Test – The 9th Charnel : un survival horror ambitieux… mais imparfait sur Xbox

Le survival horror est un genre qui me fascine depuis longtemps. Entre les classiques qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo et les nouvelles propositions indépendantes, il y a toujours cette promesse de tension, de mystère et d’exploration. Lorsque j’ai lancé The 9th Charnel sur Xbox, je m’attendais justement à découvrir une nouvelle expérience horrifique portée par un projet indépendant ambitieux.
Développé quasiment en solo par Saikat Deb, The 9th Charnel se présente comme un survival horror psychologique à la première personne. Sur le papier, tout est là : une histoire sombre, une vallée isolée, des phénomènes étranges et une enquête qui tourne rapidement au cauchemar. Mais après plusieurs heures passées manette en main, l’expérience s’avère plus contrastée que prévu.



Une histoire mystérieuse dans une vallée isolée
Dans The 9th Charnel, j’incarne Michael, un scientifique généticien travaillant pour l’institut de recherche Epsilon. Avec deux collègues, Sara Whitlock et Daniel J. Hart, il mène des recherches dans une réserve naturelle particulièrement isolée. Mais très rapidement, les choses dérapent.
Après un incident dont je ne comprends pas immédiatement l’origine, je me retrouve seul dans une vallée étrange et inquiétante. Mon objectif devient alors simple : retrouver mes collègues et comprendre ce qui s’est réellement passé.
Au fil de mon exploration, je découvre que cet endroit possède un passé particulièrement sombre. Entre cultes mystérieux, phénomènes inexpliqués et rituels occultes, la vallée semble cacher quelque chose de profondément malsain.
La narration passe par différents éléments : documents abandonnés, dialogues, cinématiques et indices disséminés dans les environnements. J’ai apprécié cette approche qui me pousse à fouiller chaque zone pour reconstituer l’histoire.
Malheureusement, la mise en scène reste parfois maladroite. Certaines cinématiques sont longues et les dialogues manquent un peu de naturel, ce qui peut casser l’immersion.



Une exploration typique du survival horror
Côté gameplay, The 9th Charnel adopte une formule assez classique pour le genre. La plupart du temps, j’explore des environnements sombres et abandonnés à la recherche d’indices ou d’objets permettant de progresser.
Le jeu mélange plusieurs mécaniques :
- exploration
- résolution d’énigmes
- gestion des ressources
- furtivité face aux ennemis
Très vite, je me retrouve à résoudre différents puzzles. Par exemple, il faut parfois retrouver des fusibles pour remettre un système électrique en marche, trouver un code pour ouvrir une porte verrouillée ou encore récupérer certains objets indispensables pour débloquer une nouvelle zone.
Ces mécaniques rappellent clairement les survival horror des années 2000. Je passe beaucoup de temps à fouiller les pièces, lire des notes et comprendre comment progresser dans les différents environnements.



Une ambiance parfois très réussie
Là où The 9th Charnel m’a réellement surpris, c’est dans son ambiance. Malgré ses moyens limités, le jeu parvient parfois à créer des moments vraiment oppressants.
La vallée dans laquelle je me déplace est particulièrement inquiétante. Entre bâtiments abandonnés, installations scientifiques délabrées et zones naturelles plongées dans l’obscurité, je ressens souvent cette sensation d’être observé.
Le sound design joue également un rôle important. Certains bruits lointains ou mouvements dans l’ombre contribuent à maintenir une tension constante. Plusieurs fois, je me suis arrêté simplement pour écouter ce qui se passait autour de moi.
Dans ses meilleurs moments, le jeu parvient donc à recréer cette atmosphère pesante que j’apprécie dans les bons survival horror.
Malheureusement, cette immersion est régulièrement perturbée par plusieurs problèmes techniques.



Une réalisation très inégale
Il faut être honnête : The 9th Charnel montre rapidement ses limites sur le plan technique.
Certaines zones sont plutôt réussies visuellement, mais d’autres paraissent beaucoup plus génériques. Les environnements manquent parfois de détails et j’ai parfois eu l’impression d’explorer des zones assez similaires.
Les personnages ne sont pas non plus particulièrement convaincants. Les animations sont rigides et le lip-sync des dialogues reste souvent approximatif.
Cela se remarque surtout dans les cinématiques, où certaines scènes manquent clairement de fluidité.
La jouabilité peut également se montrer un peu rigide. Les déplacements sont parfois maladroits et les combats ne sont pas toujours très précis. L’intelligence artificielle des ennemis n’est pas non plus particulièrement impressionnante.
Il m’est arrivé de voir des ennemis rester bloqués dans un décor ou adopter des comportements assez étranges.
Enfin, j’ai rencontré quelques petits bugs durant ma progression. Rien de totalement bloquant, mais cela donne au jeu un aspect un peu brut.



Un projet indépendant qui force le respect
Malgré tous ces défauts, je dois reconnaître une chose : The 9th Charnel reste un projet impressionnant quand on sait qu’il a été développé presque entièrement par une seule personne.
Créer un survival horror complet, avec une histoire, des environnements et des mécaniques de gameplay, est un défi énorme pour un développeur indépendant.
Et même si le résultat manque parfois de finition, je ressens clairement la passion derrière le projet.
Certaines idées fonctionnent plutôt bien et l’ambiance possède un vrai potentiel. En jouant, je me suis souvent dit que ce jeu aurait pu être beaucoup plus impressionnant avec une équipe plus large ou un budget plus important.


Une durée de vie assez courte
Si vous vous lancez dans l’aventure, il faut aussi savoir que le jeu n’est pas particulièrement long.
Pour ma part, j’ai terminé l’histoire principale en un peu moins de quatre heures. Cela reste une expérience assez courte, même si l’exploration et la recherche de documents peuvent légèrement prolonger la durée de vie.
Pour certains joueurs, cela peut être suffisant. Pour d’autres, la durée risque de paraître un peu limitée.
Conclusion sur The 9th Charnel
Après avoir terminé The 9th Charnel, je reste partagé.
Le jeu possède une ambiance intéressante et montre clairement l’ambition de son créateur. Certains moments fonctionnent bien et j’ai apprécié découvrir l’histoire de cette vallée mystérieuse.
Mais en même temps, les défauts techniques, la jouabilité parfois rigide et la durée de vie limitée empêchent le jeu d’atteindre le niveau des grands survival horror.
Au final, je dirais que The 9th Charnel est un jeu imparfait, mais sincère. Si vous êtes curieux de découvrir des projets indépendants ou si vous aimez le survival horror, vous pourriez y trouver quelques moments intéressants.
Pour les autres, il sera sans doute préférable d’attendre une promotion.
Revue sur le jeu The 9th Charnel
Résumé
The 9th Charnel est un survival horror indépendant à la première personne qui mise sur l’exploration, la furtivité et une narration sombre. Malgré une ambiance réussie et une ambition évidente, le jeu souffre d’un manque de finition technique et d’une durée de vie limitée.
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Graphisme - 6/10
6/10
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Bande son - 5/10
5/10
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Jouabilité - 4/10
4/10
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Durée de vie - 3/10
3/10
Globalement
Pour
- Une atmosphère parfois très réussie
- Un projet ambitieux développé presque en solo
- Une narration intrigante par moments
Contre
- Réalisation technique inégale
- IA et gameplay parfois frustrants
- Durée de vie assez courte



