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Test NexLawn VIDAR 3000 AWD : le 4×4 des robots tondeuses tient-il ses promesses ?

Le NexLawn VIDAR 3000 AWD assume clairement son look de petit 4×4 de jardin.

Les robots tondeuses ont longtemps imposé un compromis assez frustrant. Les modèles simples nécessitaient un câble périphérique enterré autour de la pelouse ; les plus modernes ont remplacé ce câble par du GPS RTK, mais au prix d’une antenne supplémentaire à installer dans un emplacement suffisamment dégagé. Avec le NexLawn VIDAR 3000 AWD, l’approche change radicalement : pas de câble périphérique, pas d’antenne RTK, mais un LiDAR 3D à 360° associé à une vision stéréo assistée par intelligence artificielle.

Et ce n’est finalement que le début de la fiche technique.

Quatre roues motrices, suspension indépendante, imposants pneus tout-terrain, deux disques de coupe offrant 40 cm de largeur, hauteur réglable électriquement entre 3 et 10 cm, franchissement annoncé jusqu’à 6 cm et capacité théorique à évoluer sur des pentes de 80 %, soit 38,6°. Le VIDAR 3000 AWD ressemble moins à une tondeuse robotisée traditionnelle qu’à un petit véhicule tout-terrain auquel on aurait greffé des lames.

Son allure ne trompe d’ailleurs pas. Avec ses roues largement crantées, sa signature lumineuse rouge et le LiDAR qui domine sa carrosserie noire, le NexLawn possède une vraie personnalité. Mais derrière ce design presque automobile, une question reste beaucoup plus importante : les quatre roues motrices, le LiDAR et toute cette débauche technologique changent-ils réellement l’entretien d’un jardin ?

Après plusieurs semaines d’utilisation sur un jardin résidentiel comportant pelouse, bordures, obstacles fixes et zones dont la densité de gazon varie fortement, le VIDAR 3000 AWD montre surtout qu’un robot tondeuse premium ne se juge plus uniquement sur sa capacité à couper de l’herbe. La qualité de navigation, l’autonomie, la facilité de paramétrage et surtout le nombre d’interventions humaines évitées deviennent au moins aussi importants que les lames elles-mêmes.

NexLawn VIDAR 3000 AWD : fiche technique

Le VIDAR 3000 AWD occupe une position très haut de gamme dans la jeune gamme NexLawn. Il est dimensionné pour des surfaces atteignant 3 000 m² et reprend la technologie NexDetect 2.0 de la marque en lui ajoutant une plateforme 36 V, une transmission intégrale et deux disques de coupe.

CaractéristiqueNexLawn VIDAR 3000 AWD
Surface maximale annoncée3 000 m²
NavigationNexDetect 2.0
CapteursLiDAR 3D 360° + vision stéréo IA
Fil périphériqueNon
Antenne RTKNon
Transmission4 roues motrices
Motorisation4 moteurs de moyeu + suspension
Largeur de coupe40 cm
Système de coupeDeux disques
Hauteur de coupe30 à 100 mm, réglage électrique
Coupe des borduresNexTrim, moins de 3 cm
Pente maximale annoncée80 % / 38,6°
Franchissement vertical annoncé6 cm
Batterie36 V – 7,5 Ah
Énergie243 Wh
Autonomie annoncée100 à 120 min
Rechargeenviron 90 min
ÉtanchéitéIPX6
AntivolSuivi temps réel, alarme hors carte, détection de levage
AirTagEmplacement prévu
Services connectés5 ans inclus
Prix constaté en Franceenviron 2 499 €
Quatre roues motrices, pneus très crantés et signature lumineuse : le VIDAR ne cherche pas la discrétion.

NexLawn annonce notamment une batterie de 243 Wh, une autonomie de tonte de 100 à 120 minutes et environ 90 minutes de recharge. Le tarif constaté auprès de revendeurs français tourne actuellement autour de 2 499 euros, ce qui ne laisse aucun doute sur le positionnement premium du produit. 

Design : un véritable petit 4×4 de jardin

Un robot qui assume son gabarit

Le châssis NexDrive AWD et les imposants pneumatiques donnent au VIDAR une vraie allure tout-terrain.

Certains robots tondeuses cherchent à disparaître dans le jardin. Le VIDAR 3000 AWD fait exactement l’inverse.

