Test aspirateur Roborock F25 Steam : la vapeur à 180 degrés tient-elle ses promesses ?

Roborock nous a envoyé son F25 Steam, une version un peu plus accessible de son nettoyage vapeur, lancée en France en juillet 2026. Je l’ai utilisé plus d’un mois dans un appartement de 40 m2, sur du sol vinyle, entre un chat qui perd ses poils et une compagne aux cheveux longs qui traînent partout. Autrement dit, le pire scénario possible pour une brosse à rouleau.
Mon point de comparaison n’est pas théorique : j’utilise un Dreame H15 Pro au quotidien depuis des mois. C’est lui qui sert d’étalon dans tout ce test, notamment sur le terrain de l’entretien, où l’écart entre les deux appareils est franchement inattendu.

Notre avis en bref sur le Roborock F25 Steam
Le F25 Steam fait très bien deux choses. Il nettoie en profondeur grâce à sa vapeur, et il se laisse entretenir sans que ça devienne une corvée. Ce second point paraît anecdotique sur une fiche technique. Au bout d’un mois, c’est ce qui fait la différence.

On lui reproche surtout une chute d’autonomie nette en vapeur, un résultat en retrait sur tapis et des consommables au prix fort. À 589 euros sur le site officiel, il reste une proposition cohérente, à condition de ne pas avoir besoin de l’application ni du lavage à l’eau chaude.
- La vapeur à 180 °C nettoie les saletés tenaces en profondeur:Grâce à la technologie VaporFlow, le F25 Steam diffuse une vapeur haute température atteignant 180 °C pour dissoudre facilement les...
- Aspiration de 25 000 Pa sans enchevêtrement de cheveux:Cet aspirateur laveur combine une puissante aspiration de 25 000 Pa et la conception anti-enchevêtrement avancée JawScrapers pour ramasser les...
L’entretien, le vrai bon point du F25 Steam
Commençons par là, parce que c’est ce qui m’a le plus surpris. Sur le F25 Steam, accéder au rouleau prend trois secondes. On tient l’appareil d’une main, on pince le mécanisme avec le coude, et la trappe s’ouvre. Rien à dévisser, rien à démonter avant.

Sur mon Dreame H15 Pro, la même opération demande de retirer d’abord le réservoir d’eau, puis de dévisser quatre vis en plastique, et enfin de déboîter le cache. C’est fastidieux pour rien, et à chaque fois je salis un couteau à bout rond en guise de tournevis. C’est le genre de friction qui fait qu’on repousse l’entretien.
Avec un chat et des cheveux longs, ce détail devient structurant. Après chaque passage, je retire le réservoir d’eau sale, qui se déclipse sans effort, et je décroche les poils et les cheveux accumulés. Ça ne bloque jamais complètement le rouleau, Roborock revendique d’ailleurs un taux d’enchevêtrement nul mesuré par SGS, grâce à ses racleurs JawScrapers. Mais les résidus s’accumulent quand même, et les retirer préserve la longévité du rouleau, la consommation de batterie et la durée de vie des consommables. Sur le Roborock, ce geste est devenu automatique. Sur le Dreame, il est resté exceptionnel.

Réservoirs, détergent et consommables
Le réservoir d’eau sale est nettement plus abouti que sur d’autres modèles que j’ai eu entre les mains. Il retient mieux, il se vide plus proprement grâce à son module de séparation solide-liquide amovible, et il se rince sans laisser de résidus dans les angles. Le filtre est également plus généreux. L’ensemble donne une impression de fabrication supérieure à ce que j’avais en main jusqu’ici.

Le détergent mérite lui aussi un paragraphe. Chez Roborock, il se loge dans un compartiment intégré au réservoir d’eau propre. On remplit d’un côté, on dose de l’autre, et le distributeur automatique s’occupe du reste. Chez Dreame, il faut extraire une capsule d’un bac séparé, l’ouvrir, la remplir, la remettre. C’est le même écart de philosophie que pour la brosse.

Le bémol est ailleurs. La quantité de solution fournie dans la boîte part vite, et les recharges officielles ne sont pas données : 25,99 euros le litre. Même chose côté pièces, avec un pack de deux rouleaux à 19,99 euros, et autant pour les filtres. Mon exemplaire est arrivé avec un rouleau de rechange, un filtre et une petite bouteille de 200 ml de détergent. En soi c’est cohérent, sauf pour la bouteille : 200 ml, c’est vraiment trop peu.

Maniabilité et accès aux zones basses
L’appareil pèse 5,6 kg selon Roborock, mais on ne les sent pas, même à bout de bras. Les roues motorisées assistent la poussée et la traction, et le résultat est très bon. La poignée est bien dessinée. Le manche est peut-être un peu épais pour de petites mains, sans que ça pose de problème réel à l’usage.


