Test – Dreame L50s Pro Ultra : de grands rêves, un grand gabarit

L’aspirateur robot a bien changé. Il ne se contente plus d’aspirer. Il lave aussi le sol, tout seul, pendant qu’on fait autre chose. Dreame pousse loin cette promesse avec le L50s Pro Ultra. Au menu : 30 000 Pa d’aspiration, des serpillières rotatives et une station qui fait presque tout. Le tout à 749 €, un tarif contenu pour cette catégorie. Reste une question : tient-il le quotidien, ou paie-t-on encore pour du haut de gamme ailleurs ?
Notre avis en bref sur le Dreame L50s Pro Ultra
Le Dreame L50s Pro Ultra est un excellent aspirateur robot. Il nettoie mon appartement à fond, sans que j’aie à y penser. Les serpillières rotatives lavent vraiment le sol. Elles vont chercher la poussière dans les recoins. La station gère le reste. Elle remplit l’eau, lave les serpillières et vide la poussière. J’adore aussi son bac de solution nettoyante, dosé tout seul. Il reste deux bémols : le gabarit imposant et une navigation perfectible. Mais à 749 €, le rapport qualité-prix est rare. Je lui mets un beau 9/10.


Déballage : une station qui joue les tours de contrôle
Le carton est lourd. Logique : la station en impose. On la sort d’abord, bien emballée, puis le robot et les accessoires. Tout est rangé proprement. Dreame soigne la présentation, comme souvent.

Dans la boîte, on trouve l’essentiel. Le robot, la station, une serpillière de rechange, un sac à poussière et un flacon de solution nettoyante. Le guide de démarrage va droit au but. En dix minutes, tout est en place et l’application Dreamehome prend le relais.
Design et encombrement : élégant, mais haut perché
On reconnaît tout de suite la patte Dreame. La station adopte une tour verticale, haute et plutôt fine. L’ensemble reste élégant. On note un joli bandeau en métal brossé et un liseré doré « Designed by Dreame ». Posée dans un coin, elle en jette. Mais soyons clairs : elle prend de la hauteur, et ça se voit dans une pièce.

Le robot, lui, mesure 10,3 cm de haut. C’est correct. Le souci vient de la tourelle LiDAR. Elle dépasse du capot et ne se rétracte pas. Sous un meuble bas, le robot passe son chemin. Dommage, car il se faufile bien partout ailleurs. Ce n’est pas le plus discret, mais son design assumé me plaît.

Aspiration et lavage : là, il fait le job
Côté nettoyage, c’est du sérieux. Le moteur pousse jusqu’à 30 000 Pa d’aspiration. Il avale poussière, miettes et poils sans broncher. La brosse latérale ramène les saletés des bords vers le centre. Sur mon parquet comme sur les tapis, le résultat est net.

Mais le vrai plus, ce sont les serpillières rotatives. Elles ne posent pas juste un chiffon humide sur le sol. Elles frottent, et elles s’étendent sur les côtés pour longer les plinthes. Et, elles nettoient donc en profondeur, jusque dans les recoins. Pour un premier robot, je conseille un grand nettoyage manuel avant. Ensuite, un passage par semaine suffit à garder le sol impeccable.
C’est ici que le bât blesse. Sur le papier, la dotation impressionne. On trouve un LiDAR, une caméra AI Action et une lumière structurée 3D. Dreame annonce même la reconnaissance de plus de 220 obstacles. Souvent, ça marche bien : il contourne les chaussures et les pieds de chaise.

Dans les faits, la navigation reste perfectible. Plusieurs fois, il s’est coincé dans un câble qui traînait. Il se repère aussi un peu moins bien que les modèles à 1 000 ou 1 500 €. Ces derniers évitent ces pièges sans sourciller. La différence se joue sans doute côté capteurs et logiciel. Rien de rédhibitoire, mais je range mes câbles avant de le lancer.
Station et entretien : le vrai cerveau du produit
La station fait le gros du travail. Elle embarque deux grands bacs : l’eau propre (4,5 L) et l’eau usée (4 L). Un sac de 3,2 L récupère la poussière pendant près de 100 jours. Après chaque passage, elle lave les serpillières à l’eau chaude, à 100 °C. Puis elle les sèche à l’air chaud, ce qui évite les mauvaises odeurs.

Mon détail préféré tient dans un petit bac à part. Il contient la solution nettoyante, que la station dose toute seule dans l’eau. Fini le dosage à la main, contrairement à d’autres robots. On remplit, on oublie, et l’entretien se fait presque sans nous. C’est ce genre d’automatisme qui justifie le prix.

Conclusion : que vaut le Dreame L50s Pro Ultra ?
Le Dreame L50s Pro Ultra tient sa promesse. Il aspire fort, lave vraiment et s’entretient quasiment seul. Sa station bien pensée fait le gros du travail. Au quotidien, mon sol reste propre sans effort. Pour un aspirateur laveur, c’est exactement ce qu’on demande. Restent ses deux limites : un gabarit encombrant et une navigation qui se fait parfois piéger. Rien de grave si vous rangez vos câbles. Et à 749 €, il se place pile entre l’entrée de gamme décevante et le très haut de gamme hors de prix. Ce compromis, franchement, il le réussit très bien.


Test du Dreame L50s Pro Ultra 749€
L'avis de la rédaction
Le Dreame L50s Pro Ultra est un excellent aspirateur laveur, surtout à ce prix. Il nettoie à fond, lave ses serpillières à l’eau chaude et dose seul sa solution nettoyante. Ses seuls vrais défauts : un gabarit imposant et une navigation qui accroche encore les câbles. À 749 €, il offre un rapport qualité-prix difficile à battre.
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Aspiration et lavage - 9.5/10
9.5/10
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Navigation et détection - 8/10
8/10
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Station et entretien - 9.5/10
9.5/10
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Design et encombrement - 9/10
9/10
Globalement
Pour
- Aspiration puissante (30 000 Pa)
- Serpillières qui lavent vraiment
- Lavage des serpillières à 100 °C
- Solution nettoyante dosée seule
- Rapport qualité-prix imbattable
Contre
- Gabarit haut et encombrant
- Se coince sur les câbles
- Passe mal sous les meubles



