Test – PC portable Samsung Galaxy Book6 Ultra : ultra costaud, un peu gourmand

Le PC portable premium sous Windows a longtemps couru derrière le MacBook Pro. Samsung veut refaire la course en tête avec le Galaxy Book6 Ultra. J’ai reçu la version maximale : un Core Ultra 7 356H, une GeForce RTX 5070, 32 Go de RAM et 1 To de stockage. Le tout dans un châssis de 16 pouces à la finition très soignée. Sur le papier, il promet la puissance d’une station de travail dans un format nomade. Reste une question : à 4 299 €, pour qui ce grand gabarit est-il vraiment taillé ?
Notre avis en bref sur le Samsung Galaxy Book6 Ultra
Le Samsung Galaxy Book6 Ultra est un excellent PC portable premium. La finition est superbe, digne des meilleurs. L’écran de 16 pouces porte la signature Samsung, et ça se voit. La puissance est là, énorme : la RTX 5070 et le Core Ultra 7 avalent tout, du jeu au LLM en local. Je l’ai trimballé plus d’un mois, et le format reste transportable. Le revers, c’est l’autonomie : la carte graphique a soif. Le tarif pique aussi, à 4 299 € en plein prix. Mais on paie du vrai premium. Je lui mets un solide 9/10.
- CONCEPTION ET GRAPHISME PROFESSIONNELS : GPU NVIDIA GeForce RTX 5070 et le processeur Intel Core Ultra 7 optimisent le travail créatif tandis que le contrôle thermique et la dissipation de la...
- BATTERIE QUI DURE PLUS LONGTEMPS : Ce PC portable offre jusqu'à 30 heures d'autonomie en lecture vidéo, avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 30Hz à 120Hz. La recharge rapide vous permet...
La boîte annonce d’emblée la couleur. On sort un grand 16 pouces, sobre et racé, dans un coloris anthracite très élégant. La sensation en main est tout de suite premium. Le capot ne marque presque pas les traces de doigts. À l’arrière, le logo Samsung trône, centré en haut du capot. Ce petit détail indique le sens d’ouverture d’un simple coup d’oeil. Le reste du carton va à l’essentiel, avec le chargeur compact et quelques papiers.


Ce beau format a une contrepartie. Un 16 pouces reste un grand gabarit à glisser dans un sac. Il prend de la place, forcément. Sur la balance, on est à 1,86 kg, ce n’est pas une plume. Je l’ai pourtant transporté plus d’un mois sans souffrir. C’est lourd, mais pas trop lourd. Pour un tel écran et cette puissance, l’équilibre reste bien tenu.
La finition, franchement, joue dans le haut du panier. J’ai rarement eu un PC Windows aussi soigné entre les mains. Le clavier est agréable, avec une frappe précise et posée. Surtout, le pavé tactile est immense et ultra confortable. On glisse dessus sans le moindre accroc toute la journée. Détail malin, les enceintes encadrent le clavier. Le son remonte donc droit vers soi, et pas vers le bureau.

Un choix me chiffonne tout de même. Il n’y a pas de pavé numérique sur la droite. Or le marché français adore les chiffres au clavier. On me l’a souvent confirmé du côté des fabricants de claviers. Pour de la saisie comptable ou du tableur, ça manque un peu. Sur un 16 pouces, la place existait pourtant. C’est le genre d’oubli qui divise, selon l’usage de chacun.
Performances : RTX 5070, LLM en local et jeu à la volée
C’est là que la machine déploie les muscles. Mon exemplaire embarque une GeForce RTX 5070 et un Core Ultra 7 356H. Autant dire qu’il ne recule devant rien. Je fais tourner des LLM en local sans le voir transpirer. Je lance aussi quelques jeux à la volée, entre deux tâches. Pour de la création, du montage ou du dev, c’est une vraie station nomade. La puissance est là, disponible partout où je vais.

Quelques réserves, malgré tout. Je n’ai testé que cette configuration haut de gamme. Il existe une version plus sage, avec puce Intel Arc intégrée et Core Ultra X7 358H, autour de 3 599 €. Je ne peux pas juger de ses performances, faute de l’avoir eue en main. Je regrette aussi l’absence d’options 64 Go de RAM ou 2 To en France. Sur un produit de ce rang, on aimerait pouvoir pousser les curseurs. Samsung assume ici un laptop premium boosté, pas une brute de gaming épaisse.
Un écran signé Samsung
L’écran est un vrai régal. C’est une dalle Dynamic AMOLED 2X de 16 pouces, en 2880 x 1800. Elle grimpe à 120 Hz et reste tactile. On reconnaît tout de suite la patte Samsung. La marque sait faire de superbes écrans, sur mobile comme ici. Les couleurs claquent, les noirs sont profonds. Pour lire, bosser ou mater une série, le confort est total.

