InformatiqueTest

Test – PC portable Asus Zenbook 14 : une ARM de séduction massive

Depuis l’arrivée du MacBook Neo, le marché des PC portables abordables a pris un sacré coup de fouet. Apple a prouvé qu’une puce ARM pouvait offrir légèreté, silence et autonomie sans faire exploser la facture. Côté Windows, Asus répond avec le Zenbook 14 (UX3480QA), animé par un Snapdragon X de Qualcomm. Au programme : un écran OLED de 14 pouces, 1,1 kg sur la balance et un tarif de départ fixé à 799 €. Le public visé ne fait pas de mystère. Asus pense aux étudiants, et plus largement à tous ceux qui veulent un PC qui fonctionne, sans se prendre la tête. Reste à savoir si la recette tient la route avec seulement 8 Go de RAM et 256 Go de stockage.

Notre avis en bref sur l’Asus Zenbook 14

L’Asus Zenbook 14 est un très bon PC portable pour un usage généraliste. Il est léger, joliment fini et son autonomie impressionne. Le Snapdragon X suffit largement pour la bureautique, le web et le streaming, et la compatibilité des applications sous ARM n’est plus un problème. Quelques concessions viennent toutefois ternir le tableau. L’écran OLED reste limité à 60 Hz et 300 nits, ce qui fait tache à ce prix. Et les 256 Go de stockage se remplissent vite. À 799 € en 8 Go, je conseille surtout la version 16 Go à 999 €, idéalement pendant une promotion. Je lui mets un solide 8/10.

Déballage et design : léger, sobre et bien fini

Le déballage va à l’essentiel. Dans le carton, on trouve l’ordinateur, un chargeur USB-C et un peu de documentation. Une fois en main, le Zenbook 14 surprend par sa légèreté : 1,1 kg pour à peine 1,39 cm d’épaisseur. Le capot en Ceraluminium, un mélange de céramique et d’aluminium, arbore une finition mouchetée du plus bel effet. Mon exemplaire joue la carte d’un bleu ardoise très sobre, frappé d’un discret logo « ASUS Zenbook ». La version proposée à la Fnac passe au rose (Komodo Coral), et un coloris beige existe aussi. Franchement, le design compte parmi ses plus gros points forts.

À l’intérieur, la sobriété reste de mise. Le clavier rétroéclairé occupe toute la largeur du châssis et intègre la désormais incontournable touche Copilot. Juste en dessous, un grand pavé tactile laisse de la place aux gestes de Windows. L’ensemble respire la qualité, bien au-delà de ce qu’on attend souvent d’un PC sous la barre des 1 000 €. Petite vigilance toutefois sur le chargeur. Mon exemplaire en contenait un, mais la fiche de la version rose vendue à la Fnac indique « chargeur non inclus ». Mieux vaut donc vérifier avant de commander, quitte à prévoir un chargeur USB-C Power Delivery dans son budget.

L’écran : le bon format, une dalle trop sage

Je viens d’un 13 pouces, et j’ai même connu un 12 pouces par le passé : pour travailler, c’est trop petit. À l’inverse, j’aime beaucoup les 15 ou 16 pouces, mais ils pèsent plus lourd dans le sac. Le 14 pouces représente le vrai juste milieu. Il laisse de la place pour la batterie, garde un poids contenu et offre un écran vraiment exploitable. On n’a pas besoin de coller le nez à la dalle comme un gobelin devant son PC, et il reste assez de place pour poser ses poignets. Côté technique, Asus opte pour une dalle OLED en 1920 x 1200 pixels, au format 16:10. Le contraste est infini, les noirs sont parfaits et la dalle couvre 100 % du DCI-P3, de quoi profiter de ses séries dans de très bonnes conditions.

Écran OLED 14 pouces au format 16:10 de l’Asus Zenbook 14
Une dalle OLED 16:10 superbe, mais limitée à 60 Hz.

