DarkSpectre : quand des extensions espionnent les réunions d’entreprises

Les chercheurs en cybersécurité ont révélé une vaste campagne d’espionnage menée par un groupe appelé « DarkSpectre ». En utilisant des extensions de navigateur présentées comme des outils de productivité, ces cybercriminels ont infiltré des millions de réunions professionnelles sur Zoom et Google Meet.
Une campagne d’espionnage à grande échelle via des extensions
Selon Koi Security, près de 8,8 millions d’utilisateurs ont été touchés par cette opération. Les extensions infectées, installées sur Chrome, Edge ou Firefox, se présentaient comme des solutions pratiques pour améliorer la productivité. En réalité, elles servaient à collecter discrètement des données sensibles issues de réunions d’entreprises.
Les pirates ont ainsi pu accéder à des informations stratégiques, allant des discussions internes aux documents partagés. Cette campagne, baptisée ZoomStealer, illustre la capacité des cybercriminels à détourner des outils du quotidien pour mener des attaques sophistiquées.
Des conséquences lourdes pour les entreprises
En infectant plus de 2,2 millions de machines, DarkSpectre ne s’est pas limité à une collecte massive. Le groupe semble désormais orienter ses activités vers du renseignement ciblé. Les données volées pourraient servir à des campagnes de phishing personnalisées ou à des opérations d’espionnage industriel.
Pour les entreprises, l’impact est considérable. Les réunions en ligne, devenues essentielles depuis la généralisation du télétravail, représentent désormais une porte d’entrée privilégiée pour les attaquants. La confiance dans les outils de visioconférence est directement remise en question.
La nécessité d’une vigilance accrue
Cette affaire rappelle que la cybersécurité ne peut pas se limiter aux infrastructures internes. Les extensions de navigateur, souvent installées sans vérification, constituent un risque majeur. Les experts recommandent de limiter leur usage et de privilégier les solutions officielles validées par les éditeurs.
Par ailleurs, les autorités et les chercheurs en sécurité insistent sur l’importance de sensibiliser les employés. La vigilance reste effectivement une arme essentielle pour éviter que des outils apparemment anodins ne deviennent des vecteurs d’espionnage.



