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Test – City Hunter : le retour de Nicky Larson sur Switch, entre nostalgie et difficulté corsée

Il y a des retours qu’on n’attendait plus vraiment. Et pourtant, en ce début d’année 2026, City Hunter – connu chez nous sous le nom de Nicky Larson – refait surface sur Nintendo Switch dans une version remasterisée. Un jeu sorti à l’origine en 1990 sur PC Engine, resté longtemps une curiosité japonaise, et qui revient aujourd’hui avec quelques améliorations… mais aussi ses défauts d’époque.

Alors, simple madeleine de Proust pour fans hardcore ou vraie bonne surprise rétro ? J’ai pris le temps d’y jouer, en explorant notamment ses différents modes de difficulté. Et clairement, tout ne se vaut pas.

City Hunter, un jeu d’action rétro pur jus

City Hunter, c’est du run & gun à l’ancienne, sans fioritures. On incarne Ryô Saeba, nettoyeur de Shinjuku, qui traverse des niveaux en 2D remplis d’ennemis à abattre. Le gameplay est simple en apparence : tirer, avancer, esquiver… mais aussi explorer.

Car le jeu ne se limite pas à de l’action pure. Chaque niveau fonctionne comme une sorte de petit labyrinthe dans lequel il faut progresser en trouvant des clés, en discutant avec des personnages et en ouvrant les bonnes portes dans le bon ordre. Cette mécanique donne une petite dimension enquête plutôt agréable sur le papier, mais elle peut aussi ralentir le rythme et générer quelques moments de flottement.

On est clairement face à une expérience très marquée par son époque. Même avec les ajustements apportés par cette version remasterisée, une certaine rigidité se fait encore sentir.

Une version remasterisée qui joue sur les modes de difficulté

L’un des éléments les plus intéressants de cette sortie sur Switch réside dans ses différents modes de jeu. On n’est pas face à un simple portage, mais bien à une version qui propose plusieurs manières d’aborder l’aventure.

Et c’est justement dans cette approche que le jeu révèle toute sa personnalité, car selon le mode choisi, l’expérience peut changer du tout au tout.

Mode normal : une expérience plus fluide et accessible

Le mode normal, qui correspond en réalité à la version améliorée du jeu, est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Il corrige une bonne partie des défauts du titre d’origine en rendant les contrôles plus réactifs et l’ensemble beaucoup plus fluide.

Résultat, on profite d’une expérience plus agréable, qui conserve le charme rétro sans tomber dans la frustration permanente. Les ennemis restent présents, les combats demandent un minimum de précision, mais le jeu ne devient jamais injuste.

On avance donc avec plaisir, en prenant le temps de découvrir les niveaux et leurs petites subtilités. La progression se fait naturellement, même si quelques allers-retours peuvent parfois casser le rythme.

La durée de vie reste modeste, avec seulement quelques heures pour venir à bout de l’aventure, mais cela correspond finalement assez bien à l’esprit arcade du titre.

Mode difficile : une transformation radicale

Dès que l’on bascule en mode difficile, le jeu change complètement de visage. Il ne s’agit pas simplement d’une augmentation de la difficulté classique, mais d’une véritable relecture du gameplay.

Les ennemis deviennent plus résistants, leur placement est modifié, leur comportement se montre plus agressif, et les affrontements demandent une précision nettement plus élevée. Même les boss gagnent en intensité, transformant certains passages en véritables épreuves.

Cette version propose également du contenu supplémentaire, ce qui pourrait séduire les joueurs en quête de challenge. Mais dans les faits, l’expérience devient rapidement beaucoup plus exigeante, voire brutale.

Le moindre faux mouvement est sanctionné, et certaines situations peuvent donner l’impression d’être injustes. Cela s’explique en partie par le gameplay d’origine, qui n’a pas été conçu pour une telle exigence. Les hitboxes parfois approximatives et la rigidité des déplacements viennent accentuer cette sensation.

On se retrouve alors face à un jeu qui demande une grande patience, au point de basculer par moments dans une logique de répétition et d’essais successifs.

Deux visions du même jeu

Ce qui est intéressant avec City Hunter sur Switch, c’est justement ce contraste entre ses deux modes principaux. Le mode normal propose une expérience fidèle mais modernisée, agréable à parcourir et accessible, tandis que le mode difficile transforme le jeu en un défi nettement plus intense.

Dans un cas, on profite d’un jeu rétro bien remis au goût du jour. Dans l’autre, on découvre une version plus exigeante, parfois à la limite de ce que le gameplay peut supporter.

C’est cette dualité qui fait à la fois la force et la faiblesse du titre. Elle permet à chacun de trouver son compte, mais elle met aussi en lumière les limites d’un jeu conçu il y a plus de trente ans.

Un contenu pensé pour les fans

Au-delà de ses modes de jeu, cette version Switch propose également plusieurs éléments qui devraient ravir les fans de la licence. On retrouve notamment la possibilité de choisir entre les noms japonais et la version française de l’anime, ce qui renforce clairement l’aspect nostalgique.

Les musiques emblématiques sont également de la partie, tout comme une galerie d’images et quelques options de confort modernes, comme la sauvegarde à la volée ou encore la possibilité de revenir en arrière pour corriger une erreur.

Ces ajouts ne révolutionnent pas l’expérience, mais ils apportent un vrai plus pour ceux qui ont grandi avec Nicky Larson.

Un jeu qui assume son âge

Difficile toutefois d’ignorer les limites du titre. City Hunter reste un jeu court, parfois répétitif, et techniquement très daté. Certaines mécaniques peuvent sembler archaïques, et le rythme n’est pas toujours bien équilibré.

Mais en contrepartie, il dégage un charme particulier. Celui d’une époque où les jeux allaient à l’essentiel, où chaque niveau avait sa propre identité, et où la difficulté faisait partie intégrante de l’expérience.

Ma conclusion sur City Hunter

J’ai clairement pris plus de plaisir en mode normal, qui offre une expérience cohérente et agréable du début à la fin. Le mode difficile, en revanche, m’a laissé un sentiment plus mitigé. Non pas parce qu’il est exigeant, mais parce qu’il met en évidence les limites du gameplay.

Cela reste néanmoins une proposition intéressante pour les joueurs en quête de challenge, à condition d’accepter une certaine dose de frustration.

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City Hunter XYZ Edition Nintendo Switch
City Hunter XYZ Edition Nintendo Switch
Revue sur le jeu City Hunter

Résumé

City Hunter sur Nintendo Switch est un retour aussi surprenant qu’imparfait. Il ne s’adresse pas à tout le monde, mais il saura toucher les amateurs de rétro et les fans de la licence.
Entre une expérience accessible et modernisée et une version beaucoup plus exigeante, le jeu propose deux façons bien distinctes de redécouvrir cette œuvre culte.
Un titre à essayer, surtout par curiosité… mais en gardant en tête qu’il s’agit avant tout d’un jeu d’une autre époque.

  • Graphisme - 6/10
    6/10
  • Bande son - 7/10
    7/10
  • Jouabilité - 8/10
    8/10
  • Durée de vie - 5/10
    5/10
Globalement
6.5/10
6.5/10

Pour

  • Une adaptation fidèle qui respecte l’œuvre originale
  • Le mode normal agréable et bien modernisé
  • Le contenu bonus et la touche nostalgique réussie

Contre

  • Une durée de vie très courte
  • Un gameplay daté qui montre ses limites
  • Un mode difficile parfois frustrant et déséquilibré
Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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