Test – Japan Drift Master (PS5) : mon voyage au cœur du drift japonais

Il y a des jeux de course qui cherchent à impressionner par leur réalisme pur, leur contenu gargantuesque ou leur budget démesuré. Et puis il y a ceux qui misent sur une ambiance, une vision, presque une philosophie. Japan Drift Master alias JDM fait clairement partie de cette seconde catégorie. En lançant le jeu sur PS5, j’ai tout de suite compris que je n’étais pas face à un concurrent direct de Gran Turismo, mais plutôt devant une expérience à part, pensée par des passionnés pour des passionnés.
Et honnêtement, ça fait du bien.



Une immersion dans la culture JDM que j’ai vraiment ressentie
Dès les premières minutes, j’ai été happé par l’univers. JDM ne se contente pas de proposer des courses : il me plonge dans une véritable culture, celle du drift japonais, avec tout ce que ça implique. Les routes de montagne, les néons urbains, les rivalités entre pilotes… tout est là.
J’incarne Touma, un jeune pilote qui cherche à se faire une place dans le milieu du street racing. L’histoire est racontée via des séquences façon manga, et franchement, je ne m’y attendais pas. Mais très vite, j’ai accroché. Ce choix donne une vraie identité au jeu et renforce son côté narratif.
Je me suis surpris à suivre l’histoire avec intérêt, ce qui est assez rare dans un jeu de course. On n’est pas juste là pour enchaîner des épreuves, il y a un contexte, des personnages, une progression. Et ça change tout.
Le Japon proposé n’est pas une reproduction fidèle, mais plutôt une vision idéalisée. Et ça fonctionne. Entre les routes de montagne sinueuses et les zones urbaines baignées de lumière, j’ai vraiment eu cette sensation de voyage.



Un gameplay qui m’a accroché… et qui m’a fait progresser
Le cœur du jeu, c’est évidemment le drift. Et là, j’ai été agréablement surpris. JDM propose une conduite accessible, mais qui demande quand même un réel apprentissage.
Au début, je ne vais pas te mentir, j’étais loin d’être à l’aise. Mes drifts étaient approximatifs, je perdais souvent le contrôle, et j’avais du mal à enchaîner les virages proprement. Mais petit à petit, j’ai commencé à comprendre.
Le jeu propose une approche hybride entre arcade et simulation. Et je trouve que c’est un excellent choix. Je peux m’amuser rapidement, sans frustration, tout en ayant une vraie marge de progression.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est cette sensation de maîtrise qui arrive avec le temps. Quand je commence à enchaîner plusieurs virages sans casser mon drift, à doser parfaitement l’accélération… là, le jeu devient vraiment jouissif.
Ce n’est pas juste un jeu où tu accélères et tu tournes. Il faut anticiper, sentir la voiture, comprendre le comportement. Et ça, je trouve ça hyper satisfaisant.



Un monde ouvert dans lequel j’ai aimé me perdre
L’autre point fort du jeu, pour moi, c’est son monde ouvert. J’aime les jeux de course qui me laissent respirer, et ici, c’est clairement le cas.
Je peux rouler librement, sans objectif, juste pour le plaisir. Et parfois, c’est exactement ce que j’ai fait. Je lançais le jeu, je prenais une voiture et je partais explorer les routes, sans pression.
Les routes de montagne sont clairement mes préférées. Ce sont elles qui offrent les meilleures sensations de drift. Mais j’ai aussi apprécié les zones urbaines, surtout de nuit, avec cette ambiance très japonaise.
Le jeu propose différentes activités, mais elles sont bien intégrées. Je n’ai jamais eu l’impression d’être sorti de l’expérience. Tout s’enchaîne naturellement.
Et surtout, j’ai aimé cette sensation de liberté. Je ne suis pas enfermé dans une liste de courses à cocher. Je peux vraiment vivre le jeu à mon rythme.

JDM offre du contenu généreux qui m’a occupé un bon moment
Bonne surprise : la version PS5 arrive avec beaucoup de contenu. J’ai rapidement eu accès à plusieurs voitures, des options de personnalisation et différentes activités.
Le tuning est assez complet. Je peux modifier l’apparence de ma voiture, mais aussi ses performances. Et forcément, en tant que fan de culture auto, c’est un aspect que j’ai apprécié.
J’ai passé pas mal de temps à ajuster mes véhicules pour trouver le bon équilibre entre puissance et contrôle. Parce que oui, une voiture trop puissante peut vite devenir difficile à gérer en drift.
Le jeu propose aussi plusieurs modèles inspirés de voitures japonaises emblématiques. Et même si toutes ne sont pas sous licence officielle, l’inspiration est évidente.

Une technique solide… mais pas parfaite
Visuellement, Japan Drift Master s’en sort bien sur PS5. Les environnements sont réussis, les effets de lumière sont convaincants, et la sensation de vitesse est bien rendue.
Mais je préfère être honnête : on sent que ce n’est pas un AAA. Certaines animations sont un peu rigides, l’IA n’est pas toujours très convaincante, et il y a parfois un manque de finition.
Rien de bloquant, clairement. Mais ce sont des petits détails qui rappellent qu’on est face à une production plus modeste.
Personnellement, ça ne m’a pas empêché de prendre du plaisir. Parce que le jeu compense largement par son ambiance et son gameplay.

Un potentiel énorme pour la suite
Ce qui me donne envie d’y revenir, c’est aussi le potentiel du jeu. Les développeurs ont déjà prévu du contenu supplémentaire, notamment un mode multijoueur.
Et ça, c’est clairement ce qui manque aujourd’hui. Parce que j’imagine très bien le plaisir de drifter avec d’autres joueurs, de comparer les styles, de se lancer des défis.
Si le suivi est sérieux, Japan Drift Master peut vraiment s’installer sur la durée.
Ma conclusion sur JDM
Au final, Japan Drift Master m’a surpris. Je ne m’attendais pas à autant accrocher. Ce n’est pas le jeu de course le plus impressionnant techniquement, ni le plus complet sur le papier.
Mais il a quelque chose que beaucoup de jeux n’ont pas : une âme.
Je ressens que le jeu a été pensé avec passion. Chaque drift, chaque route, chaque détail respire l’amour de la culture JDM. Et ça, ça fait toute la différence.
Oui, il a des défauts. Oui, il peut encore évoluer. Mais je prends du plaisir, et c’est bien ça le plus important. Je me suis transformé en Takumi Fujiwara le célèbre livreur de Tofu d’Initial D
Revue sur le jeu Japan Drift Master 29,99€
Résumé
Si comme moi tu aimes le drift, la culture japonaise et les jeux qui ont une vraie identité, Japan Drift Master mérite clairement ton attention. Ce n’est pas un jeu parfait, mais c’est un jeu sincère. Et parfois, c’est exactement ce qu’on cherche.
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Graphisme - 8/10
8/10
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Bande son - 9/10
9/10
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Jouabilité - 9/10
9/10
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Durée de vie - 8/10
8/10
Globalement
Pour
- Une ambiance JDM que j’ai adorée
- Un gameplay drift accessible mais profond
- Un monde ouvert qui donne envie de rouler
Contre
- Une technique parfois inégale
- Pas encore de multijoueur
- Quelques finitions à améliorer