Le revers de la médaille se trouve dans la fiche technique. La dalle plafonne à 60 Hz, quand une bonne partie de la concurrence passe désormais à 90 ou 120 Hz. Le défilement des pages web paraît donc moins fluide qu’espéré, malgré un temps de réponse éclair de 0,2 ms. La luminosité, surtout, déçoit : 300 nits seulement, c’est peu. Près d’une fenêtre ensoleillée ou en terrasse, l’image risque vite de manquer de punch. Je veux bien qu’on tire les prix, mais à 800 €, un écran 60 Hz, ça coince. On aurait vraiment aimé une dalle un peu plus performante sur ce modèle.

Performances : le Snapdragon X fait le travail

Sous le capot, on retrouve le Snapdragon X (X1-26-100) de Qualcomm, la puce ARM d’entrée de gamme de la première génération. Elle aligne 8 cœurs cadencés jusqu’à 2,97 GHz, un GPU Adreno intégré et un NPU de 45 TOPS qui ouvre droit aux fonctions Copilot+ PC. Au quotidien, la machine répond bien. Bureautique, navigation web, visioconférence, streaming ou déclaration d’impôts annuelle : pour ce type d’usage, ça passe large. C’est exactement ce qu’on attend d’un PC pensé pour les cours et la maison.

Autocollant Snapdragon X sur le repose-poignets de l’Asus Zenbook 14
Le Snapdragon X de Qualcomm, première génération.

La limite se situe du côté graphique. Le GPU Adreno n’a pas été conçu pour le jeu vidéo, et ça se sent. Un petit jeu indé ou une partie en cloud gaming, pourquoi pas. Mais oubliez les jeux lourds, d’autant que certains titres ne tournent toujours pas sous ARM. Même constat pour le montage vidéo poussé ou la 3D : ce n’est pas son terrain. Il faut des usages bien particuliers pour se heurter à ces limites.

Autonomie et compatibilité : l’ARM a fait sa mue

L’autonomie fait partie des grandes réussites du Zenbook 14. Sa batterie de 50 Wh, couplée à une puce sobre, permet de tenir une longue journée loin de la prise. Asus annonce jusqu’à 30 heures en lecture vidéo et 18 heures en navigation web. Ces chiffres de laboratoire restent optimistes, mais l’endurance est bel et bien excellente à l’usage. Pour un étudiant, ça change tout : plus besoin de guetter la seule prise libre de l’amphi.

Asus Zenbook 14 UX3480 ouvert de face sur un bureau
Une machine pensée pour tenir la journée loin de la prise.

Reste la question qui fâchait il y a encore quelque temps : la compatibilité des applications sous ARM. Bonne nouvelle, elle ne pose quasiment plus de problème. Les logiciels du quotidien tournent nativement ou via l’émulation de Windows, sans qu’on s’en rende compte. Discord, longtemps absent, propose même enfin une version native pour Windows sur ARM. Pour un étudiant, un lycéen ou n’importe quel utilisateur non professionnel, on est bon sur la plupart des applications. Pour des outils très spécifiques, mieux vaut toutefois vérifier avant d’acheter.

Connectique : tout le nécessaire, sans adaptateur

Côté connectique, le Zenbook 14 ne fait pas l’impasse. Sur la tranche gauche, on trouve un port HDMI 2.1, deux USB-C compatibles DisplayPort et recharge, ainsi qu’une prise jack 3,5 mm. La tranche droite accueille un USB-A, toujours pratique pour une vieille clé ou une souris filaire. Le Wi-Fi 6E et le Bluetooth 5.3 répondent aussi présent. La webcam Full HD embarque enfin un capteur infrarouge pour se connecter d’un regard avec Windows Hello. On branche un écran, une clé USB et un casque sans sortir le moindre adaptateur.

