Hero Festival 2016 : une Saison 3 qui marquera les esprits

Le weekend du 12 au 13 novembre se tenait l’édition 2016 du Hero Festival. Véritable rassemblement de passionnés de culture geek, de mangas, de comics, de jeux vidéo, et de cosplays, l’événement avait déjà rassemblé près de 30000 personnes sur sa précédente saison! Des guests de folie, des cosplays plus beaux que jamais, le salon a mis la barre très haute cette année encore! Votre serviteur Oniclem était sur place et vous raconte tout!

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À chaque thème son ambiance

La plus grande force du Hero Festival est de proposer un univers différent à chaque geek qui sommeille en nous.

Vous aimez l’heroic fantasy, les jeux de rôle, les jeux de plateau, l’ambiance steampunk, partez pour Brocéliande et son village médiéval.

Vous êtes plutôt mangas et culture japonaise, l’univers Konoha est fait pour vous.

Votre truc c’est plutôt les comics et les super-héros, choisissez l’ambiance Krypton.

Ou alors vous êtes un gamer tombé dedans quand vous étiez petit, foncez à Ludopolis. Vous pourrez redécouvrir les jeux rétro les plus cultes, ainsi que les pépites à venir (Edge of Eternity, Le Playstation VR ou encore Watch Dogs 2).

Enfin Star Wars a aussi son village et ses fans les plus assidus. À l’instar de la saison 2, les combats au sabre laser étaient plus que jamais mis en avant grâce à l’association ASSL. Vous pouviez également découvrir comment créer votre propre R2D2 grâce à l’association R2D2 Builders.

Comme vous pouvez le constater, il y en a vraiment pour tous les goûts. C’est effectivement l’une des principales forces de ce festival qui se nourrit de l’éclectisme de la culture geek.

 

Des guests et des cosplays

On ne naît pas geek, on le devient. Cette phrase prend tout son sens à la vue des nombreux et superbes cosplayers qui arpentent les deux halls du salon.

Certains ne font qu’un avec les personnages qu’ils incarnent, mettant à nu leur passion sans limite. Après il est dommage que l’on trouve encore un peu trop de Jokers et d’Harley Quinn. Plus que l’année précédente. Fort heureusement cela ne nuit en rien à l’originalité de l’ensemble des cosplays, tous très bien réalisés.

Dans le même style, certains ont eu l’idée de mélanger le concept du cosplay avec le maquillage, pour créer le Bodypainting. Torses nus, les volontaires voient leur haut du corps et leur visage maquillés pour créer un costume de super héros. Le résultat est époustouflant, et c’est Susini Esthétique qui l’a réalisé en live, pour un show deux soirs d’affilée.

Que serait un bon salon geek sans ses guests de folie! Ici encore, la team du Hero ne s’est pas moqué de nous. Côté Brocéliande c’est le cast de la web série Noob qui était présent. Mais aussi Brigitte Lecordier, doubleuse française officielle de San Goku dans les séries Dragon Ball. Également les écrivaines Emilie Ansciaux et Sandrine Gestin. Ou bien encore Dean-Charles Chapman, alias Tommen Baratheon dans Game of Thrones.

La scène Konoha avait pour elle le youtubeur Kevin Tran (alias Le Rire Jaune) venu dédicacer son premier manga. Le dessinateur Alexis Tallone présentait quant à lui son propre manga Golem.

La scène Krypton a accueilli le samedi un acteur de choix : Alexander Ludwig. Vous le connaissez sûrement sous les traits de Bjorn dans Vikings, ou de Cato dans le premier volet des Hungers Games. Mais il y avait aussi Peter Roy, Brian Wheeler et Paul Markham (Star Wars IV, V et VI) et Andrew Lawden (Star Wars I). Mr Garcin, le célèbre dessinateur de comics, ayant travaillé aussi bien pour Marvel que pour DC, faisait également partie des exposants.

Enfin, côté Ludopolis, les fans ont reconnu le pétillant Marcus, le streameur DominGo, ou encore la championne Kayane venue mettre quelques marrons sur Street Fighter IV.

 

Le Hero Festival et ses rencontres inoubliables

J’ai eu la chance et l’immense plaisir d’interviewer quelque uns des invités les plus marquants :

Sandrine Gestin, l’écrivaine fantasy dont le talent n’est plus à prouver

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Ayant commencé l’illustration depuis son plus jeune âge, Sandrine Gestin développe son art au fil des années. S’inspirant des livres qui l’ont marqué étant jeune tels que le Seigneur des Anneaux ou L’enfant contre la nuit, elle écrit ses deux premiers romans en 2006 : La petite faiseuse et Le Carnet de croquis.

Puis tout s’accélère. Sandrine se met à illustrer des encyclopédies, des calendriers, des livres pour enfants et des couvertures de livres, tout en continuant à écrire des romans. Sur le salon du Hero Festival, elle dédicaçait ses trois derniers livres : La légende des Dames de Brocéliande, Merveilles et légendes des Fées, et Merveilles et légendes du Petit peuple.

