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Test – Mina the Hollower : Yacht Club Games réussit-il son retour ?

Après avoir marqué le jeu indépendant avec Shovel Knight, Yacht Club Games revient avec Mina the Hollower, une nouvelle licence qui troque la plateforme pour une aventure en vue de dessus fortement inspirée des grands classiques de l’ère Game Boy Color. Dès les premières minutes, le jeu évoque forcément The Legend of Zelda: Link’s Awakening, Castlevania ou encore certains épisodes rétro de la saga Zelda. Pourtant, Mina the Hollower parvient rapidement à construire sa propre identité grâce à son ambiance gothique, à ses combats exigeants et surtout à une mécanique de creusement particulièrement originale. Pour ce test, j’ai choisi d’y jouer sur Steam Deck, une machine qui semble parfaitement adaptée à ce type de production.

Mina The Hollower

Une direction artistique rétro particulièrement réussie

Dès le lancement, Mina the Hollower séduit par son identité visuelle. Le style rappelle immédiatement les jeux Game Boy Color, avec une palette volontairement limitée, des sprites détaillés et des animations très soignées. Derrière cette apparente simplicité se cache pourtant un énorme travail artistique. Chaque environnement possède sa propre ambiance, qu’il s’agisse des villages plus chaleureux, des marais inquiétants ou des donjons beaucoup plus sombres. Les décors regorgent de petits détails sans jamais devenir trop chargés, tandis que les effets de lumière apportent une touche de modernité sans dénaturer l’esthétique rétro.

Sur l’écran du Steam Deck, le résultat est superbe. Les pixels restent parfaitement nets, les couleurs ressortent très bien et l’ensemble conserve une excellente lisibilité, même lorsque plusieurs ennemis sont présents à l’écran. J’ai même trouvé le rendu plus convaincant sur la console portable de Valve que sur un grand écran, où les sprites peuvent parfois sembler un peu trop imposants. Mina the Hollower fait clairement partie de ces jeux qui semblent avoir été pensés pour une expérience nomade.

Mina The Hollower

Une ambiance sonore à la hauteur

La bande-son participe énormément à l’immersion. Les musiques alternent entre thèmes mélancoliques, compositions plus inquiétantes et morceaux beaucoup plus dynamiques lors des affrontements. Chaque zone possède sa propre identité musicale, ce qui permet de renforcer l’atmosphère générale et de rendre l’exploration encore plus agréable.

Les bruitages sont également très réussis. L’arme de Mina claque avec puissance, les ennemis possèdent tous une identité sonore facilement reconnaissable et les déplacements sous terre sont accompagnés d’effets particulièrement satisfaisants. L’ensemble rappelle les meilleurs jeux rétro tout en profitant d’une production sonore beaucoup plus moderne.

Mina The Hollower

Une aventure qui ne se contente pas de copier Zelda

L’inspiration Zelda est évidente, mais réduire Mina the Hollower à un simple clone serait une erreur. Le gameplay repose sur plusieurs mécaniques complémentaires, avec des attaques, des esquives indispensables et surtout la capacité de Mina à creuser sous terre. Cette dernière possibilité transforme complètement la manière d’explorer les environnements et d’aborder les combats.

En s’enfouissant dans le sol, Mina peut éviter certains pièges, traverser des obstacles, surprendre ses adversaires ou encore résoudre plusieurs énigmes. Très rapidement, on comprend que tout le level design a été conçu autour de cette mécanique. Les niveaux regorgent de passages secrets, de zones dissimulées et de raccourcis qui récompensent constamment la curiosité. J’ai souvent quitté le chemin principal simplement parce qu’un mur, une plateforme ou un élément du décor semblait cacher quelque chose.

Cette liberté d’exploration est l’une des plus grandes qualités du jeu. Mina the Hollower donne constamment envie d’aller voir plus loin, de revenir dans une zone précédente ou de tenter d’atteindre un passage inaccessible lors de la première visite.

Mina The Hollower

Des combats exigeants mais rarement injustes

Les combats sont plus difficiles que dans la plupart des Zelda classiques. Les ennemis frappent fort, certains disposent de patterns assez imprévisibles et les boss demandent souvent plusieurs essais avant d’être maîtrisés. L’esquive joue donc un rôle essentiel, tout comme la gestion de la distance avec le fouet.

Le jeu emprunte également quelques éléments aux Souls-like, notamment dans la nécessité d’observer les adversaires et de ne pas foncer tête baissée. Heureusement, il ne tombe jamais dans une difficulté artificielle. Chaque défaite pousse à recommencer immédiatement, car on comprend généralement très vite l’erreur commise. Les affrontements restent donc exigeants, mais ils sont aussi très gratifiants une fois les mécaniques maîtrisées.

Le système de combat gagne également en profondeur au fil de l’aventure grâce aux nouveaux équipements et aux différentes améliorations. Mina devient progressivement plus puissante, mais les ennemis évoluent eux aussi, ce qui permet de conserver une bonne tension pendant toute la progression.

Une progression particulièrement gratifiante

L’exploration est au cœur de l’expérience. Chaque nouvelle zone permet de récupérer des équipements, des améliorations ou des objets qui ouvrent de nouvelles possibilités. Certains passages restent inaccessibles lors de la première visite, ce qui encourage naturellement à revenir plus tard.

