Test – Switch – Not Not, un jeu à ne pas pas rater, addictif à souhait

Not Not est un petit jeu de réflexion et de réflexe, produit par le studio français Alt Shift et édité par QubicGames.

Pour rappel, ce jeu est sorti sur le eStore de Nintendo le 15 mars 2019 et son concept est simple haut, bas, droite et gauche.

A gauche toute

Alt Shift, petit studio français de qualité

Avant d’aller plus loin dans la découverte de ce Not Not, il est intéressant de connaître le studio français qui l’a fait.

Alt Shift

Ainsi, leur dernière production est Not Not sur Switch, mais ils travaillent aussi d’arrache-pied, sur leur futur jeu PC qui a été kickstarté avec succès : Crying Sun.

Pas Pas où t’es ?

Alors, revenons à nos moutons ! Not Not, c’est concept simpliste, mais hautement addictif pour nos neurones. Ainsi, l’on découvre un bonhomme dans un cube.

Or il a quatre choix qui s’offrent à lui : aller en haut, en bas, à gauche ou à droite.

Au commencement

Bien sûr, le jeu indique la direction à choisir pendant quelques secondes.

Ainsi, on y arrive dans les premiers niveaux et cela nous est facile. Mais très vite, cela va se corser, pour notre plus grand plaisir.

À la découverte des premiers niveaux

Premièrement, dans le mode classique, on démarre par le « commencement » constitué de 10 étapes. Trop facile, sinon, cela montrera que vous confondez votre droite et votre gauche.

Pas Pas Pas Haut
Pas Pas Pas Haut

À partir du deuxième niveau, on arrive dans la « négation ». Ainsi, en plus des quatre directions, on peut voir apparaître les négations de ces quatre dernières.

Quid de la négation

Et si vous tombez sur « Pas droite », prenez n’importe quelle direction sauf celle-ci. Mais force est de constater que les premières fois, on tombe facilement dans le panneau.

La compétition, pas facile
La négation durant la compétition

Tout ceci est trop simple, il y a donc la négation de la négation, donc une affirmation. Ainsi, la direction « Pas pas haut » veut dire aller en haut.

Et là, dans le feu de l’action, il faudra habituer un peu notre cerveau et ses lobes pour cette gymnastique intellectuelle.

Un renouvellement et une adaptation, les indispensables

Après, on enchaine avec le « vide », car le rien vaut pour la non-action. Or le joueur ne doit rien faire, pas évident quand on n’arrête pas de changer de direction.

Et le « pas pas rien », c’est tout pareil, sans tomber dans le panneau du « pas rien » où l’on doit effectuer une action.

Pour en voir de toutes les couleurs

Ensuite, le « coloriste » amène de la couleur dans les choix, cela casse nos habitudes et on se plante encore lamentablement. Si l’on persévère, c’est la « logique » qui arrive, puis le « daltonien » avec des couleurs demandées différentes de celle à choisir.

Enfin l’impossible et quelques autres surprises qu’il faut atteindre. Bref, le jeu ne nous laisse pas lambiner du cortex.

Les différents niveaux du mode classique

Enfin, il existe toujours trois niveaux dans le mode classique. Ainsi le premier est le Normal avec le moins d’étapes (20, 30).

En second niveau, le difficile (30, 40 étapes) et le mode extrême allant de 40 à 50 étapes. Bref, vos nerfs sont mis à rudes épreuves.

Le multijoueur, des barres de rire

Maintenant, le mode multijoueur propose entre deux et quatre joueurs de s’opposer. Car le gagnant est le plus rapide à finir toutes les étapes. Le jeu à deux est excellent, celui à quatre qui est dément.

Toutefois, on se surprend très vite à vouloir gagner et surtout, on se le reproche vite quand on se trompe. Et l’on ne peut se le reprocher qu’à soi-même. Ainsi, c’est donc un jeu contre les autres, mais aussi contre vous-même.

Serious et fun à la fois, c’est possible

Pour revenir sur des choses plus sérieuses, le jeu possède un réel mode pour les daltoniens.

Mode Daltonien

Ceci est assez rare et s’y essayer permet de mieux appréhender les difficultés quotidiennes pour les gens daltoniens. Tout cela pour voir un petit peu comme eux.

La compétition, pas facile

Bref, le jeu peut être plus sérieux si on le fait jouer à des adultes qui veulent travailler leur rapidité dans les choix et surtout faire de la gymnastique cérébrale. Donc, c’est un jeu pour tous les âges, même les seniors.

Des challenges et des mises à jour

Alors, nous ne sommes pas dans un jeu de FromSoftware. Ici, trois vies sont attribuées au joueur pour finir un niveau. Bien sûr, finir un niveau peut vous ouvrir de nouveaux niveaux à explorer.

Victoire et sans faute-Or
Déblocage d’un niveau sans perte d’une vie : Or

De plus, il faut aussi obtenir le déblocage d’un niveau en or si on ne perd aucune vie en le parcourant.

 Not Not, jeu de réflexe de l’année

Pour conclure, Not Not est une très belle découverte. Alors autant, je ne m’attendais pas au jeu de l’année, mais ce jeu me donne envie d’y rejouer. Car sa profondeur et son challenge sont perpétuellement renouvelés.

Il faut choisir
Il faut choisir

De plus, le mode multijoueur apporte encore plus de fraicheur et de spontanéité dans les échanges avec les autres joueurs.

Pour finir, un tout petit prix

Et comme on n’est pas plus bête qu’un autre, on doit y arriver. Donc, je ne veux « pas pas » arrêter de jouer à Not Not.

Couleur
La couleur

Je rappelle que ce jeu est disponible sur l’eStore de Nintendo au prix dérisoire de 1,99€

Not Not

1,99 €
8.9

Graphisme

8.0/10

Son

9.0/10

(Re)-Jouabilité

10.0/10

Ergonomie

9.5/10

Scénario

8.0/10

Points positifs

  • Un jeu minimaliste, mais ayant de la ressource
  • un mode daltonien, c'est pas si courant
  • adapté pour tous les âges
  • le mode multijoueur est dément
  • ce jeu est démoniaque et on en redemande
  • durée de vie illimitée pour un concept tout simple

Points négatifs

  • un bug pour le jeu à deux, mais il a été corrigé lors d'une mise à jour

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Rédacteur (Spécialiste Jeux-Vidéo) - Jeune quarantenaire, j’ai vécu les débuts du jeu vidéo des années 70, le Super 8 et les disquettes 5’1/4. Bref un jeune geek avant l’heure, mais comme les autres compères du Café du Geek, je suis passionné des nouvelles technologies, de livres et de BD, ainsi que de demoscene. Mais comme disait K. Dick, la réalité n’est qu’un point de vue !

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