Test – Out There Chronicles – Episode 2 : une aventure parfaite dont vous êtes le héros sur smartphone

Out There Chronicles

Out There Chronicles (OTC) est un visual novel interactif se déroulant dans l’univers du jeu Out There. Ce dernier est un jeu pour smartphone qui allie rogue-like et la gestion de ressources. Mais aussi la découverte de races et même des éléments de langage extra-terrestre. Le jeu a obtenu des awards. Enfin, il a été augmenté dans une version intitulée Out There Ω, avec un portage sur PC et Mac.

Inside Out There Chronicles

Ainsi l’intérêt d’Out There Chronicles est de replonger dans d’Out There. Et de découvrir des pans entiers qui étaient cachés. Si Out There Chronicles propose une aventure inédite se passant plusieurs millions d’années avant Out There. C’est  après un saut d’un million d’années dans le futur, que Darius, le héros se réveille sur une planète colonisée par des humains. Ainsi la planète Terre est une vieille légende à priori et vous devez jouer comme dans un livre dont vous être le héros. Or la vie de notre héros ne tient qu’à nos décisions, et à ses rencontres, bonnes ou mauvaises. Si le premier épisode datant de l’été 2016, il est utile de ne pas le révéler, pour ne pas spoiler le second. Mais Mi-Clos vends des bundles comprenant les deux premiers épisodes.

Ecran titre

Behind Out There Chronicles

Car Out There Chronicles est un jeu crée par Mi-Clos Studio. Et derrière Mi-Clos Studio se cache deux personnes comptant de plus en plus dans le paysage vidéoludique français. Avec Michael Peiffert, l’un des deux compères et il est directeur créatif et responsable de l’interface utilsateur pour Out There Chronicles. Le second et non des moindres est FibreTigre, pour le game design et l’écriture du scénario. Mais il n’y a pas qu’eux, ils ont su s’entourer de personnes qui vont faire de Out There Chronicles une perle des jeux de rôle. Et c’est avec Benjamin Carré aux pinceaux que les tableaux d’Out There prennent vie et une beauté toute spatiale. Du côté d’un autre art, c’est Siddhartha Barnhoorn, déjà à la musique des Out There et du premier épisode d’Out There Chronicles.

Des graphismes à couper le souffle

Maintenant décortiquons d’un œil un peu plus critique et gamer ce jeu pour mobile et/ou tablette.

Alors les graphismes cassent la baraque et sont très beaux. A contrario, certains pourront se plaindre que ce ne sont que des écrans. Et il y a quelques grands tableaux animés dans le sens d’un slideshow. Ainsi, ce jeu comme dit au début de cet article est un visual novel, ce n’est pas un FPS frénétique. Mais il n’y a pas à s’inquiéter, l’ambiance du jeu est prenante avec des tableaux qui immergent le joueur dans l’aventure. Car c’est de l’Aventure avec un grand « A ».

Une musique envoûtante et un interface intuitive

Du côté de la musique, c’est un sans faute avec toujours aux commandes Siddhartha Barnhoorn, qui ne change pas d’un iota ce qui a fait son succès sur les musiques des précédents jeux de Mi-Clos. Ainsi la musique colle parfaitement à l’aventure avec de nombreux passages en musique d’ambiance. Et parfois des envolées lyriques qui mettent en avant l’ambiance et les événements qui se déroulent sous nos yeux.

Enfin l’interface utilisateur est simple et concise, ce qui amène à une prise en main immédiate du jeu mobile. Et votre serviteur s’y est adonné dans les transports en commun, ce qui lui a permis de supporter des retards fréquents et pouvait continuer le soir dans son lit.

Quelques défauts

Mais si les éloges sur le jeu sont si nombreux, il ne faut pas oublier les défauts. Par exemple, l’interface propose de sauvegarder le jeu quand on veut. Par contre, si l’on meurt, on revient à un point de contrôle précédent, qui n’est pas du tout notre précédente sauvegarde. Et si ce n’est pas grave en soit, si l’on se met à bloquer à un endroit, cela peut s’avérer long et redondant, ce qui peut faire que certains vont abandonner. Alors n’abandonnez pas et allez jusqu’au bout de l’épisode cela vaut le coup !

