Test – FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE sur Switch 2 : le mythe renaît (encore) dans la poche

Quand j’ai lancé pour la première fois FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE sur Switch 2, j’ai eu ce petit frisson que seuls certains jeux savent provoquer. Celui qui mélange nostalgie pure, respect immense pour l’œuvre originale et curiosité technique. Oui, on parle bien de la relecture moderne d’un monument du jeu vidéo, initialement sorti sur Final Fantasy VII, repensé en profondeur par Square Enix et désormais jouable dans une version portable nouvelle génération.
Après son passage remarqué sur Final Fantasy VII Remake puis son upgrade PS5 sous le nom Final Fantasy VII Remake Intergrade, voir le jeu débarquer sur la toute nouvelle console de Nintendo est tout sauf anodin. Et forcément, je l’ai testé en profondeur, à la fois en mode docké et en mobilité, pour voir si Midgar tient vraiment dans la poche.
Spoiler : oui. Mais pas sans quelques compromis.

Midgar, toujours aussi impressionnante… même en portable
Je ne vais pas vous refaire l’histoire : Cloud, ex-SOLDAT devenu mercenaire, rejoint le groupe Avalanche pour lutter contre la Shinra, mégacorporation qui draine l’énergie vitale de la planète. Mais ce remake ne se contente pas de moderniser les textures : il redéfinit complètement le rythme, la narration et même certains pans du scénario.
Sur Switch 2, la première chose qui m’a frappé, c’est la cohérence visuelle. Évidemment, on n’est pas tout à fait au niveau d’une PS5 haut de gamme, mais le travail d’optimisation est réel. En mode docké, le jeu affiche une image propre, avec un framerate stable, des effets de lumière convaincants et des environnements détaillés. En portable, je m’attendais à une claque technique en moins… et pourtant, la magie opère.
Se balader dans les taudis du Secteur 7, lever les yeux vers la plaque au-dessus de nos têtes ou traverser les installations futuristes de la Shinra reste un vrai moment de jeu. La direction artistique, déjà sublime à l’origine, s’adapte étonnamment bien au format hybride.



Un système de combat toujours aussi brillant
Ce qui m’avait séduit dans ce remake, c’est son système de combat. On n’est plus dans le tour par tour pur de 1997. Ici, l’action est dynamique, nerveuse, presque proche d’un action-RPG, tout en conservant une couche stratégique via la jauge ATB.
Sur Switch 2, manette en main, les sensations sont intactes. Les affrontements contre les boss emblématiques sont toujours aussi intenses. Alterner entre Cloud, Tifa, Barret et Aerith fonctionne à merveille, chaque personnage ayant son propre style, ses forces et ses mécaniques.
La prise en main en mode portable est excellente. Les sticks répondent bien, les gâchettes sont suffisamment précises pour gérer les compétences et les raccourcis. Je craignais une perte de confort par rapport à une manette plus massive, mais honnêtement, je me suis surpris à enchaîner les combats en mobilité sans frustration.
Et puis il y a l’extension INTERmission avec Yuffie. Son gameplay plus acrobatique apporte un vrai vent de fraîcheur. Plus rapide, plus technique, plus mobile : j’ai pris un vrai plaisir à redécouvrir Midgar sous un autre angle.


Une narration plus dense, plus audacieuse
Là où ce remake divise parfois, c’est dans sa relecture scénaristique. Certains puristes auraient préféré une fidélité totale. Personnellement, j’apprécie cette prise de risque. Le jeu ne se contente pas de raconter l’histoire d’origine : il la questionne, la tord, l’enrichit.
Sur Switch 2, cette dimension narrative prend tout son sens en mode portable. Jouer à un JRPG aussi ambitieux dans le train ou le soir dans le canapé crée une proximité presque intime avec les personnages.
Les dialogues sont toujours aussi bien écrits, la mise en scène est cinématographique, les musiques réorchestrées sublimes. Retrouver les thèmes mythiques de Final Fantasy VII dans une telle qualité sonore, même via des écouteurs Bluetooth, reste un vrai moment de fan.


Techniquement, la Switch 2 s’en sort avec les honneurs
Soyons clairs : porter un tel mastodonte sur une console hybride n’est pas anodin. La Switch première du nom aurait sans doute eu du mal à encaisser une telle charge. La Switch 2, elle, montre clairement ses ambitions.
Les temps de chargement sont maîtrisés, le framerate reste stable dans la majorité des situations et les textures conservent un niveau de détail honorable. Oui, on note quelques concessions : certains arrière-plans un peu moins fins, des effets légèrement simplifiés… mais rien qui ne casse l’immersion.
Ce que je retiens surtout, c’est la cohérence globale. Je n’ai jamais eu l’impression de jouer à une version « au rabais ». Plutôt à une adaptation intelligente, pensée pour le support.


Le plaisir de rejouer à un classique… différemment
Ce qui est fascinant avec ce remake, c’est qu’il parvient à surprendre même ceux qui connaissent l’original par cœur. Les scènes cultes sont là, mais revisitées. Les personnages gagnent en profondeur. Les enjeux prennent une autre dimension.
J’ai redécouvert certaines séquences avec un regard neuf. Et pouvoir le faire sur Switch 2 apporte un nouveau confort. L’aspect hybride colle parfaitement au rythme du jeu : longues sessions en docké le week-end, petites quêtes secondaires en portable la semaine.
C’est aussi ça, la force de cette version : elle s’intègre naturellement dans un quotidien plus mobile.


Une porte d’entrée idéale pour une nouvelle génération
Si vous n’avez jamais touché à Final Fantasy VII, cette version sur Switch 2 est une excellente porte d’entrée. Le gameplay moderne, l’accessibilité des menus, la mise en scène spectaculaire rendent l’expérience beaucoup plus digeste qu’un RPG old-school de la fin des années 90.
Pour les anciens, c’est un mélange constant de souvenirs et de surprises. Pour les nouveaux, c’est une fresque ambitieuse, sombre et spectaculaire.
Et au fond, c’est peut-être là la plus grande réussite de ce projet : réussir à parler à deux générations en même temps.
Conclusion sur FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE
J’attendais cette version Switch 2 avec curiosité et une petite pointe d’inquiétude. Finalement, je ressors convaincu. FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE trouve parfaitement sa place sur la console hybride.
Ce n’est peut-être pas la version la plus impressionnante techniquement si vous avez déjà une machine ultra puissante. Mais c’est sans doute l’une des plus agréables à jouer au quotidien.
Et pouvoir replonger dans Midgar, dans mon canapé ou en déplacement, reste un luxe que je ne boude pas.

Revue du jeu FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE 49,99 €
Résumé
FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE arrive sur Switch 2 dans une version solide et bien optimisée. Malgré quelques concessions techniques, l’expérience reste immersive, fluide et fidèle à l’ambition du remake. Une excellente manière de (re)découvrir Midgar en mode hybride.
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Graphisme - 9/10
9/10
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Bande son - 10/10
10/10
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Jouabilité - 9/10
9/10
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Durée de vie - 9/10
9/10
Globalement
Pour
- Une adaptation technique réussie sur Switch 2
- Un système de combat moderne et toujours aussi efficace
Contre
- Quelques concessions graphiques en portable
- Une relecture scénaristique qui pourra diviser