La carrosserie noire très anguleuse, la longue bande lumineuse rouge située à l’avant, l’imposant bouton d’arrêt d’urgence et surtout les quatre pneus crantés donnent immédiatement l’impression d’un engin destiné à travailler sur autre chose qu’une pelouse parfaitement plane.

Les roues arrière adoptent un dessin tout-terrain classique, tandis que les roues avant utilisent une architecture omnidirectionnelle composée de multiples rouleaux. Ce choix visuel particulièrement spectaculaire répond à une problématique bien réelle : permettre au robot de changer de direction sans avoir à faire glisser brutalement ses pneus latéralement sur le gazon.

C’est un point important avec un robot aussi lourd et puissant. Les demi-tours répétés d’un engin conventionnel peuvent finir par marquer les zones utilisées fréquemment, notamment autour de la station de recharge ou aux extrémités des trajectoires.

NexLawn associe ces roues à une suspension indépendante destinée à conserver le contact avec le sol lorsque le terrain présente bosses, creux ou différences de niveau.

Le LiDAR trône au sommet

NexDetect 2.0 combine vision stéréo et LiDAR 3D pour cartographier le terrain sans antenne RTK.

Sur la partie supérieure apparaît l’un des éléments les plus importants de l’appareil : son LiDAR.

Contrairement à certains robots dont les capteurs restent discrets derrière la carrosserie, le VIDAR affiche clairement son système de navigation. NexDetect 2.0 combine ce LiDAR 3D à 360° avec une vision stéréo afin de comprendre l’environnement sans dépendre d’un signal satellite RTK.

Dans un jardin comportant arbres, murs, maison ou végétation dense, ce choix technologique est particulièrement intéressant : la capacité à se positionner ne dépend pas directement d’une visibilité parfaite vers le ciel.

Installation : enfin un robot tondeuse sans chantier dans le jardin

La station constitue l’essentiel de l’installation physique : aucun câble périphérique ni antenne RTK n’est nécessaire.

Ni câble périphérique, ni antenne RTK

C’est probablement la première grande victoire du VIDAR.

L’installation d’un robot tondeuse traditionnel pouvait autrefois commencer par plusieurs heures de travail : dérouler le câble autour de la pelouse, l’enfouir ou le fixer au sol, contourner chaque massif, puis revenir modifier le tracé au moindre problème.

Les modèles RTK ont largement amélioré la situation, mais ils demandent encore de positionner une antenne avec suffisamment de visibilité sur le ciel.

Ici, rien de tout cela n’est nécessaire.

NexDetect 2.0 utilise directement les données du LiDAR et des caméras pour comprendre l’espace qui entoure le robot. NexLawn annonce une cartographie automatique assistée par IA, avec la possibilité de corriger ensuite les limites et les zones depuis l’application.

Le résultat est surtout beaucoup moins intimidant pour un premier achat. La station de recharge doit évidemment être correctement installée et alimentée, mais le jardin ne subit aucune modification permanente.

La cartographie automatique change réellement l’expérience

Lors de la première prise en main, le robot analyse son environnement afin de construire sa carte.

L’intérêt d’un système de ce type apparaît rapidement : les limites peuvent être ajustées logiciellement. Une zone de tonte trop large, un massif à protéger ou une portion qu’il faut exclure ne nécessitent aucun déplacement physique de câble.

L’application permet ensuite d’ajouter des zones interdites, des couloirs de transit ou différents secteurs de tonte.

Le VIDAR 3000 AWD accepte également deux cartes indépendantes, pratique lorsque deux pelouses sont séparées ou lorsqu’un jardin avant et un jardin arrière ne sont pas directement accessibles l’un depuis l’autre.

Navigation NexDetect 2.0 : le LiDAR plutôt que le GPS

Voir le jardin en trois dimensions

La vision stéréo travaille avec le LiDAR pour identifier les limites et les obstacles présents sur la pelouse.

NexLawn affirme que son système reconnaît plus de 300 types d’obstacles mobiles ou fixes. La détection associe le nuage de points produit par le LiDAR à la vision stéréo afin de différencier ce qui appartient réellement au terrain de ce qui doit être contourné. 

L’intérêt pratique est évident.

Une fontaine, un arbre, un meuble de jardin ou un objet laissé temporairement dans l’herbe ne devraient pas obliger à redessiner la carte. Le robot adapte sa trajectoire puis retrouve son parcours initial.

