Ugee Funbox, l’imprimante 3D pour enfants qui mise tout sur la sécurité, mais pas encore en Europe

Offrir une imprimante 3D à son enfant sans craindre la buse chaude ou les vapeurs de plastique fondu : c’est le pari de ugee, marque surtout connue pour ses tablettes graphiques. Elle vient de lancer mondialement la Funbox, sa première imprimante 3D pensée du premier coup pour les enfants et les débutants. L’argument central n’est pas la performance, mais la sécurité, avec des certifications qui viennent l’appuyer.
La sécurité avant tout
La Funbox se présente dans un châssis entièrement fermé, aux bords arrondis, pour éviter tout contact direct avec les pièces chaudes. Elle fonctionne sur une alimentation 12V en basse tension, conforme aux normes de sécurité électrique IEC. Un indicateur signale en temps réel quand la buse chauffe.
Côté air, l’appareil embarque une double filtration (filtre HEPA H12 et charbon actif) associée à un ventilateur d’extraction, pour limiter les particules et odeurs liées à l’impression. L’ensemble a valu à la Funbox les certifications UL GREENGUARD, ainsi que les normes jouets ASTM F963-23, EN71 et EN62115.
Facile pour les débutants
L’appareil arrive 100 % pré-assemblé, sans nivellement de plateau ni calibrage mécanique à gérer. Il se connecte en Wi-Fi 6 à l’application UFun, qui propose une bibliothèque de projets et des tutoriels orientés STEAM.
Sa fonctionnalité la plus originale reste ShapeGen, un outil d’IA maison capable de transformer une description orale, un texte tapé ou même un dessin à main levée en modèle 3D prêt à imprimer, sans passer par un logiciel de CAO. La Funbox imprime jusqu’à 500 mm/s, avec une précision de couche de 0,05 mm, et accepte le PLA standard 1,75 mm plutôt qu’une cartouche propriétaire. Une caméra HD permet de suivre l’impression à distance, et l’appareil reprend automatiquement après une coupure de courant ou un bourrage de filament.
Le bémol : pas encore taillé pour la France
Sur le store officiel, la Funbox est vendue 299 $ (au lieu de 329 $ en lancement). Mais la disponibilité reste échelonnée par région : en stock aux États-Unis, dès le 24 août à Singapour et Hong Kong, mi-septembre au Canada, et pas avant mi-octobre pour l’Europe. Aucun prix en euros n’a été communiqué pour l’instant.
Reste aussi un détail que la certification n’efface pas totalement : la buse chauffe bel et bien, même derrière un châssis fermé. La marque recommande une supervision d’adulte, ce qui tempère un peu le discours « prête à l’emploi dès la boîte ouverte ».
Un marché qui s’ouvre, mais pas encore à portée de main en France
La Funbox pose une question intéressante : l’impression 3D peut-elle vraiment devenir un jouet familial, au même titre qu’une tablette graphique ou une console ? Les certifications et le soin apporté à la sécurité donnent du crédit à la démarche, et l’outil ShapeGen a de quoi séduire les enfants qui n’ont jamais touché à la CAO.
Mais entre le prix encore affiché en dollars et une arrivée en Europe repoussée à mi-octobre, les familles françaises devront patienter avant de pouvoir en juger sur pièces.


