[Test] Dark Souls III – Une conclusion en apothéose

Initiée en 2010, la saga des Souls créée par Hidetaka Miyazaki est une curiosité, une pétale de fleur de couleur étrange au beau milieu d’un champ de blé. A l’heure où les plus gros éditeurs simplifient au maximum leurs licences les plus juteuses, le studio japonais From Software a décidé de nager à contre-courant, s’inspirant des RPG d’antan où de la difficulté naissait un sentiment d’accomplissement. L’exclusivité PS3 Demon’s Souls était un pari fou, une prise de risque inestimable, mais qui a su trouver un écho chez les joueurs lassés par la casualisation massive que subissait le monde du jeu vidéo. Dark Souls transforme l’essai un an plus tard en permettant aux joueurs Xbox 360 et PC de s’essayer à la licence. La communauté grandit toujours plus avec Dark Souls II, et impose même Bloodborne, exclusivité PS4, comme l’un des best-seller de l’année 2015. Il est temps pour la saga de trouver son point final avec ce troisième opus qui se veut le plus abouti et le plus complet. Après plus d’une cinquantaine d’heures de jeu, le résultat est sans appel : Dark Souls III est à la hauteur de la saga qu’il conclue, magistral !

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Dark Souls est une saga encourageant la curiosité, l’exploration et la prise de risques. Le level-design y est tortueux, les ennemis sont redoutables et vous êtes faible… Soyons clair, vous allez mourir un paquet de fois. Ce sera rageant! Vous allez croiser des monstres tout droit sortis des enfers, les combattre et vous imaginer qu’il est tout simplement impossible de les vaincre… Ce sera déstabilisant! Mais vous apprendrez de vos erreurs, la mort sera votre fardeau, mais aussi votre conseillère, et vous sortirez vainqueur. Ce sera gratifiant! Si il y a bien une chose à retenir de Dark Souls III c’est que sa difficulté n’est pas là pour décourager, elle dynamise le gameplay, rend chaque combat réellement épique, et anime le joueur d’une furieuse envie de réussite en acquérant toujours plus de puissance.

L’univers du jeu lui-même ne prend personne par la main, la compréhension de l’histoire passe en petite partie par les dialogues avec les personnages rencontrés, mais aussi et surtout en lisant les descriptions d’objets que le joueur récupère tout au long de son aventure. Notez au passage qu’il n’est pas nécessaire d’avoir joué aux deux précédents jeux pour comprendre celui-ci, même si les références sont nombreuses et ne seront visibles que par les vétérans de la saga de From Software. Sur ce point, on sent bien le retour d’Hidetaka Miyazaki à la réalisation (absent du développement de Dark Souls II), puisque ce 3ème opus fait davantage que des clins d’œil au 1er jeu et y fait intervenir des personnages déjà rencontrés par le passé. On laissera bien sûr aux fans la surprise quant à leur identité.

Comme dans tout RPG qui se respecte, le jeu vous offre l’opportunité de créer votre personnage de manière assez complète. Vous pourrez ainsi choisir sa taille, sa corpulence, sa coiffure, son âge et même la taille de son nez. Puis vient le choix de la classe de départ parmi dix : le chevalier, le mercenaire, le guerrier, le hérault, le clerc, le pyromancien, le sorcier, l’assassin, le voleur ou le mendiant. Notez que dans Dark Souls rien n’est figé, vous pouvez très bien opter pour un pyromancien au départ et orienter vos prises de niveau vers un sorcier ou un guerrier, de quoi garantir d’innombrables possibilités en termes de builds.

Le gameplay du jeu repose essentiellement sur de l’exploration, du farming d’âmes (pour prendre des niveaux et acheter des objets), du loot d’équipements, de la chasse au trésor, et de l’affrontement de boss. Concernant ces derniers, ils sont l’immense point fort du titre tant chaque duel est d’une intensité sans égale, une très bonne chose quand on sait que Dark Souls II avait un peu pêché sur ce point. Chaque boss a un moveset bien à lui et il faudra souvent plusieurs tentatives avant de parvenir à les occire. De plus, à l’instar d’une partie des boss de Bloodborne, Miyazaki a eu la bonne idée d’inclure pour chacun d’eux une seconde phase plus difficile. Comprenez par là qu’une fois la barre de vie d’un boss vidée de moitié, c’est là que les choses sérieuses commenceront… Peu importe la manière dont vous les affronterez, chaque affrontement restera dans les mémoires de celui qui en sera sorti vivant.

