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Test – iGPSPORT BiNavi Air : le compteur de vélo idéal, pour moins de 200 €

Aujourd’hui, nous testons le compteur de vélo iGPSPORT BiNavi Air. Si les compteurs bon marché représentent le cœur de métier historique de la marque, ce modèle s’impose comme leur création la plus aboutie aux côtés du BiNavi classique, plus grand et plus imposant. Cette version « Air » en propose un véritable concentré dans un format plus compact. Proposé à moins de 200 €, il s’affiche à un tarif qui correspond généralement à l’entrée de gamme chez la concurrence, tout en embarquant la cartographie, les profils d’ascension et une autonomie monstrueuse. Sur le papier, la promesse est particulièrement séduisante.

Qu’en est-il une fois sur la route ? Réponse dans ce test !

Notre avis en bref sur le compteur iGPSORT BiNavi Air

Le iGPSPORT BiNavi Air est excellent pour 189 €. En embarquant une vraie cartographie, le système iClimb 3.0, un GPS double fréquence d’une précision exemplaire et une autonomie capable de tenir de très longues sorties, il offre des prestations souvent réservées à des modèles bien plus chers. Sa prise en main est fluide et l’ergonomie par boutons physiques s’avère irréprochable sur la route. On regrettera principalement une application smartphone brouillonne et mal traduite, ainsi que de petites imperfections dans les annonces de guidage. Malgré cet écosystème logiciel perfectible, c’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché pour tout cycliste amateur à la recherche d’un compteur complet sans se ruiner.

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iGPSPORT BiNavi Air Compteur Velo sans Fil, Tactile 3" Navigation Carte
  • 【Positionnement Plus Rapide et Plus Précis】Ce compteur velo est non seulement équipé d'un GPS à cinq satellites et double fréquence, mais il intègre également un algorithme anti-dérive...
  • 【Navigation Intelligente par Carte】Ce compteur velo GPS est équipé d'une carte mondiale intégrée avec des mises à jour trimestrielles, et prend en charge la planification d'itinéraires en...

iGPSPORT, une marque chinoise qui bouscule Garmin

Quand on parle de compteurs GPS vélo, plusieurs marques historiques dominent le marché : Garmin bien sûr, mais aussi Bryton, Wahoo et Coros. Sur ce marché, les budgets peuvent varier du simple au triple. Dans ce paysage, iGPSPORT se positionne comme une alternative réellement bon marché, en proposant aujourd’hui des compteurs complets qui rivalisent avec les modèles phares de ces ténors.

Initialement, la marque chinoise se situait plutôt sur du bas ou moyen de gamme avec des prix cassés. On pense notamment à la série BSC, que nous espérons pouvoir tester bientôt, avec un BSC300 très apprécié en général et la sortie récente du BSC500. iGPSPORT a lancé en fin d’année 2025 son flagship, le BiNavi, un modèle plus grand avec sa diagonale de 3,5 pouces qui offrait déjà un très bon rapport qualité-prix à plus de 200 euros lors de sa sortie.

Avec la version Air, on retrouve un format plus compact et quelques fonctionnalités en moins pour un tarif réduit à 170 euros. Autre point fort : la marque équipe l’équipe WorldTour Groupama-FDJ. Voir des coureurs professionnels rouler au quotidien avec du iGPSPORT apporte une preuve du sérieux et de la fiabilité de la marque.

Déballage et présentation du BiNavi Air

Le compteur est livré dans une boîte en carton avec des finitions brillantes. À l’intérieur, on retrouve l’appareil accompagné d’un verre trempé que nous avons immédiatement installé. C’est très appréciable d’avoir ce genre d’accessoires fournis. Côté protection toujours, iGPSPORT fournit une dragonne, idéale pour sécuriser l’accroche au cintre. En général, la principale cause de casse pour un compteur, c’est lorsqu’il se détache du cintre en roulant, avant de voler sur plusieurs mètres. Conserver le compteur attaché par une dragonne permet de limiter grandement ce risque.