Lors de notre rencontre, l’écrivaine m’avoue être très à l’aise pour écrire la nuit, avec des textes qui viennent toujours avant les illustrations. Sandrine Gestin trouve l’inspiration dans la spiritualité. « L’humanité a besoin de bulles de rêve » me confie-t-elle. Le rêve transparaît dans ses œuvres, offrant au lecteur une beauté visuelle sublimant des textes qui nous transportent. Il y est fait l’éloge du lien entre les éléments et la matière, du respect de la nature, tout en restant dans de la fantasy et l’aventure.

Concernant ses projets futurs, Sandrine Gestin est actuellement sur un roman d’amour, qu’elle va illustrer elle-même. Et lorsqu’on lui demande des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans l’écriture, elle leur prodigue le plus simple mais le plus juste. « L’important c’est de ne pas avoir peur de ce que vous écrivez, ce doit être de vous. Il est normal de douter, mais ne cherchez pas à tout prix à plaire à tout le monde. Écrivez quelque chose qui vient de vous, sans vous soucier de ce que vont penser les autres. »

 

Alexander Ludwig, le viking le plus cool d’Hollywood

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Son visage vous est forcément familier. Du moins si vous êtes un aficionados de la série Vikings, ou que vous avez vu Du Sang et des larmes ou Hunger Games. À seulement 24 ans, Alexander Ludwig cumule trois passions : la musique, le mannequinat et le cinéma.

Spontané, sympathique, et non dénué d’humour, le jeune acteur revient durant notre courte interview sur ses débuts d’acteur. Il débute sa carrière en 2001 avec une publicité pour Harry Potter, avant de tourner dans un premier long métrage Les Portes du temps en 2007.

L’acteur a un projet futur où il sera (enfin) le héros principal, mais ne peut pas donner d’informations pour le moment. Il termine en prodiguant de précieux conseils à ceux qui seraient attirés par le cinéma et le métier d’acteur. « Le plus important c’est de vous donner à fond dans ce que vous faites. Si c’est réellement être acteur que vous voulez, alors foncez et faites tout ce que vous pouvez pour y arriver. Ça payera. »

 

Emilie Ansciaux, Chris Weyer et Brigitte Lecordier : la triforce de la BD pour enfants

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La rencontre qui suit est loin d’être la moins passionnante, puisqu’il s’agit de trois personnes extrêmement talentueuses dans leurs domaines respectifs.

Emilie Ansciaux, scientifique mais aussi et surtout écrivaine, fait ses débuts d’auteur en 2013 avec le premier tome d’Eclipsis. Pour le Hero Festival, elle choisit de présenter et dédicacer son dernier livre Doudou le petit dragon qui voulait lire. Il s’agit en réalité d’une bande dessinée destinée aux enfants qui commencent à apprendre à lire, à l’instar du petit héros de l’œuvre.

Chris Weyer, cosplayer, sculpteur, et sosie parfait de Wolverine (version Hugh Jackman), est l’illustrateur de la bande dessinée Doudou. D’abord découvert, pour l’anecdote, suite à un mail de réclamation envoyé à Paris Manga, Chris a fait du cosplay son métier, jouant sur sa ressemblance avec le X-men et son physique d’athlète. Mais il nous prouve ici que notre Wolvy national ne sait pas seulement jouer des griffes, mais est aussi très habile le crayon à la main.

Enfin Brigitte Lecordier s’est occupée de raconter l’histoire de Doudou sur un CD disponible avec la BD. On ne la présente plus, si comme beaucoup vous avez été bercés par chaque nouvel épisode des séries Dragon Ball, vous la connaissez forcément. Doublure française officielle de Son Goku dans sa version jeune, elle reviendra dans la nouvelle série Dragon Ball Super. À l’avenir elle prêtera également sa voix dans Petit Ours Brun, Oui Oui, et les Mini Justiciers.

Pour finir nos trois artistes planchent actuellement sur un tome 2 des aventures de Doudou. Ils ne seraient pas contre une adaptation en série animée si le succès est au rendez-vous. On ne peut que l’espérer pour eux.

 

Marcus, le pionnier du journalisme vidéo-ludique

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Le fantastique Marc Lacombe, alias Marcus, était présent à Ludopolis. Tous ceux qui suivent l’actualité gaming depuis ces 10 dernières années l’ont forcément déjà vu sur Game One, ou encore Jeux Actu, pour ne citer que ces sites. Désormais c’est principalement grâce à son émission Super Marcus World qu’il est visible sur la toile.

