Disney est sanctionné pour collecte illégale de données d’enfants sur YouTube

Disney a accepté de payer une amende de 10 millions de dollars aux États-Unis. Le groupe est accusé d’avoir permis la collecte illégale de données personnelles d’enfants via des vidéos diffusées sur YouTube. Explications.
Disney écope d’une amende pour violation de la loi COPPA
Le Department of Justice (DOJ) américain a confirmé fin décembre 2025 que Disney devait régler une pénalité civile de 10 millions de dollars. L’entreprise est accusée d’avoir enfreint la Children’s Online Privacy Protection Act (COPPA). Il s’agit d’une loi qui encadre strictement la collecte de données des enfants de moins de 13 ans. Cette législation impose aux plateformes d’informer les parents et d’obtenir leur consentement avant toute utilisation des informations personnelles des mineurs.
En acceptant de payer cette amende, Disney évite un procès long et coûteux. Le groupe reconnaît implicitement la gravité des accusations, tout en cherchant à tourner la page rapidement. Apparemment, l’entreprise cherche à protéger son image étant donné qu’elle reste un acteur majeur du divertissement familial.
YouTube et la responsabilité des contenus destinés aux enfants
Les vidéos diffusées sur YouTube et associées à Disney auraient permis la collecte de données sans autorisation parentale. Ces informations pouvaient servir à des fins publicitaires, ce qui constitue une violation directe de la loi COPPA.
Le tribunal fédéral a également imposé à Disney de mettre en place un programme de conformité. Ce dispositif doit garantir que l’entreprise respecte désormais les règles de protection des données sur YouTube. Cette obligation montre que les autorités américaines veulent renforcer la surveillance des géants du numérique et éviter de nouvelles infractions.
Une affaire qui interroge la protection des mineurs en ligne
Cette sanction de 10 millions de dollars n’est pas seulement une pénalité financière. En effet, elle envoie un signal fort à toutes les entreprises qui produisent ou diffusent des contenus destinés aux enfants. Désormais, la protection des mineurs en ligne est une priorité. De ce fait, les manquements sont sanctionnés sévèrement.
Pour Disney, cette affaire est un rappel de ses responsabilités. Le groupe devra désormais prouver qu’il peut concilier son rôle de leader du divertissement avec le respect des lois sur la vie privée. Dans un contexte où les enfants passent de plus en plus de temps sur les plateformes numériques, la vigilance des entreprises reste essentielle pour garantir un environnement sûr et respectueux.