On trouve également un câble de recharge USB-C vers USB-C. C’est très appréciable d’avoir un câble standard, même si c’est le minimum attendu en 2026. Le packaging intègre un support classique à élastiques, très similaire à ce que propose Garmin, avec le même système de fixation quart de tour. Cette attache quart de tour, côté compteur, est en plastique remplaçable, là où d’autres marques font le choix du métal. Pour notre test, nous l’avons installé sur un support déporté de vélo de route. Après plus de 1000 kilomètres parcourus, il n’y a absolument rien à signaler concernant la solidité de l’ensemble.

Premier démarrage et configuration du BiNavi Air

Le BiNavi Air embarque un écran tactile de 3 pouces, avec des bordures suffisamment fines pour les souligner. Il embarque six boutons physiques : un bouton d’alimentation sur le côté gauche, deux boutons en bas (pour la gestion des tours et le bouton lecture/pause), et trois boutons sur le côté droit pour naviguer dans les menus et valider.

L’appareil peut être utilisé intégralement sans toucher à l’écran, ce qui est un réel atout, notamment sous la pluie où il est d’ailleurs possible de désactiver complètement le tactile. Ayant utilisé un Garmin Edge 520 pendant plusieurs années, j’appréciais beaucoup son ergonomie intuitive malgré l’absence d’écran tactile. Sur ce BiNavi Air, le tactile constitue un plus appréciable, mais il n’est pas indispensable. Le fait que les boutons physiques n’aient pas été oubliés et permettent un contrôle exclusif de l’appareil est une excellente chose. Pour naviguer dans les menus de paramètres tranquillement chez soi, le tactile reste un bonus pratique.

Une partie hardware au top

On constate que iGPSPORT a mis le paquet sur la partie matérielle : pour 170 euros, le compteur propose un très bel écran et un châssis qui inspire la robustesse. Côté logiciel, le bilan sur le compteur est tout à fait satisfaisant avec des traductions correctes et des menus clairs et intuitifs. On retrouve notamment un volet à dérouler depuis le haut de l’écran, à la manière d’un smartphone, pour accéder rapidement au réglage de la luminosité, à la gestion des capteurs ou encore à la météo. L’interface propose de nombreuses pages, différents modes et une multitude de fonctionnalités intelligentes qui ne sont pas toutes utiles ni forcément utilisées au quotidien. L’ensemble reste néanmoins propre et on se l’approprie très rapidement, un point sur lequel iGPSPORT réussit son coup.

Les fonctions essentielles sont facilement accessibles et l’appairage des capteurs se fait sans difficulté, permettant d’être rapidement prêt à rouler. Il sera bien évidemment possible de personnaliser et réorganiser par la suite les pages ainsi que les champs de données affichés, mais la configuration par défaut se montre déjà très convaincante.

Application et écosystème iGPSPORT

Côté application et écosystème, indispensable pour accompagner la configuration du compteur, le bilan est plus mitigé. La traduction française s’avère parfois bancale et l’interface manque d’intuitivité et de simplicité, encombrée par un trop grand nombre d’onglets et de menus. C’est finalement la seule vraie ombre au tableau. La plupart des utilisateurs, comme moi, risquent de s’en servir uniquement comme une simple passerelle vers Strava, car une application inutilement complexe décourage d’aller explorer ses fonctionnalités.

En tant que testeur et power user, j’ai évidemment pris le temps d’explorer l’ensemble des menus. L’application permet d’aller très loin dans la personnalisation des pages et des réglages du compteur, ce qui s’avère même plus pratique à faire sur smartphone que directement sur l’appareil. On y retrouve un historique d’activités bien présenté, des modules d’entraînements pour le fractionné, ainsi que des propositions d’itinéraires recommandés. Pour bien connaître mon secteur, les routes suggérées ne sont pas forcément les meilleures, mais la fonction a le mérite d’exister, même si cette énergie aurait pu être investie ailleurs. C’est principalement dans la section profil, située dans l’onglet tout à droite, que le manque de finition saute aux yeux : la partie « events & challenge » n’est même pas traduite, et l’on y trouve de manière un peu brouillonne des segments et divers classements.

Création de parcours

Concernant la création d’itinéraires directement dans l’application, le constat est décevant. L’outil se contente de calculer un trajet direct d’un point A à un point B, sans qu’il soit possible d’ajouter des points de passage intermédiaires. J’ai donc pris l’habitude de créer mes parcours sur un outil tiers pour exporter le fichier GPX, avant de l’importer dans l’application iGPSPORT pour le synchroniser avec le compteur. En procédant ainsi, la manipulation fonctionne parfaitement.