Les donjons sont bien construits et proposent un bon équilibre entre combats, énigmes et exploration. Les puzzles restent suffisamment accessibles pour ne pas bloquer la progression, mais ils demandent tout de même un peu d’observation. Le jeu évite également de multiplier les indications inutiles et laisse régulièrement le joueur découvrir lui-même la solution.

Cette approche rend l’aventure très plaisante. On progresse à son rythme, on découvre régulièrement quelque chose de nouveau et on ressent constamment cette envie d’explorer le moindre recoin. Mina the Hollower récompense les joueurs curieux sans pour autant rendre l’aventure principale trop difficile à suivre.

Une prise en main idéale sur Steam Deck

Sur Steam Deck, le jeu se montre immédiatement très agréable. Les contrôles sont parfaitement adaptés, l’interface reste lisible et aucune configuration particulière n’est nécessaire pour profiter de l’expérience. La croix directionnelle comme le stick analogique répondent parfaitement, tandis que les différents boutons tombent naturellement sous les doigts.

Après plusieurs heures de jeu, je n’ai ressenti aucune gêne particulière. Les combats restent précis, les déplacements sont fluides et la capacité de creusement s’active très facilement. Le format portable permet également de profiter du jeu pendant de courtes sessions, même s’il devient rapidement difficile de s’arrêter une fois lancé.

Des performances solides sur la console de Valve

Mina the Hollower tourne très bien sur Steam Deck. La fluidité reste stable, les temps de chargement sont courts et les ventilateurs se montrent particulièrement discrets. La consommation énergétique reste également raisonnable, ce qui permet de profiter de plusieurs heures de jeu sans devoir recharger immédiatement la console.

Pendant mon test, je n’ai rencontré aucun ralentissement majeur, aucun plantage et aucun bug bloquant. L’expérience s’est montrée fluide du début à la fin, même dans les zones les plus chargées. Pour un jeu de ce type, le Steam Deck offre clairement l’un des meilleurs supports possibles.

L’écran de la console met parfaitement en valeur le pixel art, tandis que le format portable renforce encore le côté rétro de l’expérience. C’est exactement le genre de jeu que l’on peut lancer pour quelques minutes avant de finalement y passer une bonne partie de la soirée.

Une durée de vie généreuse

L’aventure principale propose déjà une durée de vie solide, mais les joueurs qui souhaitent explorer chaque zone, découvrir tous les secrets et récupérer l’ensemble des améliorations pourront prolonger largement l’expérience. Le monde regorge de passages cachés, d’objets optionnels et de défis supplémentaires.

La progression ne repose pas uniquement sur la quête principale. Il est souvent intéressant de revenir dans les anciennes zones avec de nouvelles capacités afin de découvrir des chemins jusque-là inaccessibles. Cette structure donne une vraie richesse au jeu et renforce le plaisir de l’exploration.

Conclusion

Mina the Hollower était particulièrement attendu après le succès de Shovel Knight et Yacht Club Games réussit une nouvelle fois à proposer un jeu rétro qui ne se contente pas d’imiter les classiques. L’inspiration est évidente, mais le studio apporte suffisamment de nouvelles idées pour créer une aventure possédant sa propre personnalité.

La mécanique de creusement fonctionne parfaitement et renouvelle aussi bien l’exploration que les combats. Les donjons sont bien construits, les affrontements sont exigeants et la direction artistique est superbe. L’ambiance sonore accompagne parfaitement le tout, tandis que la progression reste gratifiante du début à la fin.

Sur Steam Deck, l’expérience est particulièrement réussie. Le jeu est fluide, agréable à prendre en main et parfaitement lisible sur l’écran de la console. Le format portable lui convient à merveille et permet de profiter de l’aventure dans les meilleures conditions.

Mina the Hollower est donc une excellente surprise et l’un des jeux indépendants à surveiller de très près. Les amateurs de Zelda, de Castlevania et d’aventures rétro devraient y trouver largement leur compte. Malgré quelques pics de difficulté et une progression parfois peu guidée, l’expérience reste passionnante et donne constamment envie d’explorer davantage.

Revue sur le jeu Mina The Hollower 20€

Résumé

Mina the Hollower est une excellente aventure rétro qui réussit à rendre hommage aux classiques tout en apportant ses propres idées. Sa mécanique de creusement renouvelle l’exploration et les combats, tandis que sa direction artistique et sa bande-son participent pleinement à son ambiance. Testé sur Steam Deck, le jeu se montre fluide, parfaitement lisible et très agréable à prendre en main. Une réussite particulièrement adaptée à la console portable de Valve.

  • Graphisme - 9/10
    9/10
  • Bande son - 9/10
    9/10
  • Jouabilité - 9/10
    9/10
  • Durée de vie - 9/10
    9/10
Globalement
9/10
9/10

Pour

  • Une direction artistique en pixel art superbe.
  • Une mécanique de creusement originale et parfaitement intégrée.
  • Une excellente bande-son.
  • Une durée de vie généreuse.

Contre

  • Quelques pics de difficulté parfois brutaux.
  • Une progression qui peut sembler peu guidée.
  • Certains retours dans les anciennes zones pourront déplaire aux joueurs les moins patients.
Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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