La Seoul Business Agency à VivaTech 2026 : Séoul amène 20 startups vers l’Europe

VivaTech, c’est le plus grand salon de startups d’Europe. Chaque année, Paris attire des jeunes pousses venues du monde entier. En 2026, j’y étais, badge presse Le Café Du Geek autour du cou. Avec nos confrères d’AVING News, j’ai rencontré beaucoup de startups coréennes. Mais l’une des grandes présences, cette année, c’est la ville de Séoul elle-même, via son agence économique. J’ai discuté avec son patron, Kim Hyunwoo (voir notre tour du pavillon Séoul).
J’ai rencontré Kim Hyunwoo, de la Seoul Business Agency, sur le stand de Séoul à VivaTech 2026, à Paris. Interview filmée sur place avec nos confrères d’AVING News, accréditation Le Café Du Geek.
VivaTech 2026, le premier vrai pari de Séoul
VivaTech se tient chaque année à Paris, Porte de Versailles. En dix ans, le salon est devenu un rendez-vous tech majeur. Les entreprises coréennes courent déjà le CES, SLUSH ou SusHi Tech un peu partout dans le monde.
Mais Séoul avait peu de liens avec VivaTech, rappelle Kim Hyunwoo. Or le salon parisien reste, selon lui, une porte d’entrée vers le marché européen. La ville a donc pris une décision nette cette année. Elle a monté un stand et amené 20 entreprises. Pour une première participation d’ampleur, l’ambiance du premier jour l’a marqué.
La SBA, le bras startup de la ville de Séoul
La Seoul Business Agency (SBA) est l’agence publique de promotion économique de la ville de Séoul. Son rôle est d’aider les entreprises locales, des startups aux PME, à se développer. Kim Hyunwoo la dirige.
Sa mission tient en une phrase. Faire passer les jeunes pousses de Séoul d’un horizon local à un horizon mondial. L’agence les accompagne en Corée, puis les pousse vers l’international. VivaTech est l’une des vitrines de cette stratégie.
Vingt startups, surtout IA et robotique
Les 20 startups amenées par la SBA se concentrent surtout sur l’IA et la robotique. Selon l’agence, elles partagent un point commun. Toutes visent clairement le marché européen.
La SBA dit les avoir sélectionnées sur un critère précis. Pas la démonstration de force technologique, mais des solutions immédiatement utilisables par des PME européennes. C’est, selon Kim Hyunwoo, la différence avec un salon comme le CES, où l’enjeu est surtout de montrer le niveau de sa technologie.

L’accompagnement, et le virage vers l’Europe
Sur place, la SBA ne se contente pas d’exposer. Son programme d’open innovation aide les boîtes à lever des fonds en Corée et à s’installer à l’étranger. Au salon, l’agence organise des rendez-vous avec des investisseurs et des acheteurs. Elle pousse aussi ses startups vers les programmes de challenge, à VivaTech comme dans d’autres pays.
Le virage est assumé. Beaucoup d’entreprises coréennes visaient d’abord les États-Unis, explique Kim Hyunwoo. Le contexte international les pousse désormais à regarder vers l’Europe. Le résultat reste modeste, il le reconnaît. Sur les 20 boîtes venues, 9 ont été retenues au VivaTech Challenge.
Un événement l’a marqué, la soirée « Seoul Night » organisée la veille. À la table d’honneur, des groupes d’investisseurs venus de toute l’Europe. Selon lui, beaucoup voulaient rencontrer les entreprises de Séoul, avec un intérêt marqué pour la tech liée à la beauté et aux cosmétiques.
Séoul, du local au global
Pour conclure, Kim Hyunwoo décrit un changement de fond. Longtemps, créer une entreprise à Séoul revenait à viser d’abord le marché local. La ville est aujourd’hui devenue, selon lui, une métropole pleinement mondiale.
Le rôle d’une agence comme la SBA évolue donc. Il s’agit de coopérer avec d’autres villes à l’étranger, d’y envoyer des preuves de concept, et de bâtir pour les startups le réseau international qu’elles ne peuvent pas monter seules. VivaTech 2026 est, pour Séoul, une étape de cette bascule.