Enfin, l’application sert également à centraliser le suivi de sa santé, un aspect particulièrement exploitable si l’on utilise d’autres équipements de la marque, comme la montre VeRun que nous avons testée il y a peu.

A l’utilisation, il n’a rien a envier au grands ?

Une fois le compteur configuré selon ses préférences et le parcours chargé, l’utilisation au quotidien se révèle particulièrement intuitive. Les menus sont clairs, bien organisés, et les traductions en français sont tout à fait correctes. De plus, l’appareil ne souffre d’aucun ralentissement ni bug majeur. J’ai seulement rencontré un petit problème récurrent lors de l’appairage d’un radar arrière Garmin Varia : durant les premières minutes suivant le couplage, le radar se déconnecte, obligeant à s’arrêter pour le redémarrer afin qu’il soit à nouveau reconnu. Une frustration mineure, d’autant que le phénomène ne s’est produit avec aucun de mes autres capteurs (fréquence cardiaque, vitesse ou cadence).

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Du côté de la précision GPS, le BiNavi Air embarque une technologie de pointe s’appuyant sur du FULL GNSS avec double fréquence L1+L5. L’accroche satellite est immédiate et la précision s’avère excellente, sans le moindre décrochage constaté, y compris lors de passages en forêt dense, en ville ou dans des zones encaissées.

Concernant la lisibilité globale, le bilan est bon, même s’il faut nuancer sur la luminosité maximale. La technologie de l’écran TFT explique ce comportement : en plein soleil direct, l’affichage est parfaitement lisible, mais dès que l’on passe sous des arbres ou que le soleil se trouve derrière nous, créant une ombre portée sur l’écran, la lisibilité baisse. Mon conseil est de régler le rétroéclairage au maximum pour conserver un confort visuel optimal en toutes circonstances. L’agencement des données reste très bien pensé pour un écran de cette taille, à une exception près : la distance restante avant l’arrivée sur la page de carte, affichée en noir en bas à gauche par-dessus le fond de carte, ce qui manque parfois de clarté.

Cartographie et navigation

La cartographie constitue incontestablement le plus gros point fort et le principal atout de ce BiNavi Air. L’appareil exploite une cartographie mondiale préchargée basée sur OpenStreetMap, optimisée par les algorithmes propriétaires d’iGPSPORT pour améliorer la lisibilité et la navigation. Le re-routage automatique, qu’il soit connecté ou non à l’application, fonctionne très bien en pratique.

Deux détails restent toutefois à signaler au niveau du guidage. D’abord, de simples virages sur une même route sont parfois annoncés comme de véritables changements de direction, avec un signal sonore comme si l’on arrivait à une intersection, ce qui est assez agaçant lorsque la route continue tout droit sans autre alternative.

Ensuite, en tant que cyclistes français, nous croisons énormément de ronds-points, mais le BiNavi Air ne les gère pas spécifiquement. Pour prendre la dernière sortie d’un giratoire et donc tourner à gauche, l’appareil va d’abord indiquer de tourner à droite pour s’y engager, puis à nouveau de tourner à droite pour en sortir. Si l’on n’est pas attentif ou qu’on n’a pas l’écran de carte sous les yeux, cela peut induire en erreur. Heureusement, le recalcul d’itinéraire est réactif. La marque indique qu’il fonctionne encore mieux lorsque le compteur est connecté en Bluetooth au smartphone pour aller chercher des données en ligne, mais je n’ai pas noté de différence probante, le mode autonome marchant déjà très bien.

Autres fonctionnalités

L’un des éléments distinctifs du BiNavi Air réside dans l’intégration du système iClimb 3.0. À l’approche d’une montée figurant sur le parcours, un écran dédié s’ouvre automatiquement. Personnalisable, il profite de la précision de l’altimètre barométrique pour afficher la pente instantanée ou encore la VAM (Vitesse Ascensionnelle Moyenne). Alors que la concurrence réserve souvent ce type de fonctionnalité aux modèles les plus onéreux, la retrouver sur un compteur à 170 euros est un excellent point. iGPSPORT précise que la détection automatique des ascensions se déclenche pour les montées d’au moins 500 mètres avec une pente moyenne minimale de 3 %.

