Test – Mothergunship, le FPS punitif et créatif à souhait

Mothergunship est le dernier né de l’éditeur Grip Digital, sorti dans les bacs le 17 juillet 2018. Mais qu’est-ce que Mothergunship, avec un nom pareil cela va être surement un nanar. A première vue, cela est un énième FPS qui se dit ultra bourrin. Après mûres réflexions, ce n’est pas de vains mots que de dire qu’il est ultra bourrin, ce jeu. Donc à l’instar de ce dernier, entrons dans le vif du sujet. Go, go, go.

MOTHERGUNSHIP_06-Go go go

Mothergunship, c’est du lourd, du très lourd même le tutoriel

Premièrement, ce FPS / Shoot’Em Up à la première personne s’ouvre sur un écran montrant le héros de dos en face d’un monstre gigantesque que l’on imagine aisément être le Mothergunship. Alors, le pitch est simple, le joueur est recruté par le Colonel, qui vous guide dans un tutoriel. Or ce dernier vous apprend les bases du jeu pour se déplacer, sauter, tirer et s’en sortir. Même le tutoriel peut s’avérer compliqué. Mais le Colonel donne toujours des chances supplémentaires, faut juste tout reprendre à partir de la salle de commandement.

MOTHERGUNSHIP_07-Tutoriel pour apprendre les rudiments

Objectif du jeu de Terrible Posture Game

Alors, resituons un peu le contexte, le directeur du jeu n’est autre que Joe Mirabello à l’origine de Tower of Guns qui fut la préquelle de Mothergunship quelque part. Mais à contrario de Tower of Guns, on ne gravit pas une tour générée aléatoirement de manière procédurale. Ici, on reprend le principe dans un scénario space opera avec une campagne durant une quinzaine d’heures. Enfin, ce n’est pas un scénario qui va nous transcender, mais plutôt la nervosité du jeu et la perpétuelle remise en cause du gameplay. Donc, notre héros revêt un exosquelette et part dans l’objectif de détruire le Mothergunship en écoutant du métal, normal, quoi. Enfin, si le scénario ne casse pas des bancs, c’est une bonne dose d’humour qui transparait durant la campagne avec beaucoup de pubs et idioties à la Starship Troopers.

MOTHERGUNSHIP_Le mothergunship

Autour du jeu

En conséquence, la musique est du frère de Joe, en la personne de Mike Mirabello. Alors, certains diront que ce n’est pas l’OST de l’année, mais il y a du métal à souhait. Et comme le jeu est bourrin, la musique l’est aussi, ce qui n’est pas déplaisant en soi.

De plus, le jeu est développé par Grip Digital en Pologne, ainsi on voit que ce pays devient un vivier de très bons studios pour les jeux un peu hors norme. Ainsi on se retrouve devant un jeu peaufiné dans sa recette de FPS / Shoot’Em Up qui se repousse dans ses retranchements. Or on peut dire que l’on est sur un jeu hautement punitif, demandant un investissement et un peu de masochisme pour arriver à l’exploiter.

MOTHERGUNSHIP_Stop la pub

De la génération procédurale

Dans Mothergunship, le déroulement est toujours identique, on arrive sur une communication interplanétaire avec le colonel ou une autre personne (batracien, mécano, …). Puis une fois la mission lancée, on atterrit dans une coursive, on voit des statistiques. Puis on arrive devant des terminaux pour s’équiper et crafter ses armements de poings. Cela étant, on entre dans le vif du sujet et là plus le temps de tergiverser. Cela devient la foire d’empoigne avec des robots ou des drones, tout cela sous un accueil de salves de missiles ou de bombes.

Bien sûr, certaines salles sont plus calmes que d’autres. Mais une chose est sûre, dès que l’on avance les premiers pas dans une nouvelle salle ennemie, on s’attend à une déferlante d’obus dans le style des Daimaku. Car, à l’instar de ces derniers, il faut éviter les balles (bullet hell est le terme de ces jeux), et plutôt cela que se faire cribler en quelques secondes. Puis, une fois une salle finie, on avance dans un couloir avec des stats, on souffle, on entre dans la prochaine salle et re-belote, ça explose de partout.

