Test Nank Runner Diver2 Pro : le casque conduction osseuse pour courir et nager

Entendre la voiture arriver dans le dos, le vélo qui double, la trottinette silencieuse qui déboule: pour courir sur route ouverte, c’est un réflexe de survie. C’est exactement ce que promet un casque à conduction osseuse, et le Nank Runner Diver2 Pro en fait son argument principal. Nank nous a envoyé ce modèle pour le tester. Il est vendu 139 euros sur le site officiel de la marque.

Je l’ai utilisé en course à pied sur trois sorties étalées sur une dizaine de jours: deux fois 5 km à 5 min20-30/km, puis un 10 km à 6 min 30/km. Au quotidien, j’écoute avec des AirPods 4 ou des Samsung Galaxy Buds 4, deux références intra qui jouent dans une autre catégorie sonore. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le bon match. La conduction osseuse répond à un autre besoin, et c’est sur ce terrain qu’il faut la juger.
Notre avis en bref sur le Nank Runner Diver2 Pro
Le Runner Diver2 Pro fait le job sans briller. Le son reste correct pour du bone conduction, mais il sonne creux sur toute la plage: aigus en retrait, médiums plats, basses en retrait. Rien de honteux, rien d’enthousiasmant non plus. Là où il marque des points, c’est sur son vrai terrain de jeu: la sécurité. On entend parfaitement l’environnement, y compris les véhicules silencieux. L’autonomie tient sans souci mes sorties. À 139 euros, le positionnement est correct face à un Shokz, avec un argument que peu de rivaux cochent: l’étanchéité IP69 associée à un lecteur MP3 de 32 Go pour nager sans smartphone.
Design et confort
Le casque reprend la structure classique du genre: un arceau souple qui passe derrière la nuque, deux transducteurs qui viennent se poser devant l’oreille. Le silicone est souple, la finition mate propre. Sur la balance, Nank annonce 32 grammes, et ça se sent: on l’oublie vite une fois lancé. Pendant mes sorties, aucun rebond, aucun glissement. Le maintien reste bon même en accélérant l’allure.

Sur mon 10 km, le plus long de mes tests, aucune gêne au niveau du pavillon de l’oreille et pas de marque sur la peau en fin de parcours. Pas de conflit non plus avec mes lunettes de soleil, une crainte que j’avais et qui s’est révélée infondée. Nank met en avant un contour d’oreille réglable à 35 degrés, présenté comme la nouveauté de cette version Pro. En pratique, ce n’est pas un réglage de confort: c’est le mécanisme qui active la réduction de bruit. On plie les transducteurs vers l’extérieur pour le mode oreille ouverte, vers l’intérieur pour le mode fermé. Un système manuel, un peu artisanal, dont l’effet sur le son m’a paru quasi nul à l’usage.

Les commandes passent par trois boutons physiques sur la branche droite: volume moins, mode, volume plus. Faciles à trouver à l’aveugle, pas trop sensibles. Rien à redire là -dessus. Le casque intègre aussi un micro pour les appels. Il dépanne, sans plus, mais soyons clairs: ce n’est pas la vocation du produit.
Les inserts, la fausse bonne surprise du bundle
Dans la boîte, Nank fournit trois paires de petits inserts en silicone de tailles différentes, S, M et L, qu’il appelle sound quality enhancers. On les glisse dans l’oreille par-dessus le casque, et le Runner Diver2 Pro bascule alors en mode réduction de bruit. La promesse: gagner en corps et en basses. Chez moi, à sec, je n’ai pas entendu la différence. Le son ne change pas franchement, et je ne vois pas l’effet qu’on est censé attendre. En prime, ces inserts ne sont pas agréables à porter. Bref, un accessoire dont je me passe.

Dans l’eau, c’est carrément raté pour moi. Au lieu de ressortir facilement, l’eau se coince dans l’oreille et y reste. Précision utile: je ne nage jamais avec des bouchons, donc la sensation m’a sans doute dérangé plus qu’un nageur habitué. Si vous avez l’habitude des bouchons en natation, votre avis sera peut-être différent. Pour ma part, je nage sans les inserts, tout simplement.
Un son moyen, mais ce n’est pas une surprise
Voilà le cÅ“ur du sujet. Le rendu sonore est moyen. Pas mauvais, moyen. En mode oreille ouverte, tout sonne un peu creux, du grave à l’aigu, sans relief particulier. Les basses manquent de corps, les médiums restent plats, les aigus n’accrochent pas. Sur un footing, ça suffit pour se motiver avec une playlist. Pour écouter un morceau avec plaisir, on repassera.

