Another Hendrick’s : le gin qui laisse un goût de cacao en bouche

Hendrick’s ne sort pas une nouveauté tous les ans. La maison écossaise vient de lancer Another Hendrick’s, son premier gin permanent depuis près de dix ans. Et cette fois, elle a osé un ingrédient que je n’avais jamais croisé dans un gin : du cacao.
Une nouveauté qui joue la carte du contraste
Le principe, c’est la dualité. Another Hendrick’s se veut le reflet du Hendrick’s Original. Une bouteille entièrement blanche qui répond à la noire historique, deux expressions pensées pour dialoguer. Sous le capot, la base ne bouge pas. On retrouve les deux alambics rares de la maison, ses onze botaniques, et les infusions de rose et de concombre qui font sa signature.
La nouveauté tient à deux ajouts imaginés par Lesley Gracie, la maître distillatrice : du cacao issu de fèves du Guatemala, et de la fleur d’oranger. Au nez, les baies de genévrier restent vives, relevées de notes d’agrumes. En bouche, la structure classique du gin s’enrichit de nuances veloutées de cacao, pour une finale douce et complexe.
Côté chiffres, rien d’extravagant : 41,4 %, 70 cl, et un prix public indicatif de 36,95€. On reste sur le terrain du gin super premium, au même tarif que l’Original. La marque pousse aussi trois cocktails signature, l’Another Spritz, l’Original Spritz et le Sgroppino, un cocktail glacé au sorbet citron.
Mon avis : ce gras de cacao qui ne part plus
La marque m’a envoyé une bouteille pour que je l’essaie. Je l’ai goûtée pure, puis en cocktail. Et honnêtement, ça m’a impressionné. Le gin est d’une rondeur rare, super smooth, avec un goût qui change vraiment sans tomber dans le gadget.
Mais le vrai morceau, c’est l’après. Une fois la gorgée passée, il reste un gras de cacao dans la bouche. Un film gourmand qui s’accroche et qui dure. Le plus fou, c’est que ça tient même en cocktail. Les autres ingrédients s’effacent, et ce parfum exquis reste seul, en bouche. Je n’avais jamais ressenti ça sur un gin.
Le bémol ? Ce profil cacao très marqué ne plaira pas aux puristes du genièvre bien sec. Et à 36,95 €, ce n’est pas la bouteille qu’on vide un mardi soir. Mais pour qui aime les spiritueux qui racontent quelque chose, c’est une vraie curiosité à tester.
La marque m’a fait parvenir une bouteille pour cet article. Comme toujours, ça ne change rien à ce que j’en pense, ni au bémol.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.



