Bong Joon-ho: deux nouveaux projets en préparation

Un des réalisateurs coréens les plus célébrés dans la sphère cinéphile est Bong Joon-ho. Chaque film qu’il réalise réussit à conquérir la presse et les spectateurs. Si son talent était déjà reconnu, il semble avoir atteint une consécration avec son dernier film Parasite, lauréat de la Palme d’OrPourtant, il n’imaginait pas que son film remporterait un tel succès.

Bong Joon-ho en promotion pour Okja

En effet, lors du dernier Festival Lumière de Lyon, il y a un mois de cela, Bong Joon-ho avait confié durant une masterclass que le succès de Parasite « lui échappait ». Il estimait que « le côté cru du film pouvait être gênant pour les spectateurs » et que le film « dérangerait » dans sa manière de traiter le sujet des conséquences du capitalisme sans aucun manichéisme. Il espérait juste que le film « rentre dans ses frais ». L’avenir a eu raison du réalisateur. Le film remportera la Palme d’Or et des critiques dithyrambiques. Il sera également un succès aux box-office (120 millions de dollars pour un budget d’environ 11 millions de dollars).

Deux projets entre la Corée et les pays anglophones

Néanmoins, Bong Joon-ho ne compte pas se reposer sur ses lauriers. En effet, il a annoncé au Festival Lumière, puis dans une récente interview pour le magazine Variety qu’il travaille sur 2 nouveaux projets. L’un sera en langue coréenne et l’autre, en langue anglaise.

Le film en coréen est un projet que le réalisateur a en tête depuis 17 ans. Il le définit comme quelque chose « d’étrange, une sorte de film d’horreur ou un thriller. Ça se passe à Séoul. On verra le paysage coréen, que j’ai envie de disséquer ». Il aura également « des éléments de film d’horreur et d’action ». Le film en anglais, lui, sera « un drame basé sur une histoire vraie qui s’est déroulé en 2016 ». « Je ne sais pas ce qu’il en sera jusqu’à ce que je finisse le script, mais une moitié est censé se dérouler au Royaume-Uni et l’autre, aux États-Unis », dit-il.

Le réalisateur affirme que ces deux films « ne seront pas des gros films, mais plus de la taille de Parasite ou Mother ».

Bong Joon-ho Snowpiercer
Bong Joon-ho sur le tournage de Snowpiercer, le Transperceneige

Une petit problème avec les films de super-héros…

Les studios Marvel engagent souvent des cinéastes indépendants pour les mettre aux commandes de leurs superproductions. Et lorsque Variety demande à Bong Joon-ho s’il serait intéressé de travailler pour Marvel, il leur confie que jamais il ne pourrait s’atteler au film de super-héros. Certains seront rassurés d’entendre que la raison ne se situe pas dans la continuité du débat lancé par Martin Scorsese qui qualifiait les films Marvel d’« attractions ». Non, cette raison est plus personnelle et est pour le moins… surprenante:

« J’ai un problème personnel. Je respecte la créativité que l’on trouve dans les films de super-héros. Mais que ce soit dans la vraie vie ou dans les films, je ne supporte pas les gens qui portent des vêtements moulants. Jamais je ne porterais ce genre de choses et rien que le fait de voir quelqu’un avec des vêtements aussi serrés m’est mentalement très difficile à supporter. Je ne sais pas où regarder et je me sens étouffé. La plupart des super-héros portent des costumes moulants, alors je ne pourrais jamais faire un film de ce genre. Je ne pense pas non plus que quiconque m’offrira une telle proposition. Mais s’il existe un super-héros avec un costume plus carré, pourquoi pas. »

En espérant que Bong Joon-ho règle ce petit problème, n’oubliez pas que Parasite sort en DVD et en Blu-ray le 4 décembre prochain. Une édition collector 4K est également prévue pour le 28 février 2020.