Sur le terrain de test, avec des obstacles permanents intégrés directement dans la pelouse, cette capacité à circuler sans fil périphérique autour de chaque élément change complètement la perception du robot tondeuse.

Il ne donne plus l’impression de suivre aveuglément un périmètre. Il comprend progressivement l’organisation du jardin.

Une tonte organisée plutôt qu’aléatoire

Les premières générations de robots tondeuses passaient parfois des heures à parcourir un jardin en rebondissant plus ou moins aléatoirement d’une limite à l’autre.

Le VIDAR travaille selon des trajectoires structurées, notamment en forme de U. Une fois un secteur terminé, les lignes de tonte présentent un aspect ordonné beaucoup plus proche du travail obtenu avec une tondeuse traditionnelle. NexLawn prévoit également des motifs personnalisables depuis l’application.

Ce fonctionnement possède deux avantages.

Le premier est esthétique : une pelouse tondue suivant des lignes cohérentes paraît immédiatement mieux entretenue.

Le second est pratique : réduire les déplacements inutiles améliore mécaniquement la couverture et l’utilisation de la batterie.

NexDrive AWD : les quatre roues motrices sont-elles vraiment utiles ?

Pas seulement un argument marketing

Le sigle AWD est probablement l’élément qui distingue le plus clairement le VIDAR 3000 de nombreux robots tondeuses concurrents.

Les quatre roues disposent de leur propre entraînement et travaillent avec la suspension afin de conserver la motricité sur un terrain irrégulier. NexLawn annonce la capacité à gravir une pente de 80 %, soit 38,6°, et à franchir verticalement des obstacles atteignant 6 cm. 

Ces chiffres représentent naturellement des capacités maximales constructeur et non la pente sur laquelle il faudrait volontairement installer le robot au quotidien.

Mais la réserve mécanique qu’ils traduisent est particulièrement rassurante.

Sur une pelouse réelle, les difficultés ne prennent pas forcément la forme d’une immense côte parfaitement régulière. Ce sont souvent une petite dépression, une racine, un trou laissé par la sécheresse, une bordure imparfaite ou un changement brutal de niveau qui immobilisent un robot pourtant très performant sur le papier.

Le VIDAR donne justement l’impression d’avoir été pensé autour de ces imperfections.

Des roues qui paraissent presque disproportionnées… jusqu’à ce que le terrain se dégrade

Le test a été réalisé sur une vraie pelouse, avec variations de densité, irrégularités et obstacles permanents.

Les imposants crampons sont particulièrement visibles sur les photos. Leur intérêt ne se limite pas à l’esthétique tout-terrain.

Lorsque l’herbe devient humide, que le sol est meuble ou qu’une roue rencontre une petite dépression, disposer de quatre points de traction permet de limiter les situations où le robot commence à patiner.

C’est probablement sur un terrain accidenté que le supplément de prix de cette version AWD devient le plus facile à défendre.

Sur une pelouse rectangulaire absolument plane, une partie importante de cette sophistication restera inutilisée.

Deux disques de coupe et 40 cm de largeur : la puissance ne suffit pas

Une vraie largeur de travail

Sous le robot, NexLawn utilise deux disques de coupe plutôt qu’un plateau unique. Ensemble, ils offrent 40 cm de largeur de travail.

Sur un robot conçu pour travailler jusqu’à 3 000 m², cette valeur est essentielle.

Une largeur trop faible multiplierait les allers-retours et rendrait difficile l’entretien régulier d’une grande pelouse. Ici, le robot couvre une bande nettement plus importante à chaque passage.

La plateforme 36 V doit également alimenter l’ensemble des moteurs du robot, NexLawn indiquant qu’elle fournit simultanément l’énergie à sept moteurs. 

Des plateaux flottants pour protéger la pelouse

Les deux disques sont montés sur un système auto-flottant.

L’idée est que les lames puissent suivre de petites variations de hauteur du terrain au lieu de rester rigidement placées à la même position par rapport au châssis. 

Sur une pelouse parfaitement nivelée, la différence paraît anodine.

Sur un terrain réel comportant bosses et creux, elle devient beaucoup plus pertinente : le robot risque moins de « scalper » une petite bosse en coupant brutalement le gazon beaucoup plus court à cet endroit.

