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Test – Pragmata, Capcom tient son nouveau banger de science-fiction

Pragmata fait partie de ces jeux que l’on surveille forcément avec curiosité. D’abord parce qu’il s’agit d’une nouvelle licence de Capcom, un éditeur qui n’a plus grand-chose à prouver dans le jeu vidéo. Ensuite parce que le titre ne se contente pas de reprendre une formule déjà vue. Sur le papier, Pragmata mélange action à la troisième personne, science-fiction lunaire, piratage en temps réel et relation entre deux personnages que tout oppose presque. D’un côté, Hugh, un astronaute envoyé sur la Lune pour comprendre ce qui se passe dans une station devenue muette. De l’autre, Diana, une jeune androïde qui l’accompagne, l’aide et finit par donner une vraie âme à l’aventure. Après une quinzaine d’heures passées dessus, le constat est assez simple : Pragmata est une très belle surprise, portée par une idée de gameplay vraiment forte. Son principal défaut tient surtout à sa durée de vie, un peu courte pour une nouvelle IP aussi prometteuse.

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PRAGMATA (PC)
PRAGMATA (PC)

Raison 1 (Plus) : Une nouvelle IP qui ne ressemble pas à un simple shooter

Pragmata aurait pu être un jeu d’action très classique, avec un astronaute, des machines hostiles et une station lunaire à explorer. Capcom aurait pu se contenter d’un shooter efficace, bien rythmé et correctement mis en scène. Le jeu choisit pourtant une voie plus intéressante. Il installe assez vite une identité à part, avec une ambiance froide, une narration étrange et un duo qui devient le vrai moteur de l’aventure.

Cette différence se ressent aussi dans la manière dont le jeu construit son univers. La Lune n’est pas seulement un décor futuriste posé en arrière-plan. Elle donne une impression d’isolement, de danger permanent et de technologie devenue incontrôlable. Cela suffit à donner envie d’avancer, même quand l’histoire reste assez compacte. Pragmata ne cherche pas à raconter une fresque immense. Il préfère concentrer son propos autour de Hugh, Diana et des secrets de cette station lunaire.

Raison 2 (Plus) : Le duo Hugh et Diana fonctionne vraiment

Le cœur de Pragmata, c’est évidemment son duo. Hugh incarne la partie humaine, militaire et physique de l’aventure. Diana, elle, est une androïde à l’apparence d’enfant, mais son rôle dépasse largement celui d’un simple compagnon posé sur l’épaule du héros. Elle participe directement aux combats, à la progression et à l’identité du jeu. Ce n’est pas un personnage secondaire que l’on traîne avec soi. C’est une présence constante, utile et attachante.

Le jeu réussit surtout à rendre cette relation crédible dans son fonctionnement. Diana accompagne Hugh, mais elle le complète aussi. Elle ne sert pas seulement à lancer des dialogues ou à expliquer l’univers. Elle devient la clé du gameplay, du rythme et même de l’émotion du jeu. Ce lien donne une vraie personnalité à Pragmata. Sans elle, le titre aurait probablement été un bon jeu d’action de science-fiction. Avec elle, il devient quelque chose de plus singulier.

Raison 3 (Plus) : Un gameplay tir et hacking qui trouve une vraie idée

La grande force de Pragmata vient de son système de combat. On tire avec Hugh, mais on hacke aussi les ennemis avec Diana. Concrètement, le piratage prend la forme d’une petite matrice dans laquelle il faut déplacer un curseur de case en case. Certaines cases bloquent, modifient le trajet ou imposent des choix rapides. Une fois le piratage réalisé, les ennemis deviennent plus vulnérables et les armes de Hugh peuvent vraiment faire le travail.

Ce qui fonctionne, c’est que les deux mécaniques ne sont pas séparées. Il ne s’agit pas de faire un puzzle, puis de revenir tranquillement au combat. Les deux actions cohabitent. Il faut lire la matrice, choisir son chemin, gérer la pression des ennemis et continuer à se déplacer. Cela donne une sensation assez rare. Pragmata n’est pas un simple shooter, mais ce n’est pas non plus un jeu de puzzle déguisé. C’est ce mélange qui rend le gameplay aussi prenant.