L’usage au quotidien suit la même logique. La connexion se fait par empreinte, grâce au lecteur intégré. Windows Hello reconnaît le doigt en un instant. On ouvre le capot, on pose le doigt, on est dedans. Ce grand format donne aussi de l’air aux fenêtres. Deux applications côte à côte tiennent sans se marcher dessus. Sur une dalle pareille, on prend vite ses aises.
Connectique : tout y est
Samsung n’a pas rogné sur les ports. À gauche, on trouve une sortie HDMI et deux USB-C Thunderbolt 4. De quoi brancher un écran externe et recharger en même temps. À droite, un USB-A répond présent, avec un lecteur de carte microSD et une prise casque. On ajoute par-dessus le Wi-Fi 7 et le Bluetooth. Pour un portable aussi fin, c’est du sérieux.


Cette dotation couvre la plupart des besoins. On branche une clé, un dock ou un moniteur sans adaptateur. Le port USB-A évite de ressortir les vieux hubs. Le lecteur microSD rendra service aux photographes de passage. Bref, on ne se sent jamais à l’étroit. C’est appréciable sur une machine pensée pour le déplacement.
Le vrai point faible : l’autonomie
Soyons clairs, l’autonomie est le maillon faible. La RTX 5070 a une soif d’ogre. Elle vide la batterie sans état d’âme. On ne tient pas des heures et des heures loin d’une prise. C’est le prix de toute cette puissance embarquée. Ce n’est pas une petite puce ARM sobre, et ça se sent vite.
Il existe tout de même des parades. Des modes dédiés permettent d’optimiser la consommation. En mode silencieux, il ne ventile presque pas, ce que j’apprécie beaucoup. Sur ce point, il fait mieux que certains Asus très premium, qui soufflent fort. Mais ne rêvons pas d’un miracle. On grappille des minutes, pas des demi-journées. Il faut accepter ce compromis dès l’achat.
Conclusion : que vaut le Samsung Galaxy Book6 Ultra ?
Le Samsung Galaxy Book6 Ultra est une belle réussite. Il marie une finition superbe, un grand écran signé Samsung et une puissance rare. La RTX 5070 et le Core Ultra 7 encaissent le jeu comme le LLM en local. Le format 16 pouces reste transportable, à défaut d’être léger. C’est un vrai concurrent premium des MacBook Pro, mais sous Windows.
Reste le tarif, et il grimpe haut. À 4 299 € en plein prix, il vise les portefeuilles avertis. Samsung a l’habitude de belles promotions sur son site, ce qui peut aider. À ce niveau, il s’adresse aux créatifs et aux pros nomades exigeants. Ceux qui veulent la puissance d’un PC de bureau, mais partout. Pour eux, et malgré l’autonomie, le compte y est.
- CONCEPTION ET GRAPHISME PROFESSIONNELS : GPU NVIDIA GeForce RTX 5070 et le processeur Intel Core Ultra 7 optimisent le travail créatif tandis que le contrôle thermique et la dissipation de la...
- BATTERIE QUI DURE PLUS LONGTEMPS : Ce PC portable offre jusqu'à 30 heures d'autonomie en lecture vidéo, avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 30Hz à 120Hz. La recharge rapide vous permet...
Test du Samsung Galaxy Book6 Ultra 4 299€
L'avis de la rédaction
Le Samsung Galaxy Book6 Ultra réussit son pari : un 16 pouces premium, puissant et superbement fini. Sa RTX 5070 et son Core Ultra 7 avalent le jeu comme le LLM en local. L’écran Dynamic AMOLED 2X est un régal, très fidèle à la patte Samsung. Seul vrai bémol, l’autonomie, car la carte graphique a soif. À 4 299 €, il vise les créatifs et pros nomades plus que le grand public.
-
Design et finition - 9.5/10
9.5/10
-
Performances - 9.5/10
9.5/10
-
Écran - 9.5/10
9.5/10
-
Autonomie - 7.5/10
7.5/10
Globalement
Pour
- Finition premium exemplaire
- Écran Dynamic AMOLED 2X superbe
- Puissance RTX 5070 énorme
- Pavé tactile immense et confortable
- Format 16 pouces transportable
Contre
- Autonomie limitée
- Pas de pavé numérique
- Tarif élevé (4 299 €)