Hauteur de coupe : de 3 à 10 cm directement depuis l’application

La hauteur peut être réglée électriquement de 30 à 100 mm. 

Aucune molette mécanique ne doit être manipulée sous le robot.

Cette amplitude particulièrement large rend le VIDAR compatible avec des stratégies de tonte très différentes : gazon relativement court en pleine saison, hauteur plus importante lors des périodes de chaleur ou entretien plus prudent à l’approche de l’automne.

L’application propose d’ailleurs une logique saisonnière, avec des programmes adaptés au printemps/été et à l’automne/hiver.

C’est un détail logiciel, mais il reflète assez bien l’évolution des robots tondeuses : l’objectif n’est plus simplement de lancer une machine tous les jours à la même hauteur pendant six mois.

NexTrim : peut-on enfin ranger le coupe-bordure ?

Pas totalement.

Mais NexLawn s’attaque à l’un des défauts historiques des robots tondeuses : les quelques centimètres d’herbe systématiquement laissés contre les bordures.

Le système NexTrim permet au VIDAR de couper à moins de 3 cm de certaines limites.

C’est particulièrement efficace lorsque la bordure est régulière et accessible au robot. Il peut suivre une terrasse, une allée ou une séparation relativement nette tout en rapprochant fortement son système de coupe.

Restera néanmoins toujours des zones impossibles à atteindre : angles rentrants, contours très étroits, éléments contre lesquels le châssis ne peut pas s’approcher suffisamment.

Il serait donc excessif de prétendre que NexTrim rend totalement inutile un coupe-bordure.

En revanche, la fréquence des finitions manuelles peut être considérablement réduite, ce qui est finalement beaucoup plus important.

L’application : le véritable centre de contrôle du VIDAR

L’écran intégré donne accès aux fonctions essentielles, tandis que les réglages permettent d’ajuster la tonte, l’évitement des obstacles ou encore la protection contre la pluie.

Une machine aussi sophistiquée dépend énormément de la qualité de son application.

C’est elle qui permet notamment de modifier :

  • les cartes et leurs limites ;
  • les zones de tonte ;
  • les zones interdites ;
  • la hauteur de coupe ;
  • les programmes ;
  • les motifs de tonte ;
  • les réglages de détection des obstacles ;
  • le suivi de l’activité du robot.

Le constructeur met également en avant des fonctions de contrôle intelligent, de personnalisation des motifs et de détection météorologique. 

Dans le cas du VIDAR, cette profondeur de réglage a réellement du sens. Un terrain de 2 000 ou 3 000 m² n’est généralement pas homogène : une partie peut pousser plus vite, une autre rester longtemps à l’ombre et une troisième nécessiter une hauteur différente.

La possibilité d’adapter les paramètres par zone permet d’éviter de traiter tout le jardin comme un immense rectangle identique.

Des programmes saisonniers bienvenus

Le VIDAR propose également des programmes saisonniers adaptés aux différents rythmes de croissance du gazon.

L’interface propose notamment des programmes Printemps & Été et Automne & Hiver.

L’idée est pertinente.

La croissance du gazon, son besoin en hauteur et sa résistance à la coupe changent énormément au fil des mois. Automatiser une partie de ces ajustements permet d’exploiter réellement le robot comme un outil d’entretien plutôt que comme une simple tondeuse autonome.

Détection météo et capteur de pluie : laisser tondre ou attendre ?

Le capteur de pluie apparaît directement sur la partie supérieure de la machine, tandis que NexLawn mentionne également une fonction de Weather Sensing dans ses caractéristiques. 

Le VIDAR est certifié IPX6, ce qui permet à sa structure de supporter l’eau et simplifie aussi son nettoyage. 

Cela ne signifie pas pour autant qu’il est toujours souhaitable de tondre sous une forte pluie.

L’herbe humide se coupe moins proprement, peut davantage coller aux éléments de coupe et un terrain détrempé augmente inutilement le risque de marquage.

La surveillance de la météo doit donc être comprise non comme une question de survie du robot, mais comme une fonction destinée à améliorer la qualité de tonte et à protéger le terrain.

Autonomie : 100 à 120 minutes pour une recharge de 90 minutes

La batterie 36 V de 7,5 Ah représente une capacité énergétique de 243 Wh.

