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Disney accuse ByteDance d’utiliser ses personnages pour entraîner une IA

Disney a lancé une offensive juridique contre ByteDance, propriétaire de TikTok. La maison de Mickey l’accuse d’avoir utilisé ses personnages emblématiques pour développer un nouvel outil d’intelligence artificielle. Selon la firme américaine, l’IA Seedance 2.0 s’appuie sur une « bibliothèque piratée » de contenus issus de franchises comme Star Wars et Marvel.

Un outil d’IA de ByteDance est au cœur de la polémique

Seedance 2.0, lancé récemment par ByteDance, permet de générer de courtes vidéos à partir de simples instructions textuelles. L’outil a rapidement gagné en popularité, notamment en Chine, grâce à son intégration dans des applications comme Jianying et CapCut. Cependant, Disney affirme que cette technologie repose sur l’exploitation illégale de ses personnages.

Dans une lettre de mise en demeure, Disney accuse ByteDance de reproduire et distribuer des vidéos mettant en scène Spider-Man, Darth Vader ou Grogu, sans autorisation. Pour l’entreprise américaine, il s’agit d’un « smash-and-grab virtuel ». Autrement dit, une appropriation brutale et volontaire de sa propriété intellectuelle.

Une bataille qui dépasse Disney

Cette confrontation ne concerne pas seulement Disney. En effet, d’autres studios et organisations hollywoodiennes dénoncent également Seedance 2.0, qu’ils considèrent comme une menace directe pour la création artistique. Les syndicats d’acteurs et de réalisateurs craignent que l’IA permette une utilisation massive et non contrôlée de leurs œuvres et de leurs images.

Au-delà du cas Disney, l’affaire illustre également un problème global. En effet, les modèles d’IA générative s’appuient souvent sur des bases de données contenant des contenus protégés. Les entreprises technologiques défendent ces pratiques comme nécessaires à l’innovation, tandis que les créateurs y voient une violation flagrante de leurs droits. Le conflit entre Disney et ByteDance pourrait donc devenir un précédent majeur dans la régulation de l’IA et du droit d’auteur.

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Arielle

Bavarde avec ma plume, mais introvertie par nature, je baigne dans l'univers de la rédaction depuis plus de cinq ans. Bien que je sois polyvalente dans les thèmes à traiter, j'ai une familiarité accrue pour le high-tech. J'espère que ma plume saura vous divertir tout en vous informant !

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