousse le curseur plus loin avec l’AW3226DM, un grand 31,5 pouces incurvé. Au menu : une dalle VA en QHD, 240 Hz et une courbure 1500R, le tout autour de 279 €. Sur le papier, c’est beaucoup d’écran pour peu d’argent. J’ai branché la sonde et joué dessus pendant plusieurs jours. Reste à savoir si la taille suffit à faire un bon achat. Ou si le choix du VA vient tout gâcher.
Notre avis en bref sur l’Alienware AW3226DM
L’Alienware AW3226DM est un bon écran de jeu, sans être une référence. On en a beaucoup pour son argent. La diagonale de 31,5 pouces impressionne, la fluidité en jeu est franche, et la finition sent le vrai Alienware. La dalle VA affiche un contraste correct et de belles couleurs vives. Mais elle reste une dalle VA. Mes mesures confirment une image juste correcte. On y voit une dérive de couleurs sortie de boîte, et un HDR de façade. À 279 €, le rapport taille-prix est imbattable. La qualité d’image, elle, joue en deuxième division. Je lui mets un 7,5/10.
- Alienware 32 240Hz Gaming Monitor – AW3226DM
Déballage : un 32 pouces qui remplit le bureau
La première chose qui frappe, c’est la taille. On sort un écran immense de la boîte. À 31,5 pouces, il domine tout le bureau, bien plus qu’un 27 pouces classique. Le montage se fait sans outil, en une minute. Le pied vient se clipser, la dalle se pose, et voilà. La courbure 1500R saute aux yeux dès l’allumage. Elle enveloppe un peu le regard, sans jamais déformer l’image.


Reste que cette taille se mérite. L’écran a besoin de recul pour être confortable. Trop près, on tourne la tête pour lire les bords. Sur un bureau peu profond, ça devient vite gênant. Il faut aussi de la place en largeur, car l’engin est massif. Pour ma part, je reste convaincu qu’un bon 27 pouces suffit à la plupart des joueurs. Ce grand format s’adresse d’abord à ceux qui veulent de l’immersion avant tout.
Design et ergonomie : du Alienware, jusqu’au pied
Le design ne triche pas sur l’origine. On reconnaît la patte Alienware au premier coup d’œil. Le dos soigné reprend les courbes des portables de la gamme. La petite tête d’alien rétroéclairée apporte une touche gaming sans en faire trop. Face au mur, elle éclaire juste ce qu’il faut. Les finitions sont sérieuses, le plastique ne craque pas. Pour un écran à moins de 300 €, la présentation flatte l’œil.




L’ergonomie est plus chiche. Le pied se contente de 110 mm de réglage en hauteur et de 26° d’inclinaison. Pas de rotation à gauche ou à droite, pas de pivot vertical. On oriente donc l’écran une bonne fois, puis on n’y touche plus. La base reste stable et n’occupe pas trop de place. Un support VESA prend le relais si l’on veut un bras. Rien de grave, mais on sent le poste de dépense contenu sur ce point.
Connectique : tout, sauf le son
Côté branchements, l’essentiel répond présent. On trouve un DisplayPort 1.4 et deux HDMI 2.1. Bonne surprise : les 240 Hz passent sur les trois entrées, pas seulement sur le DisplayPort. On peut donc brancher un PC et une console sans perdre la fluidité. Un petit hub USB complète le tout, avec une prise amont et deux ports en aval. De quoi relier une souris et un clavier au dos de l’écran.

Deux absences se remarquent quand même. Il y a bien un port USB-C, mais il se limite à des données et à 15 W. Il n’affiche pas d’image et ne recharge pas un portable. Surtout, l’écran n’a aucun son. Pas de haut-parleurs, et pas même une prise casque. Il faut donc passer par la sortie audio du PC ou un casque en USB. Pour un usage de bureau, ce détail peut vite agacer.
Qualité d’image : ce que dit la sonde
Commençons par le bon. La dalle couvre 99,9 % de l’espace sRGB et 94,4 % du DCI-P3. C’est large, et les couleurs claquent vraiment à l’écran. Le rouge et le vert ressortent avec de l’éclat. Le contraste, mesuré autour de 2 450:1, reste dans le haut du panier pour du VA. Les noirs paraissent donc plus profonds que sur une dalle IPS. La luminosité grimpe haut, au-delà de 600 nits en pointe. Sur ce terrain, le VA fait le travail, et bien.

