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Test – Saros : une claque sensorielle sur PS5, entre maîtrise et obsession

Il y a des jeux que je lance par curiosité… et que j’oublie assez vite. Et puis il y a ceux qui me happent, qui me frustrent, et qui finissent par devenir presque obsessionnels. Saros fait clairement partie de cette seconde catégorie. Dès mes premières sessions, j’ai compris que je n’étais pas face à un simple shooter nerveux, mais à une expérience pensée pour me pousser dans mes retranchements.

Je préfère être transparent dès le départ : je n’ai jamais joué à Returnal. Impossible donc pour moi de comparer directement les deux titres. Mais à force de lire les tests déjà en ligne et surtout après plusieurs heures passées sur Saros, une chose est évidente : le jeu ne cherche pas à être une simple répétition d’une formule existante. Il tente de la rendre plus lisible, plus progressive, sans perdre cette exigence qui fait toute sa saveur.

Et ça, je l’ai vraiment ressenti manette en main.

Une planète hostile qui impose immédiatement son ambiance

Dans Saros, j’incarne Arjun Devraj, un soldat envoyé sur Carcosa, une planète étrangère, instable et profondément inquiétante. Très rapidement, je me suis senti isolé. Pas dans un sens négatif, mais plutôt dans cette sensation rare où le jeu me laisse seul face à ses règles.

Carcosa est un personnage à part entière. Tout y semble hostile, imprévisible. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que le jeu ne mise pas uniquement sur une démonstration technique. Oui, c’est beau, fluide, impressionnant. Mais surtout, tout est pensé pour servir le gameplay.

Au fil de mes parties, j’ai commencé à “lire” le décor. Une lumière inhabituelle, une zone trop silencieuse, une texture étrange… tout devient un indice. Cette capacité à comprendre l’environnement sans qu’on me l’explique explicitement est l’une des grandes forces du jeu.

Un gameplay exigeant mais extrêmement gratifiant

Soyons clairs : Saros ne fait aucun cadeau.

Mais contrairement à certains jeux punitifs, ici je n’ai jamais eu le sentiment d’être victime d’une injustice. Quand je meurs, je sais pourquoi. Et c’est précisément ce qui me donne envie d’y retourner.

Le jeu repose sur une boucle simple en apparence : avancer, combattre, mourir, recommencer. Mais dans les faits, tout repose sur la maîtrise du mouvement et de la lecture des attaques ennemies.

Impossible de jouer passivement. Je dois constamment bouger, esquiver, analyser. Le système de bouclier est d’ailleurs une mécanique que j’ai trouvée particulièrement intelligente. Il ne s’agit pas seulement d’éviter les tirs ennemis, mais parfois de les absorber et de les renvoyer.

À ce moment-là, Saros change de dimension.

Le combat devient fluide, presque chorégraphié. Il y a un rythme, une tension, une montée en puissance. Et quand tout s’aligne parfaitement, le jeu procure une sensation extrêmement satisfaisante.

À l’inverse, la moindre erreur peut être fatale. Mais c’est justement cet équilibre entre frustration et maîtrise qui rend l’expérience si addictive.

Une progression bien pensée malgré la structure roguelite

Je ne suis pas toujours amateur des jeux roguelite. La répétition peut vite devenir lassante si elle est mal exploitée. Mais dans Saros, j’ai été agréablement surpris.

Oui, je meurs souvent. Mais je ne repars jamais complètement de zéro.

Chaque tentative m’apporte quelque chose. Une meilleure compréhension des ennemis, des mécaniques, des pièges. Et surtout, le jeu propose une progression qui ne repose pas uniquement sur des statistiques.

Je progresse parce que je comprends.

Et c’est probablement ce que j’ai le plus apprécié. Le jeu ne me prend pas par la main, mais il me donne les outils pour m’améliorer. Résultat : même après une session frustrante, j’ai envie de relancer une partie.

Encore une fois.

Une technique solide au service du ressenti

Sur PS5, Saros est pensé pour être fluide avant tout. Et dans un jeu aussi rapide, c’est essentiel.

Le 60 FPS apporte un confort immédiat. Les esquives sont précises, les impacts lisibles, et je n’ai jamais eu cette impression de latence qui peut ruiner un jeu d’action.

La DualSense est également bien exploitée. Les vibrations et les gâchettes adaptatives ne sont pas là pour faire joli. Elles renforcent le ressenti, sans jamais devenir envahissantes.

Je ressens les tirs. Les impacts. Les erreurs.

Et dans un jeu où chaque décision compte, ce niveau de précision fait toute la différence.

Une narration en retrait, mais cohérente

Si vous cherchez une narration très dirigée, Saros risque de vous surprendre. L’histoire est présente, mais elle n’est jamais imposée.

Je découvre des éléments au fil de mes runs. Des fragments, des indices, des morceaux d’histoire.

Certains pourraient y voir une faiblesse. De mon côté, j’y ai vu une cohérence. Je suis perdu sur une planète inconnue, donc il est logique que tout ne me soit pas expliqué immédiatement.

Saros ne raconte pas une histoire de manière classique.

Il me laisse la reconstruire.

Une accessibilité plus grande qu’il n’y paraît

C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du jeu.

Malgré sa difficulté, je ne me suis jamais senti exclu. Au contraire, Saros donne envie de persévérer. Il apprend au joueur à lire ses mécaniques, à comprendre ses erreurs.

Même sans avoir joué à Returnal, je n’ai jamais eu l’impression d’être largué.

Et c’est une vraie réussite.

Ma conclusion sur Saros

Après plusieurs heures passées sur Saros, je peux le dire sans hésiter : c’est un jeu qui marque.
Il m’a frustré, oui. Il m’a mis en difficulté, souvent. Mais il m’a aussi offert des moments de satisfaction rares.

Je n’ai jamais joué à Returnal, donc je ne comparerai pas les deux. Mais Saros, à lui seul, s’impose comme une expérience solide, exigeante et profondément engageante.

C’est typiquement le genre de jeu qui ne plaira pas à tout le monde.
Mais pour ceux qui acceptent ses règles, la récompense est à la hauteur.

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Sony, SAROS pour PlayStation 5, Jeu d'Action-Aventure Roguelike par Housemarque, Tir Cinématique, Optimisé pour PS5 Pro, Version Physique avec CD, en Français, 1 joueur, PEGI 12
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Résumé

Saros est une exclusivité PS5 exigeante mais captivante. Avec son gameplay précis, son ambiance forte et sa progression intelligente, il propose une expérience intense qui récompense la persévérance et la maîtrise.

  • Graphisme - 9/10
    9/10
  • Bande son - 9/10
    9/10
  • Jouabilité - 9/10
    9/10
  • Durée de vie - 9/10
    9/10
Globalement
9/10
9/10

Pour

  • Une direction artistique marquante
  • Un gameplay nerveux et précis
  • Une vraie sensation de progression
  • Une excellente fluidité sur PS5
  • Des combats particulièrement satisfaisants

Contre

  • Une difficulté qui peut rebuter
  • Une narration en retrait
  • Une structure roguelite qui ne conviendra pas à tous
Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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