5 raisons (ou pas) de chausser les crampons avec EA Sports FC 26

Trois ans après avoir abandonné la licence FIFA, EA Sports FC 26 arrive avec son lot de promesses annuelle. Le jeu s’appuie sur des bases solides, de la technique aux possibilités de jeu, en passant par sa solide base de données de licences en équipes et joueurs. Tous les ingrédients du succès sont donc réunis sur le papier. Mais la recette a-t-elle vraiment changé en profondeur ? Ou nous ressert-on le même plat, à peine réchauffé, pour la troisième année consécutive ? C’est ce que nous allons voir ensemble ici.
Raison 1 (Pour) : Pour son habillage et son ambiance dignes d’une retransmission télé

Le premier contact avec EA Sports FC 26 est toujours aussi impressionnant. La force de la franchise réside dans sa capacité à recréer l’atmosphère d’un véritable match de football. La présentation visuelle est impeccable et reprend avec brio les codes d’une retransmission télévisuelle moderne. Les menus, les introductions de match, les ralentis et les statistiques en temps réel nous plongent immédiatement dans l’ambiance des plus grandes compétitions. C’est un spectacle total, poli et d’une efficacité redoutable.

Ce réalisme se retrouve sur le terrain. Les stades officiels sont magnifiquement reproduits, avec un soin particulier apporté à la gestion des lumières. La différence entre un match joué en plein après-midi et une rencontre nocturne sous les projecteurs est saisissante. La pelouse se dégrade de manière crédible au fil du match, et le public, désormais composé de modèles 3D variés, rend les tribunes plus vivantes que jamais. La modélisation des joueurs stars est également un point fort, avec des visages photoréalistes et des expressions faciales qui gagnent en naturel. Enfin, pour les joueurs de premiers plans, les autres un peu moins…

L’ambiance sonore n’est pas en reste. Certains chants de supporters sont vraiment spécifiques à certains clubs sont d’un réalisme saisissant et le public réagit aux actions sur le terrain. Des éléments qui contribuent massivement à l’immersion. En France, le duo de commentateurs composé d’Omar da Fonseca et Benjamin Da Silva apporte son dynamisme caractéristique, même si une la redondance finit par s’installer. L’ensemble forme un habillage audiovisuel d’excellente facture, qui reste la référence du genre, juste derrière NBA 2K26….
Raison 2 (Pour) : Car les technologies HyperMotionV+ et PlayStyles affinent le réalisme
Au-delà de l’enrobage, EA Sports FC 26 peut compter sur deux éléments clés pour améliorer les sensations sur le terrain. La première, l’HyperMotionV+, continue d’évoluer. Ce système analyse les données de véritables matchs de football pour générer des milliers de nouvelles animations en temps réel. Le résultat est visible à l’écran. Les déplacements des joueurs sont plus fluides, leurs duels plus crédibles et leurs réactions aux contacts moins robotiques. Cela apporte une variété et une imprévisibilité bienvenues, rendant chaque action un peu plus unique.

La seconde technologie majeure est le système des PlayStyles (Styles de jeu). Il s’agit d’une évolution des anciens « Traits » qui donne aux joueurs stars des compétences signatures. Un joueur doté du PlayStyle « Tir en finesse + » sera redoutable dans cet exercice, avec une animation et une précision spécifiques. Un autre avec « Tacle glissé » aura une capacité accrue à récupérer le ballon de cette manière. Ces aptitudes sont visibles et ont un impact réel sur le jeu.

Ces deux technologies combinées permettent de mieux différencier les joueurs. Contrôler une star mondiale ne se résume plus à de meilleures statistiques. On ressent véritablement son style de jeu unique, ses points forts et ses particularités. Cela renforce l’identité des joueurs et ajoute une couche de stratégie, puisqu’il devient important de connaître les PlayStyles de ses propres joueurs et de ceux de l’adversaire pour en tirer le meilleur parti.
Raison 3 (Pour) : Grâce à son contenu sous licence, toujours aussi gigantesque
C’est l’argument massue d’EA Sports face à la concurrence. EA Sports FC 26 bénéficie d’un portefeuille de licences officielles absolument pléthorique. Des milliers de joueurs, des centaines de clubs, des dizaines de championnats et les plus grandes compétitions (comme la Ligue des Champions) sont présents. Pour tout amateur de football qui souhaite jouer avec ses équipes et ses joueurs favoris, le jeu est tout simplement incontournable. Cette authenticité est une force immense qui justifie, pour beaucoup, l’achat annuel.

