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Test – Apartment No 129 : quand l’urbex vire au cauchemar

Il y a des jeux d’horreur qui misent sur le choc, d’autres sur l’action, et puis il y a Apartment No 129, qui choisit une voie bien plus insidieuse : celle du malaise progressif. Ici, pas de monstres omniprésents ni d’effusions de sang gratuites. Le jeu préfère s’installer doucement dans ta tête, transformer un lieu banal, un simple bâtiment en un espace oppressant où chaque détail finit par te mettre mal à l’aise.

Dès les premières minutes, le ton est donné. Tu incarnes un personnage anonyme, enfermé dans un bâtiment qui semble normal au premier regard… mais qui cache quelque chose. L’ambiance est lourde, presque poisseuse, et le silence devient rapidement ton pire ennemi. On est clairement face à une expérience de psychological horror, où l’angoisse naît moins de ce que l’on voit que de ce que l’on devine. J’ai fait ce test tard dans la nuit seul dans le noir pour plus d’immersion.

Apartment No 129

Un appartement qui ne devrait pas exister

Le cœur du jeu, c’est son décor. Le bâtiment devient un personnage à part entière. Les pièces se ressemblent, les couloirs semblent se répéter, et certains éléments changent subtilement sans que tu t’en rendes compte immédiatement. Une porte qui n’était pas là auparavant, un objet déplacé, une lumière qui clignote… Rien n’est jamais clairement expliqué, et c’est précisément ce flou qui rend l’expérience aussi efficace.

Le jeu joue constamment avec ta perception. Tu crois reconnaître les lieux, mais quelque chose cloche. Cette sensation de déjà-vu mêlée à l’inconfort est l’un des plus gros points forts du titre. On avance avec prudence, presque à reculons, en se demandant si on n’a pas raté un détail important… ou si le jeu se joue simplement de nous.

Une narration volontairement opaque

La narration est minimaliste et fragmentée. Le jeu ne te prend pas par la main et ne cherche jamais à tout expliquer. L’histoire se découvre par petites touches : notes, événements étranges, mises en scène silencieuses. À toi de recoller les morceaux, d’interpréter ce que tu vois et de te faire ta propre idée de ce qui se passe réellement dans cet appartement.

Ce choix renforce clairement l’angoisse. Le doute est permanent : est-ce que tout ce que tu vois est réel ? Est-ce l’appartement qui est maudit, ou ton personnage qui perd pied ? Le jeu ne tranche jamais complètement, et c’est justement cette zone grise qui fait son charme.

Une jouabilité très basique, parfois trop

Côté gameplay, Apartment No 129 fait le strict minimum. Exploration, interactions simples avec l’environnement, observation… la jouabilité n’est clairement pas extraordinaire. Les mécaniques sont rudimentaires et ne cherchent jamais à se renouveler. Il n’y a pas de véritable challenge, ni de prise de risque dans la manière de jouer.

Cela dit, cette simplicité sert en partie l’ambiance. Le jeu mise tout sur la tension psychologique plutôt que sur des mécaniques complexes. Mais il faut être honnête : ceux qui attendent un gameplay un peu plus travaillé ou original risquent de rester sur leur faim.

Un sound design qui fait le travail

Là où le jeu se rattrape largement, c’est sur son ambiance sonore. Le sound design est discret, mais très efficace. Grincements lointains, bruits étouffés, silences pesants… Tout est pensé pour te mettre mal à l’aise. Le jeu sait parfaitement quand utiliser le silence et quand le briser, souvent au pire moment. J’ai fait mon test au casque, je dois avouer que j’étais parfois pas serein quand j’entendais des bruits autour de moi.

Les musiques sont rares, laissant la place à une ambiance presque réaliste, ce qui renforce encore cette impression d’enfermement et de malaise constant.

Une expérience très courte, mais intense

Il faut aussi parler de la durée de vie. Apartment No 129 est un jeu très court, qui se termine en environ deux heures. Une expérience express, sans remplissage inutile. Cette brièveté peut frustrer certains joueurs, surtout au vu de la simplicité du gameplay, mais elle permet aussi au jeu de rester percutant du début à la fin.

Le titre ne s’éternise pas et préfère te laisser avec un sentiment d’inconfort persistant plutôt que de trop en montrer ou de s’épuiser. Mais, je dois avouer être resté un peu sur ma faim tellement c’est court.

Ma conclusion sur Apartment No 129

Apartment No 129 n’est clairement pas un jeu pour tout le monde. Sa jouabilité limitée et sa très courte durée de vie peuvent décevoir, mais ceux qui cherchent avant tout une expérience d’horreur psychologique, basée sur l’ambiance et le malaise, y trouveront leur compte.

C’est un jeu à faire dans le noir, au casque, en une seule session si possible. Une parenthèse angoissante, imparfaite sur le plan ludique, mais suffisamment bien maîtrisée pour laisser une trace une fois la porte de l’appartement refermée. Il m’aura donné un peu d’adrénaline en attendant le futur resident evil requiem.

Revue du jeu Apartment No 129 14,90€

Résumé

Apartment No. 129 est une courte expérience d’horreur psychologique qui mise avant tout sur l’ambiance et le malaise. Le jeu enferme le joueur dans un appartement banal en apparence, mais qui se transforme peu à peu en piège mental. Malgré une jouabilité très simple et une durée de vie réduite à environ deux heures, le titre parvient à marquer grâce à son atmosphère oppressante, son sound design soigné et sa narration volontairement floue.

  • Graphisme - 6/10
    6/10
  • Bande son - 7/10
    7/10
  • Jouabilité - 4/10
    4/10
  • Durée de vie - 3/10
    3/10
Globalement
5/10
5/10
Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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