PXN à la gamescom 2026 : deux écosystèmes complets, du volant au manche

PXN traînait encore récemment une réputation d’entrée de gamme, surtout face aux produits Logitech. Je suis passé à leur stand de la gamescom 2026, et il raconte désormais autre chose. La marque y déployait deux gammes complètes, l’une pour le sim racing, l’autre pour la simulation de vol. Cette seconde constitue d’ailleurs une grande première pour elle. J’avais rendez-vous sur place pour une présentation guidée. Voici tout ce qu’on pouvait voir sur le stand PXN de la gamescom 2026, de ce qui est déjà disponible sur leur site à tout ce qui arrive entre septembre prochain et l’année qui vient.
Un stand coupé en deux
PXN avait organisé son espace de façon très lisible. D’un côté, ce que l’on pouvait essayer : la base S16 associée à un volant et au pédalier, le pack VD6, le manche NAVOS et le HOTAS NAVOS. De l’autre, ce que l’on pouvait seulement regarder, notamment les volants Formula.

Les volants Formula de PXN, deux niveaux d’exigence
Le W FC prend la tête de gamme. Sa façade et sa coque arrière adoptent le carbone forgé. Le module à dégagement rapide passe par un usinage CNC anodisé. On y trouve ensuite des palettes Hall réglables, des encodeurs à pouce 12 positions et un écran de 4,3 pouces, personnalisable via SimHub et PXN SimRacing. Sur le stand, cet écran affichait un firmware en version 0.0.2, avec une interface encore en chinois. De quoi situer l’avancement réel du produit. L’équipe m’a par ailleurs indiqué un tarif compris entre 700 et 800 euros. La densité de commandes sur la façade justifie d’ailleurs ce positionnement.

Le W FS vise plus large avec ses 290 mm. Il repose sur un alliage d’aluminium usiné CNC, habillé d’un panneau texturé carbone. On y retrouve le même écran de 4,3 pouces, qui affichait une télémétrie complète sur le stand. La façade compte douze boutons programmables, dont DRS, ERS, PIT et IGN. Côté palettes, quatre modèles Hall en carbone se complètent de deux palettes à micro-interrupteurs. Trois rotatifs gèrent ensuite l’ABS, le MFD et la répartition de freinage. Quinze LED de régime et six LED de drapeau terminent la panoplie.



Trois volants ronds signés PXN, prévus pour septembre
PXN exposait également trois volants au format classique, annoncés pour septembre. Tous en cuir avec surpiqûres rouges et plaque centrale en aluminium brossé, mais avec des dispositions distinctes.


Le premier adopte une architecture à trois branches, avec deux rotatifs, une dizaine de boutons et des palettes carbone à l’arrière. Le deuxième reprend quant à lui une jante en D, avec boutons L1 à L3 et R1 à R3, croix A B X Y, bouton MENU et deux funky switches. Le troisième arbore enfin une jante perforée, une croix directionnelle, des boutons DRS, BOX, PIT, S1, S2, N, P et PL. Cette croix directionnelle et la disposition A B X Y trahissent d’ailleurs une compatibilité console.


Les bases, entre le disponible et l’à venir
Les bases VD constituent déjà le socle du catalogue, commercialisé depuis l’an dernier. La VD4 à 4 Nm ne se trouve qu’en bundle, autour de 329 euros. La VD6 monte à 6 Nm pour 339 euros, la VD10 à 10 Nm pour 399 euros. Trois paliers sous la barre des 400 euros, uniquement sur PC.

Le vrai saut technique arrive ensuite. Les S16 et S23 délivrent respectivement 16 et 23 Nm de couple constant. Elles partagent un processeur double coeur pour une réactivité à la milliseconde, un encodeur magnétique 24 bits, un capteur de couple réel plutôt qu’une valeur estimée, et un contrôle intelligent de la température qui évite la baisse de puissance sur les longues sessions. La S16 tournait dans un simulateur complet sur le stand. L’équipe m’a annoncé ces deux gros modules pour l’an prochain.

Le pédalier Vector X et un boîtier de boutons
Le Vector X constitue une belle surprise. Deux pédales seulement, frein et accélérateur, mais une structure entièrement métallique. Les semelles adoptent le carbone forgé, les ressorts apparents offrent une précontrainte réglable, et la plaque de base mêle carbone et aluminium orange. PXN annonce une technologie à double capteur et une résolution d’entrée en 24 bits. Sur place, on m’a confirmé une plage de freinage réglable jusqu’à 200 kilos, un chiffre qui place la marque au niveau des concurrents établis.


À côté, un boîtier de boutons que je n’ai vu mentionné dans aucun communiqué. Il sépare une zone Vehicle Control et une zone Game Control, avec rotatifs ABS et TC, bouton Engine Start sous capot rouge, joystick de direction et de sélection, bouton ESC et quatre interrupteurs à bascule. Comptez environ 100 euros pour ce boîtier.
NAVOS, l’entrée surprise dans la simulation de vol
Voilà l’annonce qui change vraiment la donne. PXN n’avait jamais sorti le moindre périphérique de vol. La marque lance donc un écosystème entier d’un coup, avec une ambition assumée : devenir la meilleure gamme d’entrée de gamme du marché.

Le NAVOS Yoke System couvre l’aviation civile, et le soin apporté au vocabulaire impressionne. Le manche embarque un module central à écran couleur, boutons MENU et BACK, sept boutons numérotés, un bouton HOME et une molette crantée. Le panneau latéral regroupe les interrupteurs BAT et ALT ainsi que six commandes d’éclairage : BCN, LAND, TAXI, NAV, STR et AUX. On est sur de la terminologie d’aviation générale réelle, pas sur du gaming maquillé.


Le quadrant moteur suit la même logique. On y trouve quatre leviers principaux, ainsi que les commandes vernier THROTTLE, PROPELLER et MIXTURE. Les couleurs respectent les conventions aéronautiques, noir, bleu et rouge. Le trim de profondeur passe par une molette, complétée par les boutons NOSE UP et A/P DISC. Quatre interrupteurs et une rangée de dix boutons numérotés terminent l’ensemble. Des modules et poignées interchangeables étaient posés à côté. Ils confirment la construction évolutive du système, articulée autour d’un hub central à douze ports.

Le NAVOS Combat HOTAS s’adresse au vol militaire et à la voltige. L’ensemble était bien présent sur le stand, manche et manette des gaz. Chapeaux à quatre directions, mini-joysticks, détentes, repose-paume, molette crantée sur la manette des gaz. Onze axes, soixante et une entrées programmables, trois commutateurs de mode et des profils préconfigurés par appareil. Les deux systèmes passent par le logiciel NEXUS.



Côté tarifs, l’équipe m’a annoncé une fourchette de 100 à 200 euros par pièce. Le Yoke System dépassera ce cadre, ce qui reste logique pour la pièce maîtresse de l’écosystème.
Ce qu’il reste à confirmer
Un point mérite toutefois d’être posé sans détour. Plusieurs tarifs restent flous. PXN n’a ainsi communiqué aucun prix officiel pour les S16 et S23, ni pour le volant camion. Les fourchettes annoncées sur place pour le W FC et la gamme NAVOS restent indicatives, tant que la marque ne les confirme pas.

Le stand impressionne, la fiche technique aussi. Reste à voir les étiquettes définitives, parce que c’est là que se jouera la comparaison avec MOZA et Thrustmaster.