Enfin, on notera la compatibilité avec les home-trainers et la possibilité de reproduire des parcours en extérieur. Néanmoins, l’usage d’un home-trainer reste nettement plus captivant en passant par des applications dédiées comme Zwift, MyWhoosh ou Rouvy. N’ayant pas jugé cette fonction prioritaire sur un tel appareil, je ne l’ai pas testée et j’y vois un intérêt plutôt limité.

Charge et autonomie

Sur le plan de l’autonomie, le BiNavi Air se montre particulièrement impressionnant. iGPSPORT annonce jusqu’à 30 heures de fonctionnement, et sur le terrain, les promesses sont largement tenues. Lors de ma plus longue sortie de test, un parcours de 235 kilomètres réalisé avec le rétroéclairage réglé au maximum et l’ensemble des capteurs couplés, le compteur est resté allumé environ 10 heures en comptant les pauses, pour 8 heures et 30 minutes de temps de selle effectif. À l’arrivée, la batterie affichait encore 50 %, ce qui est remarquable.

Côté recharge, l’appareil s’en sort également très bien. Il faut compter environ 1 heure pour passer de 20 % à 80 % de batterie, et 1 heure et 30 minutes pour effectuer une charge complète de 0 à 100 %.

Conclusion

Le BiNavi Air est un compteur que je recommande largement, tant il remplit parfaitement son rôle au quotidien. Pour 189 euros, voire moins lorsqu’il est en promotion, le rapport prestations-prix est excellent. L’intégration d’une vraie cartographie est un atout majeur, que l’on retrouve rarement à ces tarifs. Selon moi, la pratique du vélo est indissociable de la découverte de nouvelles routes : disposer d’un fond de carte et d’une véritable navigation devient donc vite indispensable. Entre son écran bien proportionné, sa fluidité, l’apport du tactile et une autonomie monstrueuse, il est bien plus judicieux d’investir dans ce modèle plutôt que de s’orienter vers des compteurs situés seulement quelques dizaines d’euros en dessous.

Face aux modèles concurrents vendus deux à trois fois plus cher, les fonctionnalités supplémentaires apportées ne me semblent pas justifier un tel écart de prix pour l’usage d’un cycliste amateur. Le BiNavi Air coche l’essentiel des cases. Vous pouvez le retrouver sur le site du fabricant ou encore sur Amazon.

iGPSPORT BiNavi Air Compteur Velo sans Fil, Tactile 3" Navigation Carte
  • 【Positionnement Plus Rapide et Plus Précis】Ce compteur velo est non seulement équipé d'un GPS à cinq satellites et double fréquence, mais il intègre également un algorithme anti-dérive...
  • 【Navigation Intelligente par Carte】Ce compteur velo GPS est équipé d'une carte mondiale intégrée avec des mises à jour trimestrielles, et prend en charge la planification d'itinéraires en...

Si la marque iGPSport vous intéresse, vous pouvez jeter un oeil à notre test de la montre connectée VeRun.

Test – iGPSPORT BiNavi Air : le compteur de vélo idéal, pour moins de 200 € 189 €

Résumé du test du iGPSPORT BiNavi Air

Proposé à 169 €, le iGPSPORT BiNavi Air s’impose comme un incontournable grâce à son autonomie monstrueuse, sa cartographie embarquée, sa précision GPS exemplaire et son ergonomie très réussie. Il offre des prestations d’ordinaire réservées à des modèles deux fois plus chers.

  • Facilité d'utilisation - 9.5/10
    9.5/10
  • Lisibilité - 8.5/10
    8.5/10
  • Autonomie - 9.5/10
    9.5/10
  • Application - 7.5/10
    7.5/10
  • Navigation - 8.5/10
    8.5/10
Globalement
8.7/10
8.7/10

Pour

  • Rapport qualité prix
  • Autonomie

Contre

  • Application
  • Guidage perfectible
Photo de Anthony Boutavin

Anthony Boutavin

Etudiant en école d'ingénieur et passioné par la tech depuis toujours, je consacre mon temps à explorer les dernières avancées technologiques et à les partager à travers des tests et autres articles.

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