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Test – Until Then débarque sur Xbox : une claque narrative aussi intime que bouleversante

Il y a des jeux qui marquent par leur gameplay, d’autres par leur technique… et puis il y a ceux qui restent en tête pour leur histoire. Until Then fait clairement partie de cette dernière catégorie. Avec son arrivée récente sur Xbox Series X|S, le titre du studio Polychroma Games s’offre une nouvelle visibilité, et c’est une excellente nouvelle tant il s’agit d’une œuvre profondément humaine.

Until then

Une histoire simple… en apparence

Dans Until Then, on incarne Mark Borja, un lycéen qui tente de mener une vie normale entre les cours, les amis, le piano et les réseaux sociaux. Un quotidien banal, presque rassurant… jusqu’à ce que tout bascule.

Le monde du jeu est marqué par une catastrophe passée, et peu à peu, des événements étranges surgissent : disparitions, souvenirs flous, impression persistante que quelque chose ne tourne pas rond.

C’est là que le titre révèle toute sa force : il ne cherche jamais à impressionner par le spectaculaire, mais plutôt à installer une ambiance lente, presque mélancolique, qui finit par happer totalement le joueur.

Un jeu narratif d’une profondeur rare

Il faut être clair : Until Then n’est pas un jeu d’action. C’est une aventure narrative, proche du visual novel, où les dialogues, les choix et les interactions priment sur tout le reste.

Mais réduire le jeu à ce simple genre serait une erreur.

Ce qui frappe, c’est la profondeur émotionnelle du récit. Le jeu explore des thèmes universels :
l’amitié, le deuil, la mémoire, les regrets… et surtout la difficulté de laisser partir certaines choses.

Au fil des heures, le scénario devient de plus en plus dense, jusqu’à atteindre des moments particulièrement marquants. Ce n’est pas juste une histoire, c’est une véritable réflexion sur la vie, le temps et les choix que l’on fait.

Certains passages sont même capables de provoquer un vrai choc émotionnel. Et ça, peu de jeux peuvent s’en vanter.

Une narration moderne et immersive

L’une des grandes forces de Until Then, c’est sa manière de raconter son histoire.

Le jeu utilise des mécaniques modernes et crédibles : discussions par SMS, interactions sur les réseaux sociaux, mini-jeux du quotidien (comme le piano ou certaines séquences scolaires).

Ces éléments renforcent énormément l’immersion et donnent l’impression de vivre réellement la vie de Mark.

Résultat : on ne joue pas simplement à un jeu, on vit une tranche de vie… qui bascule progressivement vers quelque chose de beaucoup plus mystérieux et troublant.

Une direction artistique sublime

Visuellement, Until Then adopte un style pixel art 2.5D absolument magnifique.

Les environnements sont détaillés, vivants, et surtout très expressifs. Chaque lieu raconte quelque chose, chaque scène est pensée pour servir l’émotion.

Mais là où le jeu brille vraiment, c’est dans son ambiance globale. Entre sa bande-son douce et mélancolique et sa mise en scène très cinématographique, il dégage une identité forte et immédiatement reconnaissable.

C’est typiquement le genre de jeu où l’esthétique ne sert pas juste à être joli : elle participe pleinement à l’histoire.

Une expérience lente… mais marquante

Il faut toutefois prévenir : Until Then est un jeu qui prend son temps.

Le rythme est volontairement lent, parfois même contemplatif. Certains joueurs pourraient trouver cela frustrant, surtout s’ils cherchent une expérience dynamique.

Mais pour ceux qui acceptent de s’y plonger, la récompense est énorme.

Le jeu construit patiemment ses personnages, ses relations et ses mystères, jusqu’à créer un attachement réel. Et lorsque tout s’accélère, l’impact est d’autant plus fort.

Une écriture remarquable

Ce qui fait la différence ici, c’est clairement l’écriture.

Les dialogues sont naturels, crédibles, souvent touchants. Les personnages sont imparfaits, humains, et donc immédiatement attachants.

On se reconnaît facilement dans certaines situations, certains échanges, certaines émotions.

C’est cette authenticité qui rend Until Then si puissant. Ce n’est pas une histoire héroïque ou épique, c’est une histoire profondément humaine.

Mon verdict

Avec son arrivée sur Xbox, Until Then confirme qu’il fait partie des expériences narratives les plus marquantes de ces dernières années.

Ce n’est pas un jeu pour tout le monde. Il faut accepter son rythme, son approche introspective et son absence d’action. Mais si vous cherchez une expérience forte, sincère et intelligente, c’est un incontournable.

C’est surtout un jeu très profond, porté par une histoire magnifique et bouleversante, qui reste longtemps en tête après le générique.

Conclusion

Until Then n’est pas juste un jeu. C’est une expérience. Une de celles qui rappellent pourquoi le jeu vidéo est un médium unique pour raconter des histoires.

Si vous avez aimé des expériences narratives comme Life is Strange, vous devez absolument lui laisser sa chance.

Parce que oui, des jeux comme celui-ci, il n’y en a pas beaucoup.

Revue sur le jeu Until Then 19,99€

Résumé

Until Then est une aventure narrative profonde qui suit le quotidien d’un lycéen dont la vie bascule progressivement dans l’étrange. Porté par une écriture juste et une ambiance mélancolique, le jeu propose une histoire très touchante et marquante, centrée sur l’amitié, la mémoire et le deuil. Malgré un rythme lent, il offre une expérience immersive et émotionnelle qui reste longtemps en tête.

  • Graphisme - 9/10
    9/10
  • Bande son - 9/10
    9/10
  • Scénario - 9/10
    9/10
Globalement
9/10
9/10

Pour

  • Une histoire profondément émouvante
  • Des personnages attachants et crédibles
  • Une direction artistique sublime
  • Une narration moderne et immersive

Contre

  • Rythme parfois très lent
  • Peu d’action
  • Peut ne pas convenir à tous les joueurs

Photo de Michael

Michael

Responsable Pôle JV - Jeune Quarantenaire qui a connu les début de la micro informatique, les vinyles et les walkman auto reverse Bass Boost. Passionné des nouvelles tech, les ordinosaures, le JV, les mangas, les animés. Un peu de nerd, un peu de nolife, un peu d'otaku = 100% moi

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