Le format compte autant que le poids. Avec un châssis de 12,5 cm et une inclinaison complète à plat, le F25 Steam s’allonge au sol et passe sous le canapé, les étagères et le bureau. Ce sont exactement les zones que je nettoyais deux fois par an. Depuis un mois, elles passent à chaque session.
La vapeur à 180 degrés, l’argument principal
C’est la fonction qui justifie le positionnement du F25 Steam, et elle tient la route. Les taches incrustées qui résistaient au mode serpillière classique partent en un ou deux passages. Là où l’appareil m’a vraiment convaincu, c’est dans l’entrée, la zone où les gens marchent encore en chaussures avant de les retirer. Un balai laveur classique y étale l’eau sale et oblige à multiplier les allers-retours. La vapeur décroche les résidus du premier coup, et on sait que c’est propre.

Roborock revendique plus de 99,9999 % de bactéries éliminées et plus de 99,9 % d’allergènes en mode vapeur. Je n’ai évidemment aucun moyen de vérifier ces chiffres chez moi. Ce que je constate, c’est un sol qui reste propre plus longtemps et une sensation nette de désinfection après passage.

Une précision technique s’impose. Roborock publie la chaîne complète : 180 degrés à la sortie du corps de chauffe, environ 99 degrés à la sortie de buse, et finalement moins de 70 degrés au contact du sol. Les 180 degrés du discours commercial ne sont donc jamais ceux qui touchent ton parquet. Ce n’est pas du marketing trompeur, c’est documenté noir sur blanc, mais mieux vaut le préciser. Et de toute façon, de la vraie vapeur à 180 degrés au contact du sol serait dangereuse.
Question sols. Sur du carrelage, aucune réserve. Sur mon vinyle, aucune non plus après un mois. Reste le parquet massif traditionnel : Roborock affirme que son appareil convient à tous les sols, je resterai plus prudent. La vapeur sur un bois ancien, même brièvement, reste un risque que je ne prendrais pas chez moi.
Modes et autonomie
Les quatre modes du F25 Steam sont Auto, Vapeur, Éco et Éponge. Le premier réflexe est de s’y perdre, puis on comprend qu’on en utilise deux au quotidien : Auto pour l’entretien courant, Vapeur pour les zones à traiter. Le mode Auto ajuste seul l’aspiration et le débit d’eau grâce à la détection de saleté. Il n’y a pas d’application : le F25 Steam se pilote entièrement depuis la poignée, et sur un appareil de ce type on ne la regrette pas une seconde.
Roborock annonce jusqu’à 80 minutes d’autonomie en mode Éco, soit 660 m2 par charge. Sur 40 m2, la question ne se pose jamais. Même une maison de 150 m2 passe en une seule charge, à condition de rester en usage mixte.

En mode vapeur, en revanche, la batterie descend beaucoup plus vite. Roborock annonce 20 minutes, contre 49 en Auto et 80 en Éco. Je n’ai pas fait la mesure au chronomètre, mais l’écart est visible dès la première session.
La station mérite un mot. Une fois l’appareil reposé dessus, le rouleau est lavé à la vapeur et à l’eau chaude, puis séché à l’air chaud. Ce qui m’a le plus surpris, c’est le bruit, ou plutôt son absence. Le séchage reste discret, et le mode silencieux étale le cycle sur trente minutes sans qu’on l’entende depuis la pièce d’à côté. Dans un 40 m2, ça change tout : le cycle se lance quand on range l’appareil. C’est aussi ce qui explique qu’un rouleau ayant lavé un sol ne sente rien le lendemain, et c’est la moitié du travail d’entretien que je n’ai jamais eu à faire à la main.
Sur tapis, le Dreame garde l’avantage
Roborock déconseille le passage sur tapis. J’ai quand même testé sans eau sur un tapis à poil court et non fragile, comme je le faisais déjà avec le Dreame. Verdict honnête : le Dreame H15 extrait mieux les poils de chat incrustés dans les fibres. Le F25 Steam y arrive aussi, mais il faut passer et repasser pour en finir.

