Test – Mini-PC HP Z2 Mini G1a : 128 Go de RAM pour héberger l’IA à la maison

L’IA en local n’est plus un fantasme de bricoleur. Faire tourner un grand modèle de langage chez soi devient un vrai sujet. L’enjeu est simple. On veut du calcul à la maison, sans dépendre d’un abonnement mensuel ni envoyer ses données ailleurs. Un abonnement pro à 200 dollars par mois, c’est 2 400 dollars par an. Sur plusieurs années, une machine dédiée peut donc se défendre. Le HP Z2 Mini G1a vise exactement ce créneau. Il embarque un Ryzen AI Max+ PRO 395 et surtout 128 Go de mémoire unifiée. J’ai posé cette petite boîte dans une armoire, et je m’en suis servi comme d’un serveur d’IA maison. Reste à savoir si ce format tient ses promesses, et à quel prix.
Notre avis en bref sur le HP Z2 Mini G1a
Le HP Z2 Mini G1a est un excellent mini-PC pour l’IA locale. Ses 128 Go de mémoire unifiée changent tout. Ils laissent charger des modèles énormes, jusqu’à 120 milliards de paramètres, là où une carte graphique classique cale. Le processeur est costaud en bureautique, et la machine reste très sobre au repos. Le format compact et le silence en font un serveur maison idéal. En face, le GPU intégré reste modeste pour le jeu ou la 3D lourde. Le tarif, autour de 3 500 €, demande aussi un vrai projet derrière. Ce n’est pas un PC pour tout le monde. Mais pour l’IA à demeure, c’est une réussite. Je lui mets un solide 8,5/10.
Un mini-PC qui tient dans une boîte à café
Le Z2 Mini G1a impressionne d’abord par sa taille. On tient tout le PC dans une main. Le boîtier dépasse à peine le volume d’un gros livre, autour de 1,7 litre. La face reprend une grille en losange très travaillée, avec le logo HP et un petit badge Z. La finition est sérieuse, mate et sobre. On sent le matériel pro, pas le gadget. Posé debout ou couché, il se fait vite oublier dans un coin du bureau.




La connectique surprend pour un si petit format. À l’arrière, on trouve un port Ethernet RJ45, quatre USB-A, deux USB-C rapides et deux sorties DisplayPort. L’alimentation passe par un bloc externe de 300 W et une prise secteur classique. C’est largement assez pour brancher plusieurs écrans, du stockage et le réseau. Dans mon cas, je n’ai gardé que le câble réseau et l’alimentation. Tout le reste se pilote à distance. Ce petit boîtier remplace sans peine une tour bien plus encombrante.
Unboxing et usage en mode serveur
Le déballage reste simple et carré. On retrouve le PC bien protégé, un cordon d’alimentation et un sachet d’accessoires. HP fournit même un clavier et une souris filaires. Rien de luxueux, mais tout est là pour démarrer. C’est appréciable sur une machine de ce prix. On branche, on allume, et Windows 11 Pro se lance sans histoire.



Je n’ai pas utilisé ce PC comme un poste de travail classique. Je l’ai installé dans une armoire, sans écran ni clavier au quotidien. La machine tourne en continu, comme un mini serveur. J’y accède par SSH pour lancer mes modèles, et par Parsec quand j’ai besoin de l’écran à distance. Ce mode « sans tête » lui va très bien. Il consomme peu, ne fait pas de bruit et reste toujours disponible. On peut bien sûr s’en servir comme d’un PC de bureau normal. Mais son vrai talent, c’est de rester allumé dans son coin.
128 Go de mémoire unifiée : la clé de l’IA locale
C’est le cœur du sujet. Le Z2 Mini G1a partage 128 Go de mémoire LPDDR5X entre le processeur et le GPU. On parle de mémoire unifiée. Le circuit graphique peut donc piocher jusqu’à 96 Go pour lui seul. Sur un PC classique, la carte graphique se limite à sa propre VRAM. Une RTX 5090, par exemple, plafonne à 32 Go. Un gros modèle de langage n’y rentre tout simplement pas.
Ici, la logique s’inverse. Comme tout le modèle tient en mémoire, on peut charger des poids très lourds. Lors de mes tests, un modèle de 120 milliards de paramètres a occupé près de 95 Go. C’est impossible à loger sur une carte à 32 Go de VRAM. Bien sûr, cette mémoire unifiée reste moins rapide qu’une vraie VRAM dédiée. On ne vise donc pas le débit maximal ni des dizaines de requêtes en parallèle. Le but, c’est d’accéder à de très gros modèles, pas de saturer la machine de tâches simultanées. Et pour ça, les 128 Go font toute la différence.
L’IA locale à l’épreuve : mes benchmarks
J’ai fait tourner une série de modèles avec Ollama, du plus léger au plus lourd. Les petits modèles filent. Un Llama 3.2 de 1 milliard de paramètres dépasse 130 tokens par seconde. Un Llama 3.1 de 8 milliards reste très confortable, autour de 40 tokens par seconde. À ce rythme, la génération va plus vite que la lecture. Pour un assistant du quotidien, c’est parfait.