Raison 4 (Moins) : Une aventure un peu trop courte

Le principal reproche à faire à Pragmata tient à sa durée de vie. L’aventure principale se boucle assez vite, autour d’une dizaine d’heures selon la manière de jouer. En prenant son temps, en fouillant les zones, en récupérant presque tous les objets et en faisant les missions d’entraînement, on arrive plutôt autour d’une quinzaine d’heures. Ce n’est pas ridicule, mais c’est assez court pour un jeu qui donne autant envie de prolonger l’expérience.

Le problème n’est donc pas que le contenu manque totalement. Il y a de la rejouabilité, des éléments à récupérer et quelques activités annexes. Le souci vient plutôt du fait que Pragmata a une très bonne idée, mais qu’il semble parfois se terminer au moment où celle-ci pourrait encore grandir. On reste avec l’impression d’un jeu dense, propre et bien tenu, mais aussi d’une première proposition qui aurait pu aller plus loin.

Raison 5 (Plus) : Une réalisation solide et une ambiance très réussie

Visuellement, Pragmata fonctionne très bien. La station lunaire, les environnements industriels et les machines donnent au jeu une personnalité froide et cohérente. On sent une science-fiction assez stylisée, mais jamais trop chargée. Le titre sait rester lisible, propre et efficace. C’est important, surtout avec un gameplay qui demande de surveiller à la fois les ennemis, le piratage et les déplacements.

Sur PC, le jeu donne aussi une impression de maîtrise technique. Sur une grosse machine, il tourne très bien et affiche une belle qualité visuelle. Cela laisse penser que l’optimisation devrait être correcte sur d’autres configurations, même s’il faudra évidemment juger selon les machines. Dans tous les cas, Pragmata ne donne pas l’impression d’un jeu qui compense ses idées par de simples effets visuels. Il a une vraie direction, une vraie ambiance et une exécution très propre.

Conclusion

Pragmata est une excellente surprise. Capcom signe une nouvelle IP qui ne cherche pas seulement à empiler les codes du shooter futuriste, mais qui construit une vraie proposition autour du duo Hugh et Diana. Le gameplay tir et hacking fonctionne très bien, l’univers lunaire accroche rapidement et la réalisation suit sans difficulté. Son défaut le plus évident reste sa durée de vie, un peu courte pour un jeu aussi agréable à parcourir. Pourtant, cette limite ne suffit pas à gâcher l’expérience. Pragmata ressemble à une première base très solide, avec assez d’idées, de style et de personnalité pour donner envie de voir Capcom aller encore plus loin avec cette licence.

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PRAGMATA (PC)
PRAGMATA (PC)
Test de Pragmata 59.99€

Résumé du test de Pragmata

Pragmata est une excellente surprise. Capcom signe une nouvelle IP qui ne cherche pas seulement à empiler les codes du shooter futuriste, mais qui construit une vraie proposition autour du duo Hugh et Diana. Le gameplay tir et hacking fonctionne très bien, l’univers lunaire accroche rapidement et la réalisation suit sans difficulté. Son défaut le plus évident reste sa durée de vie, un peu courte pour un jeu aussi agréable à parcourir. Pourtant, cette limite ne suffit pas à gâcher l’expérience. Pragmata ressemble à une première base très solide, avec assez d’idées, de style et de personnalité pour donner envie de voir Capcom aller encore plus loin avec cette licence.

  • Gameplay et originalité - 9.5/10
    9.5/10
  • Direction artistique et ambiance - 9/10
    9/10
  • Contenu et durée de vie - 8.5/10
    8.5/10
  • Histoire - 9/10
    9/10
Globalement
9/10
9/10

Pour

  • Gameplay vraiment original
  • Duo Hugh/Diana très réussi
  • Ambiance lunaire excellente

Contre

  • Durée de vie limitée
Photo de Maximilien

Maximilien

Passionné de nouvelles technologies, du côté développement informatique comme du côté grand-public, je suis rédacteur pour partager des connaissances à travers des tests et autres articles !

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