NexLawn annonce entre 100 et 120 minutes de tonte par charge et environ 90 minutes pour retrouver une batterie pleine. 

Avec une capacité de travail maximale de 3 000 m², le robot n’a évidemment pas vocation à terminer les plus grands terrains en une seule session.

Il travaille par cycles.

Lorsque le niveau de batterie devient insuffisant, le VIDAR retourne à sa base, se recharge puis peut reprendre la tonte depuis le point où il s’était arrêté.

C’est précisément pour cette raison que la qualité de navigation importe autant : un robot capable de savoir exactement ce qui a déjà été tondu évite de recommencer inutilement une partie du jardin après chaque recharge.

Bruit : un des grands avantages du robot tondeuse

La tonte robotisée possède un avantage évident face à une tondeuse thermique : le niveau sonore.

Les moteurs électriques et les petites lames rotatives travaillent sans produire le vacarme associé à un moteur à essence. NexLawn met d’ailleurs en avant un fonctionnement silencieux parmi les fonctions de la gamme. 

Dans un jardin résidentiel, cet aspect change réellement les habitudes.

Il devient possible de laisser le robot travailler pendant une longue période sans que le jardin entier semble occupé par une tondeuse.

Cela ne dispense évidemment pas de respecter les règles locales relatives aux nuisances sonores, mais la différence avec une tondeuse classique est considérable.

Obstacles, animaux et sécurité : l’IA ne dispense pas de prudence

NexLawn annonce la reconnaissance de plus de 300 catégories d’obstacles grâce à NexDetect 2.0.

La combinaison LiDAR + vision donne au robot une vision beaucoup plus riche de son environnement qu’un simple capteur de choc.

Pour autant, aucun système de vision ne doit servir d’excuse pour laisser volontairement de petits objets dangereux au milieu de la pelouse.

Un jouet très fin, un câble, un tuyau de faible diamètre ou un petit objet partiellement caché dans une herbe haute peuvent toujours poser problème.

La meilleure stratégie reste donc la même : laisser le jardin globalement dégagé, puis utiliser les fonctions d’évitement comme une sécurité supplémentaire, et non comme une autorisation à transformer la pelouse en parcours d’obstacles.

Antivol : géolocalisation, alarme et emplacement pour AirTag

À près de 2 500 euros, la question du vol ne peut pas être traitée comme un détail.

NexLawn intègre plusieurs protections : suivi en temps réel via ses services connectés, alarme lorsqu’il quitte sa carte, notification en cas de soulèvement et emplacement prévu pour un Apple AirTag. 

Le VIDAR 3000 AWD bénéficie par ailleurs de cinq ans de services Link inclus. 

L’emplacement AirTag est une idée particulièrement simple mais pertinente : elle permet d’ajouter une seconde solution de localisation qui ne dépend pas directement de l’infrastructure du constructeur.

L’AirTag lui-même n’est toutefois pas fourni.

Nettoyage : l’IPX6 évite la corvée

Un robot tondeuse finit nécessairement couvert de poussière, d’herbe coupée et de terre.

La certification IPX6 permet de faciliter considérablement son entretien.

La partie inférieure mérite naturellement l’attention principale : les deux plateaux doivent rester libres afin que les lames puissent pivoter correctement et les résidus accumulés autour des roues ou de la suspension doivent être retirés régulièrement.

Comme toujours avec un robot tondeuse, une petite maintenance répétée vaut mieux qu’un grand nettoyage après plusieurs mois d’accumulation.

Le vrai intérêt du VIDAR 3000 AWD : les jardins imparfaits

C’est probablement le point le plus important de ce test.

Si la pelouse forme un rectangle de 400 m² parfaitement horizontal, sans arbre, sans massif et sans irrégularité de terrain, le VIDAR 3000 AWD est surdimensionné.

Il saura naturellement entretenir cette pelouse, mais la majorité des technologies qui justifient son tarif ne seront jamais réellement exploitées.

Le produit prend une autre dimension lorsque le jardin présente :

des pentes, des bosses, des arbres, différentes zones, des obstacles fixes, des passages moins réguliers ou simplement une surface suffisamment grande pour rendre les blocages particulièrement pénibles.

C’est dans ces situations que les quatre roues motrices, la suspension, le LiDAR et les deux disques cessent d’être des éléments de fiche technique pour devenir de vrais outils.