Plus le modèle grossit, plus le débit baisse, logiquement. Un Qwen 2.5 de 14 milliards tourne à 23 tokens par seconde. Un Gemma 3 de 27 milliards descend vers 12. Le Llama 3.3 dense de 70 milliards, lui, rampe à 4,6 tokens par seconde. Il fonctionne, mais surtout pour des tâches de fond. La vraie surprise vient du GPT-OSS de 120 milliards. Grâce à son architecture par experts, seule une petite partie du modèle s’active à chaque token. Résultat, il génère 32 tokens par seconde, alors qu’il pèse 95 Go en mémoire. Il faut juste accepter une attente au lancement. Sur ce modèle, le premier token met près d’une minute et demie à venir.
Conso et efficacité : le nerf de la guerre
Une machine allumée en permanence doit rester sobre. Sur ce point, le Z2 Mini G1a rassure. Au repos, il se contente d’environ 20 W à la prise. C’est le niveau d’une petite ampoule. Le processeur reste autour de 38 °C, sans un bruit. Pour un serveur allumé jour et nuit, c’est idéal. La facture d’électricité ne s’envole pas.

En charge, tout dépend du modèle. Les petits modèles se contentent de 40 à 60 W. Les gros poussent la machine vers 110 à 160 W en pointe. J’ai aussi mesuré l’énergie dépensée pour 1 000 tokens générés. Là encore, l’architecture compte plus que la taille. Le GPT-OSS de 120 milliards consomme moins par token que le Gemma de 27 milliards, et bien moins que le Llama dense de 70. Autrement dit, un modèle par experts se montre plus efficace qu’un gros modèle dense. Les températures, elles, restent maîtrisées, autour de 65 à 70 °C sur les gros modèles.
CPU et bureautique : du très costaud
L’IA n’est pas le seul point fort. Le Ryzen AI Max+ PRO 395 aligne 16 cœurs Zen 5 et 32 threads. En compression 7-Zip multicœur, il dépasse 180 000 MIPS. C’est un score de vraie station de travail. Le montage vidéo, la compilation ou la virtualisation passent sans effort. Ce mini-PC n’a pas à rougir face à une tour classique.
En usage courant, la machine répond au quart de tour. Windows 11 Pro est fluide, et les 128 Go de RAM encaissent tout. On ouvre des dizaines d’onglets, plusieurs machines virtuelles et de gros fichiers sans ralentir. Le NPU intégré, annoncé à 50 TOPS, accélère aussi certaines fonctions IA de Windows. Bref, en dehors du jeu, ce PC fait presque tout, et vite. C’est un vrai couteau suisse pour créateurs et développeurs.
Le point faible : le GPU et le prix
Tout n’est pas parfait. Le circuit graphique Radeon 8060S se situe autour d’une RTX 4070 portable. C’est correct, mais pas taillé pour le jeu en 4K ou la 3D très lourde. Pour du gaming pur, on trouve mieux ailleurs, et pour moins cher. Ce n’est pas la vocation de la machine, mais il faut le savoir. La mémoire unifiée aide pour l’IA, pas pour pousser des images à fond.
L’autre bémol, c’est le tarif. Autour de 3 500 €, le Z2 Mini G1a demande un vrai budget. On paie la mémoire, le format et le côté pro. À côté, une carte RTX 5090 avec 32 Go de VRAM coûte souvent plus de 5 000 €, et ne charge même pas ces gros modèles. Le calcul reste donc favorable pour l’IA locale. Mais pour un particulier, l’investissement se réfléchit. Ce n’est pas un achat d’impulsion.
Conclusion : que vaut le HP Z2 Mini G1a ?
Le HP Z2 Mini G1a est le premier PC que je teste vraiment pensé pour l’IA locale. Et le pari est réussi. Ses 128 Go de mémoire unifiée ouvrent la porte à des modèles que la plupart des machines ne peuvent pas héberger. Le processeur est excellent, le format minuscule, et la consommation au repos très basse. En serveur maison discret, il coche presque toutes les cases. C’est une machine que l’on installe une fois, puis que l’on oublie.
Il faut simplement accepter ses limites. Le GPU reste modeste pour le jeu, et le prix vise clairement un public averti. Ce n’est pas un PC polyvalent à tout faire. C’est un outil dédié, pour qui veut faire tourner de l’IA à demeure sans abonnement. Dans ce rôle précis, il est difficile à prendre en défaut. Pour ce premier test d’une longue série, il place la barre très haut. Je lui attribue un 8,5/10.
Test du HP Z2 Mini G1a 3 499 €
L'avis de la rédaction
Le HP Z2 Mini G1a réussit son pari d’IA locale. Ses 128 Go de mémoire unifiée hébergent des modèles impossibles ailleurs, et le CPU suit sans faiblir. Le GPU limité et le tarif élevé le réservent à un public averti. Mais pour un serveur d’IA maison, sobre et silencieux, c’est une vraie réussite.
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Performances IA locale - 9.5/10
9.5/10
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Puissance CPU et bureautique - 9/10
9/10
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Format, silence et efficacité - 8.5/10
8.5/10
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Rapport qualité-prix et polyvalence - 7/10
7/10
Globalement
Pour
- 128 Go de mémoire unifiée
- Modèles jusqu’à 120 milliards
- Processeur très performant
- Format compact et silencieux
- Très sobre au repos
Contre
- GPU modeste pour le jeu
- Tarif élevé
- Débit limité en parallèle