Ce constat n’a rien d’une surprise. La conduction osseuse ne transmet pas le son dans le conduit auditif, elle le fait vibrer par l’os. Physiquement, elle ne peut pas rivaliser avec un intra classique. Mes AirPods 4 ou mes Galaxy Buds 4 écrasent le Runner Diver2 Pro sur la qualité pure, mais ils bouchent les oreilles et coupent du monde. Ici, le compromis est assumé: on troque la richesse sonore contre la conscience de l’environnement. Et sur ce plan, ça fonctionne très bien. J’entendais tout: voitures, vélos, la trottinette électrique qui déboule sans bruit derrière moi. Pour courir en ville ou sur route ouverte, c’est un vrai argument de sécurité.
Autonomie
Nank annonce 10 heures d’autonomie et une charge rapide de 10 minutes pour 120 minutes d’écoute. Je n’ai pas mené de test d’endurance complet: mes trois sorties cumulent environ 2 heures d’écoute, et sur cette durée je n’ai jamais eu besoin de recharger. Ce n’est donc pas une validation des 10 heures annoncées, mais rien n’indique un problème d’autonomie sur des sorties normales. La charge passe par un câble magnétique propriétaire, pas d’USB-C, un choix contestable en 2026.

Natation et étanchéité
L’autre argument du produit, celui qui le distingue vraiment d’un Shokz classique, c’est l’étanchéité IP69 associée au lecteur MP3 de 32 Go. Le Bluetooth ne traverse pas l’eau, c’est physique. Pour nager, il faut donc charger sa musique directement dans le casque et basculer en mode mémoire. Dans l’eau, le maintien m’a rassuré: même après une grosse propulsion au mur, rien ne bouge, et sans jamais serrer. Je n’ai pas perdu le casque une seule fois. Je craignais un conflit avec le bonnet et les lunettes, mais les deux passent sans gêne par-dessus l’arceau.
La vraie surprise vient du son. Il ne se dégrade pas sous la surface, contrairement à ce que je redoutais. On garde le même rendu qu’à sec, moyen mais constant. Pour nager en musique sans traîner son téléphone au bord du bassin, le contrat est rempli. C’est précisément là que le Runner Diver2 Pro justifie son existence face à un casque de course classique.
Rapport qualité/prix du casque Nank Runner Diver2 Pro
À 139 euros sur le site de Nank, le Runner Diver2 Pro se place juste sous les références premium du marché. Pour la course pure, le Shokz OpenRun Pro 2 reste la valeur sûre, avec un son généralement jugé supérieur par la presse spécialisée. Pour la natation, la vraie comparaison est le Shokz OpenSwim Pro, lui aussi étanche et doté d’une mémoire interne. Le calcul de Nank: réunir les deux usages dans un seul appareil, pour viser les triathlètes et les sportifs polyvalents.
| Critère | Nank Runner Diver2 Pro | Shokz OpenRun Pro 2 | Shokz OpenSwim Pro |
|---|---|---|---|
| Prix officiel | 139 € | 189,95 € | 189,95 € |
| Poids | 32 g | 30,3 g | 27,3 g |
| Étanchéité | IP69 | IP55 | IP68 |
| Lecteur MP3 | Oui, 32 Go | Non | Oui, 32 Go |
| Autonomie annoncée | 10 h | 12 h | 9 h (Bluetooth), 6 h (MP3) |
| Bluetooth | 5.4 | 5.3 | 5.4 |
| Charge | Magnétique propriétaire | USB-C | Magnétique propriétaire |
Attention aussi au prix sur Amazon, il est incohérent et bien au-dessus du tarif officiel. Mieux vaut passer par le site de la marque.

Conclusion : qui devrait acheter le Runner Diver2 Pro de Nank ?
Le Nank Runner Diver2 Pro est un casque de sport honnête, sans coup d’éclat. Je le recommande à l’athlète hybride, coureur et nageur, qui cherche avant tout la sécurité et la polyvalence, et qui accepte un son moyen en échange. Le combo étanchéité IP69 plus MP3 32 Go en fait un bon candidat pour les triathlètes qui veulent un seul appareil.

Je le déconseille à celui qui privilégie la qualité audio: un bon intra fera bien mieux pour le même budget. Et soyons clairs, le produit perd tout son intérêt si vous ne nagez pas. Pour de la course seule, vous trouverez mieux au même prix, voire moins cher. Sa vraie valeur, c’est la polyvalence sur la terre comme dans l’eau. Pour ma part, n’étant pas spécialement nageur, je retourne à mes écouteurs classiques.
Test du Nank Runner Diver2 Pro 139.88€
Résumé du test du Nank Runner Diver2 Pro
Le Nank Runner Diver2 Pro coche les cases d’un bon casque de sport polyvalent: léger, confortable, étanche jusqu’à l’IP69 et autonome grâce à son lecteur MP3 de 32 Go. À 139 euros, il se place nettement sous les Shokz équivalents, avec un maintien impeccable en course comme dans l’eau.
Son point faible reste le son, moyen et sans relief, que les inserts fournis ne corrigent pas. Un compromis assumé propre à la conduction osseuse, qui n’a de sens que si vous nagez. Pour un usage course seule, on trouve mieux au même prix. Pour l’athlète hybride, en revanche, il remplit son contrat.
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Design et confort - 9/10
9/10
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Qualité sonore - 5/10
5/10
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Fonctionnalités et connectivité - 8/10
8/10
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Autonomie - 7/10
7/10
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Rapport qualité/prix - 8/10
8/10
Globalement
Pour
- Prix intéressant
- Polyvalent
- Confortable
- Autonomie
Contre
- Son moyen
- Les inserts



