Garmin fēnix 9 et fēnix 9 Pro : l’écran s’illumine, le titane s’installe

Chaque nouvelle génération de la fēnix doit tenir un équilibre délicat : rester la montre de référence des sportifs et aventuriers exigeants, sans perdre son côté montre du quotidien. Garmin dévoile la fēnix 9 et sa déclinaison fēnix 9 Pro, avec l’ambition affichée de muscler l’écran, l’autonomie et la robustesse du boîtier. La Pro pousse le curseur encore plus loin, avec des options pensées pour l’outdoor extrême.
L’écran s’illumine, l’autonomie suit
L’écran AMOLED de la fēnix 9 devient deux fois plus lumineux que celui du fēnix 8, disponible sur les trois tailles habituelles : 43, 47 et 51 mm. Le stockage double au passage, à 64 Go, de quoi embarquer cartes et musique sans compter.
L’autonomie progresse aussi malgré cette dalle plus gourmande. Le modèle 47 mm tient jusqu’à 16 jours en mode montre connectée, et jusqu’à 29 jours sur le boîtier 51 mm. En mode autonomie maximale, la fēnix 9 grimpe jusqu’à 81 heures d’utilisation continue.

Le boîtier monte en gamme
La fēnix 9 troque son verre pour un cristal de saphir, résistant aux rayures, sur les trois tailles. La lunette et le dos du boîtier passent au titane, même si la coque principale reste en polymère renforcé de fibre. Un compromis qui allège la montre tout en gardant une robustesse annoncée par Garmin.
Côté étanchéité, la fēnix 9 est certifiée 10 ATM et homologuée plongée jusqu’à 40 mètres (norme EN13319). De quoi couvrir la quasi-totalité des usages sportifs et outdoor, natation comprise.
La Pro monte encore d’un cran
Sur la fēnix 9 Pro, Garmin passe au titane intégral pour la première fois sur la gamme, boîtier et lunette compris, grâce à une technique de nano-moulage. L’écran AMOLED grimpe jusqu’à 3 000 nits de luminosité, et atteint 1,5 pouce sur le modèle 51 mm.
Une alternative existe pour les tailles 47 et 51 mm : un écran solaire à technologie MIP, associé à un verre Power Sapphire. Ce choix change la donne côté autonomie, avec jusqu’à 57 jours d’utilisation annoncés, et jusqu’à 1 000 heures en mode autonomie maximale sur le 51 mm.
La vraie nouveauté reste toutefois la connectivité inReach, proposée en option sur les trois tailles de la Pro. En effet, elle ajoute le LTE et la communication par satellite. Ainsi, les utilisateurs profitent d’une messagerie bidirectionnelle, du suivi LiveTrack et du déclenchement d’un SOS interactif, sans dépendre d’un téléphone à proximité.

Le bémol : la note grimpe vite avec les options
La fēnix 9 démarre à 999,99 €, un tarif déjà élevé pour une montre connectée. La Pro passe la barre des mille euros, à 1 099,99 € en 43 et 47 mm, et 1 199,99 € sur le 51 mm. Ajoutez l’option inReach à 100 € de plus, et le modèle le mieux équipé approche les 1 300 €.
Un budget qui se justifie pour un usage outdoor engagé (rando longue distance, alpinisme, zones sans réseau), mais qui reste disproportionné pour un usage sportif plus classique. Garmin multiplie les déclinaisons, au risque de perdre l’acheteur dans une grille tarifaire qui s’étale sur plusieurs centaines d’euros.
L’essentiel
La fēnix 9 coche les cases attendues : un écran plus lumineux, une autonomie en hausse, ainsi qu’un boîtier renforcé grâce au saphir et au titane. De son côté, Garmin ne bouscule pas la formule. Au contraire, la marque l’affine, ce qui reste cohérent pour une gamme déjà bien installée chez les sportifs exigeants.
La Pro, quant à elle, s’adresse à un public plus restreint, prêt à payer pour le titane intégral, l’option solaire ou la connectivité inReach. Par ailleurs, les précommandes ouvrent le 28 août. À vous donc de voir si votre pratique justifie réellement le ticket d’entrée.