De plus, un autre défaut, mais qui est peut-être propre à mon smartphone Wiko. Lors de parties, le son était quasi inaudible, donc peu présent. Ce qui diminue un peu l’immersion, mais montre combien le scénario est bon, car même sans cela, le jeu me captivait.

Un scénario béton

A l’instar des graphismes, le scenario est hautement immersif et prend le joueur aux tripes. Dès le commencement de l’épisode, on est Darius. Et on voit ce qu’il voit, on ressent ce qu’il vit. On est Darius ! De plus, le gameplay est excellent et quasi-invisible. Alors il est vrai que ce sont une majorité de bulles qui défilent du bas vers le haut. Mais on n’a encore rien inventé de mieux que la lecture pour vivre par procuration des histoires et ressentir des frissons. Pour en revenir au scénario, il est dense, parfois l’on meurt ou on n’a plus de choix, un peu comme dans la vie ou dans une voie sans issue. Bref, l’histoire dont on est le héros se décide et entraîne vers les choix qui façonne notre héros. Or, ce sont ces morts ou ces mauvais choix qui permettront de relancer le jeu au niveau de sa dernière sauvegarde et nous inciter à persévérer dans la découverte de ce nouveau monde.

Exégèse d’une planète Alien

Enfin l’attrait de la découverte est de comprendre les autochtones ou les espèces inconnus. Or un autre aspect du jeu est la traduction approximative des langues extra-terrestres par des approximations. Alors il s’établit une sorte de dictionnaire qui va nous permettre de traduire plus ou moins correctement nos échanges avec les aliens. Ceci entraînera notre mort par incompréhension ou notre survie. Cela peut aussi toucher d’autres PNJ desquels dépendra notre future survie.
Bref, un jeu dense et imposant dans son travail d’écriture, un vrai tour de force effectué par le bourreau de travail qu’à l’air d’être le FibreTigre 😉

In and Out

Alors que dire de ce deuxième épisode d’Out There Chronicles, à part qu’il appelle une suite et qu’elle sera attendue. Car cet épisode malgré ses petits défauts deviennent des qualités. Et surtout, cet épisode est plus long que le précédent, approfondissant la connaissance de cet univers. Les directions artistique et musicale sont toujours aussi exceptionnelles. Et que dire du scénario de FibreTigre qui nous donne un jeu dont la découverte est perpétuelle. Alors vivement un troisième épisode encore plus fort que ce deuxième.

Out There Chronicles épisode 2 est fini, vive l’épisode 3 que l’on attend.

Et pour finir, Out There Chronicles est à 2,99€ sur Google Play et AppStore. L’application pèse 160 Mo environ et il est nécessaire d’avoir un Android OS 4.2 ou un iOS 6.0 au minimum.

Conclusion
9.6

Out There Chronicles est un hit sur smartphone dans sa catégorie très spécifique des jeux dont vous êtes le héros se déroulant comme un visual novel. Tout y est bon, le scénario, les graphismes et la bande-son, même le plaisir d’y rejouer est là pour découvrir tous les pans scénaristiques. Une valeur sûre pour les fans de l’univers d’Out There comme pour les néophytes qui devront quand même commencer par le premier épisode pour comprendre toute l’histoire.

  • Scénario9.5
  • Graphisme10
  • Musique9.5
  • (Re)-jouabilité9
  • Ergonomie10
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Ayant atteint la jeune quarantaine, j’ai vécu les débuts du jeu vidéo des années 70, le Super 8 et les disquettes 5’1/4. Bref un jeune geek avant l’heure, mais comme les autres compères du Café du Geek, je suis passionné des nouvelles technologies, de retrogaming et de jeux vidéo, de livres et de bd, ainsi que de demoscene. Mais comme disait K. Dick, la réalité n’est qu’un point de vue !

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