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Votre fidèle serviteur Oniclem attend son prochain combat !

Autre point fort du titre : son level-design. Les zones se suivent mais sont interconnectées les unes aux autres. Il n’est pas rare de tomber sur une porte fermée à clé, et vous retrouver de l’autre côté trois zones plus tard. Grimpez sur une tour en hauteur et vous apercevrez des endroits déjà visités, et potentiellement ce qui vous attend plus loin. On retrouve donc cette cohérence des régions traversées qui avait tant apporté au 1er Dark Souls, et qui avait un peu manqué dans le 2ème opus. Les quêtes annexes font aussi leur retour par le biais des personnages rencontrés durant l’aventure, leur écriture est à la fois épurée et passionnante. C’est sans compter enfin sur les nombreux trésors bien cachés et sur les raccourcis qui vous simplifieront la vie, les secrets ne manquent pas dans Dark Souls III.

From Software, comme à son habitude, a accompli un travail de titan sur le plan artistique. Le chara-design des ennemis est toujours aussi glauque et menaçant, les sets d’armures et d’armes associent les vestiges du passé à la nouveauté, et les personnages du jeu ont chacun un background intéressant à découvrir. Les développeurs japonais n’ont vraiment pas manqué d’inspiration. Côté rendu technique là aussi le travail est à saluer puisque le jeu est aussi beau qu’a pu l’être Bloodborne. Dommage que certaines zones fassent l’objet de chutes de framerate, les 60fps ont parfois du mal à être tenus.

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Mais Dark Souls c’est aussi une branche online considérable qui fait de sa communauté ce qu’elle est aujourd’hui. Si la difficulté du titre vous fait vraiment peur, sachez que vous pouvez faire appel à d’autres joueurs (3 au total) pour explorer une zone et vaincre un boss. Est ce plus facile pour autant? Pas tant que ça puisque le jeu s’adapte au nombre de joueurs connectés sur une même session. Les chevaliers invoqués verront leur barre de vie et leurs fioles d’estus (soin) divisées par deux ; les boss quant à eux seront plus résistants et verront leur force accrue. Mais le principal avantage dans tout ça c’est que vous n’êtes plus seul à faire face à l’horreur. A l’inverse, vous pouvez aussi pimenter la partie d’un autre joueur en rejoignant sa partie…pour le tuer et lui voler ses âmes. Sachez enfin qu’il vous est possible (mais pas facile) de jouer avec un ami. Pour ce faire il vous faudra moins de 10 niveaux d’écart et l’utilisation d’un mot de passe, certes la manœuvre a été un peu simplifiée par rapport aux jeux précédents mais ça reste quand même assez flou pour les néophytes.

Autre feature du mode online : les serments. Vous trouverez tout au long de l’aventure des lieux particuliers ou des personnages qui vous proposeront de rejoindre un ordre. Chaque serment a une orientation particulière qui tend soit vers la coopération soit vers l’affrontement entre joueurs. Notez que Dark Souls III est plus permissif que le 1er sur ce point, puisqu’il n’est plus nécessaire de parler à un personnage pour rompre un serment, vous en changez directement via votre inventaire.

Le test a été réalisé sur PlayStation 4, et sur PC via une licence fournie par Kinguin.fr. Vous pouvez retrouver toutes leurs offres sur leur site officiel, et vous bénéficierez de 33% de remise sur une clé Steam de Dark Souls III ! Restez connectés, il pourrait y avoir une licence à gagner prochainement !

Rédacteur qui n'est plus présent sur le site depuis un certains temps, son compte a donc été supprimé.

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