Celui que l’on considère comme l’un des pionniers du journalisme gaming est comme dans ses émissions. En effet il est drôle, accessible, et n’hésite pas à dire ce qu’il pense. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de l’état de la presse vidéo-ludique aujourd’hui, il répond sans détour. « Le milieu a changé, car l’information pure tout le monde est capable de l’avoir aujourd’hui et de la diffuser. Je trouve dommage que les gens suivent davantage des youtubeurs plutôt que des professionnels. Ils ont l’ancienneté et la culture nécessaire pour renseigner les joueurs. »

Enfin concernant l’état du jeu vidéo en lui-même, Marcus avoue être très fan du Playstation VR. « La réalité virtuelle c’est l’avenir! » me dit-il. Il ajoute avec humour : « le seul problème c’est qu’il va y avoir des morts. Jouer à un jeu d’horreur en VR risque de faire quelques crises cardiaques ». Aux vues des premiers retours que l’on avait eu sur Resident Evil 7 en VR, on aurait tendance à lui donner raison. Mais bien sûr on n’est pas des monstres et on espère que ça n’arrivera pas.

 

Ce qu’il faut retenir de cette 3e édition

Tout d’abord ce qu’il y a de marquant dans un festival comme le Hero, c’est qu’à chaque détour, chaque échoppe, chaque coup d’œil, rien ne déçoit. On ne peut que féliciter le juste équilibre entre le nombre d’exposants passionnés et de commerces. Un peu moins bien respecté avec la Japan Expo par exemple. Effectivement les seconds tendent de plus en plus à prendre le pas sur les premiers.

De ce fait, on ne prend pas une demi journée pour faire le tour des lieux. Tout est renouvelé, la grande scène proposant sans cesse de nouvelles conférences. Ainsi les guests se succèdent et sont accessibles.

À titre personnel je garde plus que jamais une admiration pour Marcus, pour qui j’avais déjà une haute estime. Il est ce qu’on peut appeler sans demi mesure un passionné, un vrai. Pour l’anecdote, il a accepté de faire l’interview à 21h (heure de fermeture du salon) en ayant passé la journée à signer des dédicaces et sans avoir dormi la veille. Autant dire que le geste est à saluer, surtout pour recevoir des blogueurs amateurs. Mille mercis à lui.

Mon coup de cœur revient sûrement à Sandrine Gestin dont la gentillesse, la sagesse et la bienveillance ont fait écho dans mon âme de rédacteur. Je ne peux que trop vous conseiller de jeter un œil à ses œuvres. Ne serait ce que pour les illustrations, esthétiquement somptueuses. Un grand moment partagé avec cette grande écrivaine, à qui j’espère le meilleur pour l’avenir.

Outre les guests rencontrés, il y a bien évidemment un paquet d’exposants et de commerçants passionnés qui méritent vraiment qu’on s’intéresse à eux. En voici quelque uns : I Kamiko et ses œuvres vestimentaires conçues dans la pure tradition nippone. Egalement Les Nains génieurs talentueux artisans du cuir. Mais aussi L’Atelier des Flammes noires et ses répliques d’armes et d’objets de la culture steampunk. Destination Toys la boutique où vous trouverez de vrais perles rares à des prix très abordables. Enfin L’Auberge des légendes et sa roulotte au trésor où vous attendent des livres oniriques et poétiques.

Pour finir j’aimerais remercier toute l’équipe organisatrice et plus particulièrement Cécile Estenne, notre super attachée de presse de l’événement. Ainsi que ses deux formidables assistants Morgane Aubert et Alexandre Maigre, pour le travail colossal abattu durant ces deux journées. Vous nous avez gâtés, et j’aimerais vous dire un immense merci!

Enfin j’ai eu la chance de rencontrer des blogueurs et une équipe presse bénévole tout simplement adorables. J’aimerais faire une dédicace très spéciale à Jean-Philippe de Bunny Movies. Également à Lisa alias la Geek en rose. Aussi à Clément de Shawn Production. À Florent d’Oniri et Ma Culture Geek. Et enfin à Johan et Seb d’Amicalement Geek. D’ailleurs c’est avec les trois derniers cités que nous avons formé un quatuor du tonnerre durant ces deux journées mémorables. Si certaines photos de la galerie sont bel et bien de moi, beaucoup d’autres sont à leur crédit. En effet nous avons décidé de collaborer afin de garantir un meilleur travail et de meilleures retombées sur nos interviews. Et je vous encourage chaudement à aller jeter un œil aux retours de tous ces blogueurs fantastiques.

Pour conclure, sachez que pour tous ceux qui auraient manqué le coche, rien n’est perdu. Vous pouvez vous rattraper les 6 et 7 mai 2017 au parc expo Alpexpo de Grenoble! Vous ne le regretterez pas.



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One Response

  1. La Geek En Rose

    Ahhhh la bonne lecture qui fait du bien de bon matin. Ton article est super bien écrit Clem 😉 il est fluide et on a envie de le lire jusqu’au bout. Gros merci pour m’avoir citée ainsi que tous les autres membres de la team presse. Il me tarde Grenoble.

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