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Scaleway annonce une GPU Zone à Copenhague, avec des NVIDIA HGX B300

Le 13 octobre 2026, sur la scène d’ai-PULSE à Paris, Scaleway a dévoilé un nouveau projet hors de nos frontières. La filiale cloud du groupe iliad prévoit d’ouvrir une GPU Zone à Copenhague, au Danemark, équipée de serveurs NVIDIA HGX B300. L’objectif affiché est d’offrir aux entreprises européennes une puissance de calcul pour l’IA qui reste sous juridiction européenne.

L’annonce tombe à un moment où la demande en GPU ne cesse de grimper. Beaucoup d’organisations veulent profiter des puces les plus récentes sans confier leurs données à un hébergeur soumis au droit américain. C’est précisément sur ce terrain de la souveraineté numérique que Scaleway veut se faire une place.

Scaleway à Copenhague, nouveau front du calcul européen

Une GPU Zone n’est pas un data center comme les autres. Selon Scaleway, il s’agit d’un site dédié à l’entraînement et à l’inférence des modèles d’IA, c’est-à-dire à leur création puis à leur utilisation au quotidien. Ces sites viennent compléter les zones de disponibilité cloud classiques de l’hébergeur, qui accueillent sites web, bases de données et applications.

Le cœur du projet danois repose sur la plateforme NVIDIA HGX B300, de la génération Blackwell Ultra. Chaque plateforme réunit huit GPU et jusqu’à 2,3 To de mémoire, d’après la fiche de Scaleway. Ce type de machine, déjà présenté sur le site avec le serveur Supermicro HGX B300, sert aux modèles de langage les plus gourmands.

Le Danemark n’est pas un territoire inconnu pour l’entreprise. Scaleway y accompagne déjà des clients publics comme privés, dont la Ville de Copenhague et Corti, spécialiste danois de l’IA appliquée à la santé. La nouvelle zone rapprochera donc la puissance de calcul de clients déjà installés en Europe du Nord.

Le froid danois, meilleur allié des GPU

Le choix de Copenhague n’a rien d’un hasard, à en croire Scaleway. L’hébergeur affirme sélectionner ses GPU Zones selon trois critères principaux : la proximité avec les clients, l’accès à une électricité fiable et bas carbone, et un climat favorable. Le Danemark coche les trois cases, avec en prime un écosystème tech bien installé.

Le climat compte plus qu’on ne l’imagine. Des milliers de GPU qui tournent à plein régime produisent énormément de chaleur, et les refroidir coûte cher en énergie. Un air extérieur plus frais réduit ce besoin, ce qui allège à la fois la facture et l’empreinte carbone du site.

Scaleway insiste aussi sur un point : tous ses sites restent situés dans l’Union européenne, sous juridiction européenne. Pour Damien Lucas, directeur général de Scaleway, l’accès au calcul pour l’IA est devenu « une priorité stratégique pour les organisations européennes ». L’entreprise compte y répondre en rapprochant les dernières technologies NVIDIA de ses clients, au nom de l’indépendance technologique européenne.

Un projet encore sans date ni chiffre

Derrière l’annonce, beaucoup de questions restent en suspens. Scaleway ne précise ni la date d’ouverture de la zone de Copenhague, ni le nombre de GPU prévus, ni le montant investi. Aucun tarif n’est communiqué non plus, ce qui empêche pour l’instant toute comparaison avec les offres concurrentes.

Autre point à garder en tête : l’hébergeur ne revendique pas la qualification SecNumCloud pour ces nouveaux sites. Ce label de l’ANSSI, l’agence française de cybersécurité, garantit notamment une protection face aux lois extraterritoriales. La promesse de souveraineté repose donc ici sur l’implantation européenne de l’entreprise, pas sur une certification vérifiable.

Enfin, l’annonce reste un projet face à des géants américains déjà solidement installés en Europe. La crédibilité de cette GPU Zone se jouera sur sa capacité réelle et sur le calendrier de mise en service. Deux éléments que Scaleway n’a pas encore dévoilés.

Logos Scaleway et NVIDIA pour l'annonce de la GPU Zone de Copenhague équipée de NVIDIA HGX B300
Illustration : Scaleway

Conclusion

Avec cette GPU Zone à Copenhague, Scaleway poursuit son expansion hors de France et mise clairement sur l’argument de la souveraineté européenne. Le même jour, l’hébergeur a d’ailleurs annoncé un autre projet en Suède : un supercalculateur équipé de GPU AMD Instinct MI355X, son premier hors de l’Hexagone.

Ces annonces montrent qu’un acteur européen veut peser dans la course au calcul pour l’IA, entre puces NVIDIA et AMD. Reste à connaître la date d’ouverture, la capacité réelle et les tarifs de la zone danoise. Ces informations diront si le projet tient ses promesses face à la concurrence.

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Christiane

Christiane est votre experte en technologies numériques et innovations. Découvrez ses analyses approfondies et ses perspectives sur les dernières tendances high-tech, la cybersécurité, et l'impact des technologies émergentes sur notre quotidien. Restez connecté pour des conseils experts et des mises à jour incontournables.

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