Comparaison des aspirateurs Roborock F25 Steam et Dreame H15 Pro FoamWash
| Critère | Roborock F25 Steam | Dreame H15 Pro FoamWash |
|---|---|---|
| Prix conseillé | 589 € puis 459 € | 699 € puis 469,99 € |
| Puissance d’aspiration | 25 000 Pa | 23 000 Pa |
| Nettoyage vapeur | Oui, VaporFlow | Non |
| Lavage à l’eau chaude | Non | Non |
| Lavage à la mousse | Non | Oui, projection de mousse concentrée |
| Autonomie annoncée | 80 min en éco, 49 min en Auto | 60 min |
| Autonomie en vapeur | Environ 20 min | – |
| Surface couverte | Jusqu’à 660 m² en éco | Jusqu’à 400 m² |
| Réservoirs | 1 L propre, 720 ml sale | 780 ml propre, 700 ml sale |
| Détergent | Compartiment intégré, dosage automatique | Recharges de mousse concentrée |
| Anti-enchevêtrement | JawScrapers, 450 tr/min | Racleur TangleCut 2.0, 480 tr/min |
| Peut être bloqué | Jamais bloqué | Bloqué toute les 4-5 utilisations |
| Auto-nettoyage | Vapeur puis eau chaude 95 °C | ThermoTub 100 °C |
| Séchage du rouleau | Air chaud, rapide et silencieux | Air chaud 90 °C, moins rapide et bruyant |
| Position à plat 180° | Oui, 12,5 cm | Oui, 14 cm |
| Nettoyage des bords | Bord à bord, moins de 1 mm | Bras robotisé AI GapFree 2.0 |
| Détection de saleté | Capteur DirTect | Capteur RVB |
| Modes | Auto, Vapeur, Éco, Éponge | Intelligent, Turbo, Aspiration, Personnalisé |
| Application | Non | DreameHome |
| Poids | 5,6 kg | 5,6 kg |
| Recommandation | Sols durs, désinfection, grandes surfaces | Tapis, taches et odeurs d’animaux, bébé, nourriture |
Prix et positionnement du Roborock F25 Steam
Le Roborock F25 Steam est affiché 589 euros sur le site officiel de la marque. C’est le même ticket que le F25 Ultra, actuellement bradé à 579 euros. Le Steam aspire plus fort et annonce une meilleure autonomie, l’Ultra garde l’eau chaude et l’application : à ce niveau de prix, le choix se fait sur ces deux fonctions, pas sur le budget.
- La vapeur à 180 °C nettoie les saletés tenaces en profondeur:Grâce à la technologie VaporFlow, le F25 Steam diffuse une vapeur haute température atteignant 180 °C pour dissoudre facilement les...
- Aspiration de 25 000 Pa sans enchevêtrement de cheveux:Cet aspirateur laveur combine une puissante aspiration de 25 000 Pa et la conception anti-enchevêtrement avancée JawScrapers pour ramasser les...
Il faut intégrer les consommables dans le calcul. Entre la solution de nettoyage, les filtres et le rouleau, le coût annuel n’est pas négligeable, surtout dans un foyer avec animaux. Cela dit, comme chez tous les constructeurs, les fréquences de remplacement annoncées pour le rouleau et le filtre restent prudentes : chez moi, avec un appareil qui tourne plus de 150 fois par an, on peut largement doubler les durées de vie indiquées. En ce moment il est en promotion sur Amazon, ça vaut le coup d’œil.
Conclusion : que vaut le Roborock F25 Steam ?
Le F25 Steam n’est pas le haut de gamme de Roborock. Le F25 Ultra garde l’eau chaude et l’application, et le F25 Ultra Steam Gen 2 annoncé à l’IFA 2026 passera devant tout le monde. Ce qui rend le Steam intéressant, c’est ce qu’il fait avec ce qu’il a : la même vapeur à 180 degrés, une aspiration et une autonomie annoncées au-dessus de l’Ultra, pour un prix quasi identique.

Je le recommande à qui vit sur du carrelage ou du vinyle, avec des animaux, et qui en a assez des appareils pénibles à entretenir. Sur ce point précis, il n’y a pas de match avec le Dreame H15 Pro. Les 80 minutes annoncées et la station qui lave et sèche le rouleau toute seule le rendent même pertinent sur une grande surface, à condition de réserver la vapeur aux zones qui en ont vraiment besoin.
Je le déconseille à qui possède du parquet massif ancien. Et si vous vivez, comme moi, dans un petit appartement, posez-vous la question du besoin : à 589 euros, la vapeur et l’autonettoyage sont un vrai confort, mais 40 m2 de vinyle se nettoient aussi avec un appareil nettement moins cher.
De mon côté, c’est le Roborock F25 Steam qui devient le nouveau titulaire, et remplace le Dreame H15 Pro, tenant du titre depuis des mois. J’attribue au F25 Steam un solide 8,4/10.
Test du Roborock F25 Steam 589.99€
Résumé du test du Roborock F25 Steam
-
Efficacité de nettoyage - 9/10
9/10
-
Entretien et facilité de nettoyage - 9/10
9/10
-
Maniabilité et format - 8/10
8/10
-
Autonomie - 7.5/10
7.5/10
-
Rapport qualité/prix - 8.5/10
8.5/10
Globalement
Pour
- Entretient simple et silencieux
- Vapeur efficace
- Détergent intégré au bac
- Prix
Contre
- Consommables chers
- Petite bouteille de détergent