MOTHERGUNSHIP_Daimaku

De la redondance des missions

Cependant, si le but est d’explorer frénétiquement des vaisseaux extra-terrestres. Tout cela, sans jamais s’attendre à ce qui tombe sur nous. En rajoutant à cela, la génération procédurale des ennemis. Pour finir avec quelques boss atteint de la maladie inverse du nanisme. Alors, on peut dire que la mayonnaise prend et que l’on se surprend à craindre les prochaines missions. Ainsi, on entre presque à reculons, mais souvent, la meilleure solution n’est pas d’abattre les ennemis, mais de les éviter pour arriver finalement à terminer la salle.

MOTHERGUNSHIP_05-Une vue de la salle de commandement

Du theory Crafting (ou éditeur d’armement)

Enfin, si le jeu vous semble toujours redondant, c’est une hérésie. Car, Joe a réussi un équilibrage parfait entre gameplay et crafting de l’armement. Alors, on commence toutes les missions les poings nus, mais avec la possibilité de s’équiper avec des connecteurs. Or ces derniers relieront plusieurs armes ou des améliorations (caps).

MOTHERGUNSHIP_Crafting

Attention toutefois à certaines configurations impossibles à optimiser ou à utiliser dans leur intégralité. De plus, les combinaisons d’armes sont infinies et si elles présentent des avantages, il y aura toujours une contrepartie se révélant un désavantage. Bien sûr, l’inverse est vrai et l’on peut tirer avantage de certains désavantages selon la manière de jouer. Pour terminer sur cela, c’est une durée de vie incommensurable pour cette partie de faire ses armes soi-même et sur mesure.

MOTHERGUNSHIP_Du shooping

De la version PS4

Avant de conclure sur Mothergunship, il est utile de rappeler que le test a été effectué sur PS4 et que la difficulté peut-être un peu supérieure à la version PC. Car s’il est une chose certaine, c’est que jouer à la manette est moins précis que le combo clavier-souris. Pour dire que je me demandais si je n’allais pas m’équiper d’un clavier et d’une souris pour PS4. Par contre, le jeu est tellement renouvelé dans ses challenges et de part l’éditeur d’armements, que la durée de vie en est immensément augmentée.

MOTHERGUNSHIP_A mains nues

Une version coop bonus

Après avoir parcouru les news apparaissant sur l’écran titre, il est notable de remarquer qu’un mode coop est prévu à partir du mois d’août 2018. Cela permettra d’avoir encore une autre approche du jeu et de développer encore plus de stratégies. Or ces dernières peuvent être au niveau du choix des armes par les partenaires ou tout simplement de la façon de jouer. Une chose est sûre, cela va être encore plus le bordel à plusieurs, déjà que ça l’est en mode solo.

MOTHERGUNSHIP_99-la news pour le coop

Conclusion

Pour conclure, Mothergunship est un peu comme une grosse claque dans le baigneur. D’abord, on a très mal et on se tord de douleur. Après une bonne demi-heure, on commence à reprendre sa respiration, le rythme cardiaque diminue et on est heureux d’avoir survécu à cet impact. Bon, l’analogie est osée, mais ce FPS est comme cela, il est dur, punitif et on meurt pour un rien. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle : Oui, oui et re-oui. Car quand on réussit une partie de niveau, voir un niveau c’est jouissif. Ainsi, c’est un jeu addictif pour qui va s’en donner la peine.

MOTHERGUNSHIP_Devant un monstre, je vois rouge

Mothergunship est disponible en précommande sur PS4 et Xbox One au prix de 29,99 € sur Amazon. Car il ne paraitra que le 21 août en édition physique. Il est déjà disponible en version dématérialisée sur PS4, Xbox One et PC.

Mothergunship

29,99€
7.4

Scénario

5.0/10

Graphismes

8.0/10

Sons

8.0/10

(Re)-jouabilité

9.0/10

Ergonomie

7.0/10

Points positifs

  • Aléatoire très bien géré
  • Grosse durée de vie
  • Possibilité quasi-infini de création d’armes
  • Level design de qualité et bien rodé
  • Contentement lors de la réussite des missions
  • Daimaku du FPS par moment
  • Humour omniprésent

Points négatifs

  • Pas d’histoire, du moins, c’est une farce
  • Manette moins bien que combo Souris-Clavier

Rédacteur (Spécialiste Jeux-Vidéo) - Jeune quarantenaire, j’ai vécu les débuts du jeu vidéo des années 70, le Super 8 et les disquettes 5’1/4. Bref un jeune geek avant l’heure, mais comme les autres compères du Café du Geek, je suis passionné des nouvelles technologies, de livres et de BD, ainsi que de demoscene. Mais comme disait K. Dick, la réalité n’est qu’un point de vue !

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