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Test – Yakuza 3 Kiwami débarque sur Xbox : retour à Okinawa pour Kazuma Kiryu

La saga Yakuza, devenue officiellement Like a Dragon en Occident, continue d’élargir sa présence sur Xbox. Après les remakes et les épisodes récents, SEGA poursuit l’exploration du passé de Kazuma Kiryu avec Yakuza 3 Kiwami, une version modernisée de l’épisode sorti initialement sur PlayStation 3.

J’avais déjà apprécié replonger dans les aventures de Kiryu grâce aux remakes des deux premiers opus, et je dois avouer que ce retour à Okinawa possède une saveur particulière. Cet épisode marque un tournant dans la série : moins centré sur la pègre pure et dure, il explore davantage la vie personnelle du Dragon de Dojima. Mais cette version Kiwami parvient-elle réellement à moderniser ce chapitre emblématique ? Voici mon verdict.

Un retour aux racines de Kazuma Kiryu

Si vous avez suivi les événements de Yakuza 1 et 2, vous savez que Kiryu aspire à une vie plus paisible. Après des années plongé dans les conflits du clan Tojo, il décide de s’éloigner de Kamurocho et de s’installer à Okinawa, où il dirige un orphelinat baptisé Morning Glory.

C’est là que débute Yakuza 3 Kiwami. On découvre un Kiryu presque apaisé, occupé à gérer les petits soucis du quotidien des enfants dont il s’occupe. Le rythme est volontairement plus calme dans les premières heures. On aide les enfants avec leurs problèmes, on répare des disputes et on tente de maintenir une certaine stabilité.

Mais évidemment, dans un jeu Yakuza, la tranquillité ne dure jamais longtemps.

Très vite, des histoires de politique locale, de corruption immobilière et de conflits entre yakuzas viennent perturber cette nouvelle vie. Kiryu va alors être contraint de replonger dans un monde qu’il avait pourtant juré de quitter.

Une narration toujours aussi efficace

Ce que j’aime particulièrement dans la série Yakuza, c’est sa capacité à mélanger drame intense et moments absurdes. Et cet épisode ne fait pas exception.

L’histoire de Yakuza 3 est souvent considérée comme l’une des plus humaines de la saga. On y voit un Kiryu plus mature, presque paternaliste, qui tente de protéger les enfants de son orphelinat tout en affrontant les fantômes de son passé.

La narration prend le temps de développer ses personnages. Les enfants de Morning Glory ne sont pas de simples figurants : chacun possède sa personnalité et ses propres problèmes. Ces moments apportent une dimension émotionnelle rarement vue dans un jeu d’action.

Mais rassurez-vous, les amateurs de conspirations complexes seront également servis. Entre rivalités de clans, manipulations politiques et retournements de situation, SEGA sait toujours raconter une histoire captivante.

Le remake Kiwami : une vraie modernisation ?

La question que je me posais avant de lancer le jeu était simple : ce remake améliore-t-il vraiment l’expérience originale ?

La réponse est globalement oui, même si certains aspects restent hérités de la version PS3.

Graphiquement, Yakuza 3 Kiwami profite d’une nette amélioration visuelle. Les textures ont été retravaillées, l’éclairage modernisé et les modèles de personnages affinés. Sur Xbox Series S, le jeu tourne de manière fluide et offre une image bien plus propre que l’original.

Okinawa bénéficie particulièrement de cette remise à niveau. Les plages, les rues commerçantes et les quartiers résidentiels offrent une atmosphère différente de Kamurocho. On ressent vraiment le côté ville balnéaire, ce qui apporte un vent de fraîcheur à la série.

Cependant, certaines animations trahissent encore l’âge du jeu. Les mouvements peuvent parfois sembler un peu rigides, et quelques mécaniques de gameplay rappellent que l’épisode date d’une époque où la série cherchait encore sa formule moderne.

Un système de combat toujours brutal

Le gameplay repose sur les bases classiques de la saga : exploration libre, bastons de rue et capacités spéciales appelées Heat Actions.

Kiryu peut utiliser son environnement pour terrasser ses adversaires : tables, vélos, panneaux… tout devient une arme improvisée. Ce système reste toujours aussi satisfaisant.