Quelques petits manques subsistent tout de même. Il n’y a pas de lecteur de cartes SD, ce qui obligera les photographes en herbe à passer par un adaptateur. Les ports USB-C se limitent aussi à l’USB 3.2, sans USB4 ni Thunderbolt. Rien de rédhibitoire pour le public visé, qui branchera surtout une souris, une clé ou un vidéoprojecteur. Pour une machine à ce prix, la dotation reste très honorable.

Le point faible : 8 Go de RAM et 256 Go de stockage

Le vrai talon d’Achille du Zenbook 14 se cache dans sa configuration d’entrée. 8 Go de RAM sous Windows, ça devient vite juste. Pour peu qu’on ouvre Chrome avec une poignée d’onglets, une visio et un document partagé, la machine risque de saturer. D’autant que la mémoire LPDDR5X est soudée : impossible d’en ajouter plus tard. La version 16 Go coûte 200 € de plus, soit 999 €, et c’est celle que je recommande vraiment. Avec le Black Friday qui approche, ça vaut le coup d’attendre une promotion. Sur toute la durée de vie d’un PC étudiant, ces 8 Go supplémentaires feront la différence.

Le stockage pose un autre problème. Les deux versions se contentent de 256 Go, une capacité vraiment faible en 2026. On sent clairement qu’Asus mise sur un usage en ligne, entre cloud et applications web. Pas question d’installer de gros logiciels, et encore moins un jeu vidéo un peu lourd. Petite consolation, le SSD au format M.2 2280 se remplace, et l’indice de réparabilité grimpe à 9,2. Les plus bricoleurs pourront donc gonfler le stockage plus tard. Mais à ce prix, on aurait préféré ne pas avoir à y penser.

Conclusion : que vaut l’Asus Zenbook 14 ?

L’Asus Zenbook 14 coche presque toutes les cases du PC portable sans prise de tête. Il est léger, beau et son autonomie impressionne. Le Snapdragon X suffit largement pour un usage généraliste, et la compatibilité ARM n’est plus un frein. Seuls l’écran limité à 60 Hz, la RAM un peu courte et le stockage riquiqui viennent nuancer ce beau tableau.

Face au MacBook Neo, lancé à 699 €, il se montre un peu plus cher. En échange, il propose un écran OLED de 14 pouces, plus de ports et l’environnement Windows. Il s’adresse aux étudiants, aux lycéens et à tous ceux qui ont besoin d’un PC qui marche, pour la bureautique, le web et les séries. Si vos usages réclament beaucoup de stockage ou de puissance graphique, passez votre chemin. Pour tous les autres, c’est un excellent choix. Mon conseil : visez la version 16 Go à 999 €, et guettez les promotions de fin d’année.

Test de l'Asus Zenbook 14 799€

L'avis de la rédaction

L’Asus Zenbook 14 réussit son pari : un PC portable léger, élégant et très endurant, pensé pour ceux qui veulent juste que ça marche. Le Snapdragon X gère sans peine la bureautique et le web, et la compatibilité ARM est enfin au rendez-vous. L’écran OLED limité à 60 Hz et 300 nits déçoit un peu à ce prix, tout comme les 256 Go de stockage. Visez la version 16 Go, idéalement en promotion.

  • Design et nomadisme - 9/10
    9/10
  • Performances - 7.5/10
    7.5/10
  • Autonomie - 9/10
    9/10
  • Écran - 6.5/10
    6.5/10
Globalement
8/10
8/10

Pour

  • Léger et très bien fini
  • Superbe contraste OLED
  • Excellente autonomie
  • Connectique complète
  • Compatibilité ARM enfin au point

Contre

  • Écran 60 Hz, 300 nits
  • RAM 8 Go trop juste
  • Seulement 256 Go de stockage
  • Partie graphique limitée
Photo de Maximilien

Maximilien

Passionné de nouvelles technologies, du côté développement informatique comme du côté grand-public, je suis rédacteur pour partager des connaissances à travers des tests et autres articles !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page