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Nodusfall : HoYoverse débarque en dark fantasy, et surtout sans gacha de personnages

HoYoverse avait gardé sa vraie carte pour la fin. Le 25 août, en ouverture de l’Opening Night Live de la gamescom, le studio a dévoilé Nodusfall. Un jeu d’action coopératif en dark fantasy, sous Unreal Engine 5, qui n’a plus grand chose à voir avec ce qui a fait sa fortune.

Un trailer qui ne ressemble à rien de ce que fait le studio

Exit l’anime coloré de Genshin Impact, Honkai : Star Rail et Zenless Zone Zero. Nodusfall part sur du réaliste et du sombre, avec des créatures gigantesques et une mise en scène qui évoque Elden Ring. Sur le fond, pourtant, le jeu lorgne plutôt du côté de Monster Hunter.

Le joueur incarne un Weaver dans un monde où l’autorité divine s’est effondrée. On forme une escouade, on traque des créatures mythologiques corrompues. Le bestiaire pioche autant dans les mythologies orientales que dans le dragon occidental classique. Abattre les grosses cibles rapporte des ressources, et ces ressources débloquent ensuite compétences et armes. La boucle reste donc lisible : on chasse, on récupère, on améliore, puis on repart chasser plus gros.

À Cologne, le jeu tournait déjà en build presse, avec quatre personnages jouables, deux au corps à corps et deux à distance. Les confrères qui ont pris la manette décrivent des combats plus rapides et plus permissifs que chez FromSoftware. On pouvait d’ailleurs s’y attendre : FromSoftware mise sur la lourdeur et le poids de chaque animation, quand HoYoverse fait exactement l’inverse depuis ses débuts.

Le vrai sujet : pas de gacha sur les personnages

La question a fini par tomber lors d’un entretien sur le stand business de HoYoverse, et le studio a répondu. Nodusfall adoptera un modèle free-to-play pensé sur le long terme, personne ne tirera ses personnages au sort, et le joueur les débloquera en jouant. La monétisation reposera donc sur les cosmétiques. Voilà une bonne nouvelle pour ceux qui privilégient le gameplay et la progression naturelle plutôt que les fioritures. Pour un studio qui a bâti son empire sur les bannières et le pity, ce virage constitue un vrai changement de logiciel.

Une zone grise subsiste malgré tout. Annoncer que les personnages échappent au tirage aléatoire ne dit ni comment le joueur les débloque, ni ce que HoYoverse vendra à côté.

Le procès en plagiat, et pourquoi il me gêne

Autant être transparent : je ne suis pas joueur HoYoverse. Un titre comme celui-ci, sans gacha et avec cette direction réaliste, c’est justement ce qui peut me faire entrer dans le catalogue.

Ce qui m’a moins plu, c’est la vitesse à laquelle la discussion a tourné au tribunal. Pillage, copie, vol. Certaines remarques se tiennent, la créature ailée évoque la seconde phase de Malenia, le guerrier fantomatique à la hache renvoie à l’ombre dorée de Godfrey. Mais on parle d’un trailer de moins de trois minutes, sur un jeu sans date et sans systèmes dévoilés. Juger une oeuvre là-dessus, c’est un peu comme juger un film sur son affiche. Le jeu vidéo tout entier fonctionne à l’inspiration croisée, et FromSoftware ne détient aucun droit sur la dark fantasy. Genshin Impact s’était pris le même procès en 2020 face à Breath of the Wild. À l’époque j’avais cédé à la propagande anti-Genshin, sans la propager pour autant. Avec le recul, je m’abstiens.

Ce qu’il faut en retenir

Pas de date, pas de fenêtre, seul le PC est confirmé. La préinscription est ouverte sur le site officiel. Après Nexus Anima et Petit Planet, Nodusfall est le troisième signal, et peut être le plus fort, que HoYoverse refuse d’être réduit au gacha anime. Il faudra maintenant plus qu’un trailer. On a hâte de voir la suite.

Photo de Leo Llopis

Leo Llopis

Passionné de hardware et de nouvelles technologies, je passe souvent des après-midis ensoleillés à démonter, tester, comparer et faire planter mon PC avant de tout remonter. J’aime bidouiller les composants, optimiser les performances. En parallèle de ça je suis développeur, j'aime aussi beaucoup programmer, du moins, jusqu’à ce qu’il faille vraiment s’y mettre. Bref, ici, on monte des PC sans ranger les câbles et on expérimente des réglages d’overclocking aux résultats douteux !

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