Dans Yakuza 3 Kiwami, le système de combat a été légèrement ajusté pour être plus dynamique. Les combos sont plus fluides et la réactivité améliorée, même si certains ennemis ont tendance à bloquer beaucoup trop souvent, un défaut déjà présent dans la version originale.

Mais malgré cela, les affrontements restent un vrai plaisir. Les combats de boss, en particulier, offrent des moments mémorables.

Okinawa : un nouveau terrain de jeu

Si Kamurocho reste la ville emblématique de la saga, Okinawa apporte un changement d’ambiance très appréciable.

La ville possède une atmosphère plus détendue, presque estivale. On se balade entre les plages, les rues commerçantes et les quartiers résidentiels.

Mais comme toujours dans un Yakuza, il ne s’agit pas seulement d’un décor.

La ville regorge d’activités secondaires :

  • karaoké
  • billard
  • pêche
  • mini-jeux d’arcade
  • gestion de l’orphelinat

Ces activités permettent de souffler entre deux chapitres plus dramatiques. Et soyons honnêtes : passer d’un combat violent à une session de karaoké complètement absurde fait partie du charme de la série.

Des quêtes secondaires toujours aussi loufoques

Impossible de parler de Yakuza sans évoquer ses substories.

Ces petites missions secondaires racontent souvent des situations totalement improbables. On peut par exemple aider quelqu’un à résoudre une arnaque bizarre, protéger un habitant contre un escroc ou participer à une histoire totalement absurde.

Ces quêtes apportent un contraste volontaire avec l’histoire principale beaucoup plus sombre.

C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de la série : elle réussit à alterner drame, humour et action sans jamais perdre son identité.

Une bande-son efficace

La musique joue toujours un rôle important dans les jeux Yakuza.

Les combats sont accompagnés de morceaux dynamiques qui renforcent l’intensité des affrontements, tandis que les moments narratifs s’appuient sur des thèmes plus émotionnels.

Le doublage japonais est également toujours aussi convaincant. Les performances des acteurs donnent énormément de profondeur aux personnages.

Une durée de vie solide

Comme souvent avec la série, Yakuza 3 Kiwami propose une durée de vie très confortable.

Comptez environ :

  • 15 à 20 heures pour l’histoire principale
  • 30 à 40 heures pour explorer toutes les activités secondaires

Les complétistes pourront facilement dépasser ce temps en cherchant à terminer toutes les substories et mini-jeux.


Ma concluion sur Yakuza 3 Kiwami

Revenir à Yakuza 3 dans cette version Kiwami est une expérience particulièrement intéressante. Cet épisode montre une facette différente de Kazuma Kiryu, plus humaine et plus introspective.

Certes, le jeu conserve quelques traces de son âge, notamment dans certaines mécaniques de combat et animations. Mais la modernisation graphique et les améliorations de confort rendent l’expérience bien plus agréable qu’à l’époque.

Si vous aimez la saga Like a Dragon, cet épisode reste un chapitre important dans l’histoire de Kiryu.

Et si vous découvrez la série sur Xbox, Yakuza 3 Kiwami constitue une excellente occasion de poursuivre l’aventure après les deux premiers remakes.

Revue sur le jeu Yakuza 3 Kiwami 74,99€

Résumé

Yakuza 3 Kiwami modernise un épisode clé de la saga en améliorant sa réalisation et sa fluidité tout en conservant son histoire touchante centrée sur l’orphelinat de Kiryu à Okinawa. Malgré quelques mécaniques héritées de l’ère PS3, le jeu reste une aventure riche mêlant combats, drame et humour typique de la série.

  • Graphisme - 7/10
    7/10
  • Bande son - 8/10
    8/10
  • Jouabilité - 8/10
    8/10
  • Durée de vie - 8/10
    8/10
Globalement
7.8/10
7.8/10

Pour

  • Une histoire plus humaine autour de l’orphelinat
  • Okinawa apporte un vrai changement d’ambiance
  • Toujours autant d’activités et de quêtes secondaires

Contre

  • Certaines mécaniques de combat datées
  • Animations parfois rigides
  • Rythme narratif plus lent au début
Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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