Autrement dit, plus le jardin est imparfait, plus le VIDAR devient pertinent.

NexLawn VIDAR 3000 AWD : pour qui, et pour qui non ?

Le VIDAR 3000 AWD s’adresse avant tout aux propriétaires de grands terrains et de jardins dont la géométrie ou le relief dépassent les capacités d’un robot tondeuse basique.

Il est particulièrement pertinent lorsqu’un terrain présente des pentes importantes ou des zones accidentées, lorsqu’il faut éviter une antenne RTK ou lorsqu’une installation par câble périphérique paraît totalement disproportionnée.

Les utilisateurs qui apprécient les réglages poussés trouveront également dans l’application un niveau de personnalisation cohérent avec le positionnement premium.

À l’inverse, pour une petite pelouse plane, son tarif, son gabarit, ses quatre roues motrices et ses 40 cm de coupe sont objectivement excessifs.

Le meilleur produit n’est pas celui qui possède le plus de technologie. C’est celui dont la technologie répond réellement aux contraintes du terrain.

Verdict : faut-il acheter le NexLawn VIDAR 3000 AWD ?

Le NexLawn VIDAR 3000 AWD donne presque l’impression que les robots tondeuses ont changé de catégorie.

La suppression du câble périphérique est déjà appréciable, mais le véritable intérêt vient de l’absence d’antenne RTK. Le LiDAR 3D et la vision stéréo permettent au robot de construire directement sa compréhension du jardin, tandis que la transmission intégrale lui donne les moyens physiques d’aller là où son logiciel lui demande d’aller.

Les deux aspects fonctionnent donc ensemble : une excellente navigation n’aurait que peu d’intérêt si le robot restait bloqué sur la première irrégularité du terrain, et quatre roues motrices seraient largement inutiles avec une navigation approximative.

La largeur de coupe de 40 cm, les doubles plateaux flottants, le réglage électrique entre 3 et 10 cm et NexTrim complètent un ensemble pensé pour réduire autant que possible les interventions humaines. La batterie de 243 Wh et la reprise automatique après recharge permettent quant à elles de gérer de grandes surfaces sans transformer l’utilisateur en surveillant de tondeuse.

Tout n’est évidemment pas parfait.

À environ 2 499 euros, le VIDAR 3000 AWD représente un investissement important. Son gabarit et ses capacités sont également totalement disproportionnés pour les petites pelouses. Et même NexTrim ne supprimera jamais complètement les quelques finitions manuelles dans les angles les plus compliqués.

Mais dès que le jardin devient grand, irrégulier ou difficile, ces réserves changent de poids.

Le VIDAR 3000 AWD n’est pas le robot tondeuse qu’il faut acheter pour une pelouse facile. C’est précisément celui qui devient intéressant lorsque la pelouse ne l’est plus !

Revue du NexLawn VIDAR 3000

Résumé

Découvrez le NexLawn VIDAR, un robot tondeuse innovant sans câble périphérique ni antenne. Profitez d’une technologie avancée.

  • Navigation & autonomie - 9.5/10
    9.5/10
  • Motricité & franchissement - 9.7/10
    9.7/10
  • Qualité de tonte & polyvalence - 9.2/10
    9.2/10
  • Rapport qualité-prix - 8/10
    8/10
Globalement
9.1/10
9.1/10

Pour

  • Navigation LiDAR 3D sans câble ni antenne RTK, simple à installer et particulièrement adaptée aux jardins complexes.
  • Quatre roues motrices et suspension, avec une capacité tout-terrain très supérieure à celle d’un robot classique.
  • Double système de coupe de 40 cm, efficace sur les grandes surfaces et associé à NexTrim pour limiter les finitions.
  • Application très complète, avec gestion des zones, hauteur électrique, programmes saisonniers, cartes et fonctions antivol.

Contre

  • Prix élevé, autour de 2 500 euros.
  • Totalement surdimensionné pour les petites pelouses planes, où les avantages du système AWD seront peu exploités.
  • Finitions manuelles encore nécessaires sur certaines bordures ou angles malgré NexTrim.
  • Gabarit imposant, à prendre en compte pour la station et les passages réellement étroits.
Photo de Benjamin

Benjamin

Juriste de métier mais Geek de passion, je vous partage toutes mes plus belles découvertes Tech à travers mes articles.

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