Au-delà des licences, le jeu propose une très grande variété de modes de jeu. Que vous soyez un joueur solo ou multijoueur, vous trouverez de quoi vous occuper. Les modes Carrière (Manager ou Joueur) offrent une expérience sur le long terme. Le mode Clubs permet de créer son avatar et de rejoindre une équipe avec des amis pour des matchs en ligne jusqu’à 11 contre 11. Le mode Saisons propose une compétition classique en 1 contre 1.

S’ajoutent à cela VOLTA Football, la version arcade du foot de rue, et bien sûr le mastodonte Ultimate Team, le mode de collection de cartes. Même si la plupart de ces modes manquent de nouveautés profondes, leur présence garantit une durée de vie quasi infinie.
Raison 4 (Contre) : À cause de son manque d’innovation et de ses modes de jeu qui stagnent
C’est la critique qui revient chaque année, et elle est particulièrement vraie pour cet opus. Après trois ans sous le nom EA Sports FC, la révolution promise se fait toujours attendre. Le jeu donne furieusement l’impression d’être une simple mise à jour vendue au prix fort plutôt qu’un véritable nouveau jeu. Les changements sont présents, mais ils sont si timides qu’ils peinent à masquer une stagnation globale. La structure du jeu, ses menus, ses mécaniques fondamentales… tout semble figé dans le temps.

Par exemple, le mode Carrière Manager introduit de nouvelles philosophies de jeu, mais leur impact en match est quasi inexistant. La Carrière Joueur ajoute un système d’agent, mais cela se résume à une couche de menus supplémentaire sur une progression qui n’a pas bougé depuis des années. Ces ajouts font illusion les premières heures, mais la lassitude s’installe vite lorsque l’on réalise que l’expérience de base est identique à celle de l’année précédente.

Pour un joueur occasionnel, la différence avec l’édition précédente est à peine perceptible, ce qui rend l’investissement de 79,99 euros très difficile à justifier.
Raison 5 (Contre) : Pour ses frustrations persistantes, de l’IA à Ultimate Team
Au-delà du manque de nouveautés, EA Sports FC 26 traîne toujours les mêmes défauts agaçants. L’intelligence artificielle (IA), que ce soit en attaque ou en défense, elle continue de montrer des failles importantes. En solo, on peste toujours contre des coéquipiers qui ne font pas les bons appels de balle ou contre des défenseurs au placement erratique. Ces errements brisent le réalisme et peuvent générer une immense frustration, car ils donnent l’impression que le jeu ne répond pas toujours logiquement.

L’autre grande source de frustration provient du mode Ultimate Team et de son modèle économique. Ce mode, qui constitue le cœur financier du jeu, repose sur la collection de cartes de joueurs. Pour construire une équipe compétitive, le jeu incite très fortement les joueurs à dépenser de l’argent réel dans des packs aux résultats aléatoires.

Ce modèle crée un déséquilibre entre les joueurs et peut rendre l’expérience très frustrante pour ceux qui ne souhaitent pas investir plus que le prix d’achat du jeu. Le sentiment de se heurter à un mur, face à des équipes surpuissantes construites à grand renfort de carte bancaire, est une réalité récurrente qui ternit l’image du mode le plus populaire du jeu.

EA Sports FC 26 40€
Résumé
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Graphismes - 8/10
8/10
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Jouabilité - 8/10
8/10
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Bande-son - 7/10
7/10
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Durée de vie - 8/10
8/10
Globalement
Pour
- Présentation audiovisuelle spectaculaire
- Animations réalistes grâce à l’HyperMotionV+
- Le système PlayStyles qui personnalise les stars
- Contenu sous licence inégalé
- Le mode Clubs, toujours aussi fun entre amis
Contre
- Manque flagrant de nouveautés profondes
- Les modes Carrière qui n’évoluent pas
- L’intelligence artificielle toujours aussi faillible
- Le modèle « pay-to-win » d’Ultimate Team
- Le prix élevé pour une simple mise à jour




