ASUS Zenni Claw : l’IA agentive accessible en bêta gratuite, mais pas sans contrepartie

Vous rêvez d’une intelligence artificielle qui gère vos tâches du quotidien sans passer par du jargon de prompt engineer ? ASUS pense avoir la réponse. La marque taïwanaise lance Zenni Claw, un assistant IA agentif, en version bêta gratuite sur une sélection de ses ordinateurs. L’ambition affichée est simple : rendre l’IA agentive accessible à tout le monde, sans configuration complexe. Reste à voir si la promesse tient une fois qu’on gratte le vernis.
Ce que fait Zenni Claw
Zenni Claw est un logiciel d’IA agentive présenté par ASUS lors du Computex 2026. Sa promesse : transformer une simple demande en un flux de travail guidé. Il propose des compétences prêtes à l’emploi pour le travail, les voyages ou l’organisation du quotidien. La marque met aussi en avant des garde-fous de sécurité intégrés.
L’application propose deux modes de fonctionnement, en local ou via le cloud. Elle est disponible depuis le 24 juillet 2026, en téléchargement gratuit. ASUS la réserve à une sélection d’ordinateurs sous Windows 11. La liste inclut les Zenbook DUO et Zenbook A16, la gamme ProArt (P16, PZ14, PX13) et plusieurs ExpertBook. La marque recommande 16 Go de RAM et 20 Go d’espace disque disponible.
Le bémol qui change tout
Sur le papier, Zenni Claw ne coûte rien. Dans les faits, la facture se déplace ailleurs. Pour utiliser les modèles cloud, comme Claude, les modèles OpenAI ou Gemini, il faut fournir sa propre clé API. Cette clé est payante et facturée à l’usage, indépendamment d’ASUS.
L’alternative locale n’est pas plus accessible. Faire tourner le modèle Gemma sans connexion nécessite une configuration puissante. ASUS évoque une carte graphique RTX 5090 avec 24 Go de VRAM. Sinon, il faut un processeur comme l’Intel Core Ultra X9 388H ou l’AMD Ryzen AI Max+, avec 32 Go de RAM. Le communiqué officiel reste par ailleurs flou sur la liste complète des appareils compatibles et les configurations minimales exactes.
Conclusion
Zenni Claw a le mérite de poser une vraie question : comment rendre l’IA agentive accessible sans transformer chaque utilisateur en développeur ? Sur ce point, ASUS avance une réponse crédible, avec des workflows guidés plutôt qu’une page blanche.
Mais l’addition reste à la charge de l’utilisateur, que ce soit via une clé API payante ou un PC taillé pour l’IA locale. Cette version bêta a donc plus valeur de démonstration que de solution prête à l’emploi. Elle mérite d’être suivie, sans urgence à l’installer dès aujourd’hui.