Vient ensuite la nuance. Sortie de boîte, l’image manque de justesse. Le gamma mesuré tombe à 2,04, contre 2,2 visé. Les tons moyens ressortent donc un peu délavés. Le point blanc pointe à 6 658 K, à peine plus froid que la cible D65. Rien de dramatique, mais l’ensemble demande un réglage pour être vraiment propre.

La fidélité des couleurs le confirme. Sur la mire ColorChecker, l’écart moyen atteint 4,3 en ΔE2000. Plusieurs teintes dépassent le seuil de 5, visible à l’œil exercé. C’est le lot des dalles gaming non calibrées. Pour jouer ou regarder une série, ça passe très bien. Pour du travail photo sérieux, il faudra sortir la sonde. À ce tarif, on ne va pas bouder ce beau punch visuel.

HDR et gaming : la vitesse d’abord
C’est en jeu que l’écran prend son envol. Les 240 Hz offrent une fluidité franche et un vrai confort. Sur un FPS comme Valorant, le suivi des cibles devient limpide. Le FreeSync Premium et l’AdaptiveSync gomment les déchirures d’image. La grande dalle et la courbure ajoutent une belle dose d’immersion. Pour du jeu rapide, l’AW3226DM répond vraiment présent.

Le HDR, lui, reste un argument marketing. Le label DisplayHDR 400 et la mention Dolby Vision font joli sur la fiche. Dans les faits, l’écran plafonne autour de 475 nits. Il dépasse bien le seuil des 400 nits, et le tient sur toute la surface. Mais sans vraie gestion locale de la lumière, il écrête tout ce qui monte plus haut. On active donc le HDR pour la forme, sans transformation du rendu. C’est un HDR de compatibilité, pas un HDR spectacle.

Le vrai point faible : pourquoi une dalle VA ?
Soyons honnêtes sur le fond. Mon vrai regret ne tient pas à l’écran lui-même, mais à son choix de dalle. Le VA reste une technologie LCD classique. Il fait le job, sans jamais surprendre. Or le marché bouge très vite en ce moment. Les premiers 27 pouces OLED arrivent autour de 400 €. Pour un peu plus cher, on change de monde.
Car l’OLED met une vraie claque à tout ce qui repose sur du LCD. Les noirs sont parfaits, la réactivité instantanée, les couleurs bien plus riches. Face à ça, un grand VA peut sembler daté, malgré sa taille. Aller chercher un si grand écran, mais pas la meilleure image, me laisse un goût d’inachevé. Tout dépend de ce qu’on cherche. Qui veut de la surface pour pas cher sera comblé. Qui vise la qualité d’image regardera plutôt du côté de l’OLED.
Conclusion : que vaut l’Alienware AW3226DM ?
L’Alienware AW3226DM tient une promesse simple : beaucoup d’écran pour un petit prix. On profite d’un immense 31,5 pouces incurvé, fluide et bien fini. En jeu, les 240 Hz et le FreeSync font mouche. Le contraste VA et les couleurs vives assurent un rendu flatteur au quotidien. Pour qui rêve d’un grand format sans se ruiner, c’est une belle porte d’entrée.
Reste à assumer ses limites. La dalle VA plafonne en fidélité, le HDR ne suit pas, et l’audio manque à l’appel. À 279 €, on pardonne beaucoup, tant l’offre est généreuse en pouces. Mais avec l’OLED qui se démocratise, la vraie question devient celle du choix. Ce Alienware vise la taille avant la finesse d’image. À vous de voir ce qui compte le plus pour votre setup.
- Alienware 32 240Hz Gaming Monitor – AW3226DM
Test du Alienware AW3226DM 279€
L'avis de la rédaction
L’Alienware AW3226DM offre un maximum de diagonale pour un minimum de budget. Ses 31,5 pouces incurvés et ses 240 Hz régalent en jeu, et la finition reste soignée. La dalle VA assure un bon contraste, mais mes mesures pointent une fidélité couleur moyenne et un HDR de façade. L’absence totale de son surprend aussi. À 279 €, il séduira les amateurs de grand format plus que les puristes de l’image.
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Réactivité et gaming - 8.5/10
8.5/10
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Qualité d'image (dalle VA) - 6.5/10
6.5/10
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Design et ergonomie - 7/10
7/10
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Rapport qualité-prix - 8/10
8/10
Globalement
Pour
- Immense dalle 31,5 pouces
- 240 Hz fluides sur toutes les entrées
- Contraste VA et couleurs vives
- Finition Alienware soignée
- Rapport taille-prix imbattable
Contre
- Fidélité couleur moyenne
- HDR de façade
- Aucun son, ni casque
- Pied peu réglable


