Anker RIC Hearing Aids : le spécialiste de la recharge se lance dans les aides auditives

On connaissait Anker pour ses batteries externes, ses chargeurs et, plus récemment, ses écouteurs soundcore. À l’IFA 2026 de Berlin, la marque s’aventure sur un terrain bien plus sensible : celui de la santé auditive. Elle y a présenté ses premières aides auditives, les RIC Hearing Aids, destinées aux adultes. Aucun prix ni date de sortie en France n’a encore été communiqué.
[PHOTO : anker-ric-hearing-aids.jpg | alt « Aides auditives Anker RIC Hearing Aids à écouteur déporté et leur boîtier de charge » | même image en image à la une]
Du chargeur à l’oreille, il n’y a qu’une puce
Ces appareils adoptent le format RIC (Receiver-in-Canal), le plus répandu aujourd’hui. Le boîtier se loge derrière l’oreille, tandis que l’écouteur est déporté directement dans le conduit auditif. Ce format reste généralement discret et confortable au quotidien.
À l’intérieur, Anker réutilise sa puce maison Thus, déjà présente dans ses écouteurs soundcore. Selon la marque, elle réalise 7,2 milliards d’opérations par seconde. C’est ce savoir-faire audio que le groupe veut désormais mettre au service de la santé.
Isoler la parole, le vrai défi
Le principal reproche fait aux aides auditives concerne les lieux bruyants. Au restaurant ou dans une réunion de famille, tous les sons sont amplifiés en même temps. Anker affirme que sa puce, associée à quatre microphones, isole la parole des bruits ambiants en temps réel.
Selon la marque, ce traitement améliore le rapport entre la voix et le bruit de fond, mieux que les solutions classiques. Côté autonomie, Anker annonce jusqu’à 12 heures par charge, et environ 36 heures avec le boîtier. Cinq minutes dans l’étui redonneraient deux heures d’écoute.
Un réglage depuis son canapé
La configuration se fait depuis chez soi. Un test auditif en ligne établit d’abord le profil auditif de l’utilisateur. Les aides se règlent ensuite individuellement dans l’application Anker.
En cas de besoin, des experts peuvent aussi ajuster les réglages à distance. Anker ne précise pas encore qui sont ces professionnels ni comment ce suivi sera organisé.

Une promesse qui reste à prouver
Ces performances sont pour l’instant revendiquées par Anker seule, sans étude clinique indépendante publiée. Face à des spécialistes installés depuis des décennies, la marque devra démontrer l’efficacité réelle de ses appareils. En cas de gêne auditive, consulter un médecin ORL reste la première étape, avant tout achat.
Le cadre français pose aussi question. Dans l’Hexagone, la délivrance d’aides auditives passe par un audioprothésiste, et leur remboursement suppose une prescription médicale. Anker vise d’abord le marché américain début 2027, où ces appareils se vendent sans ordonnance. Pour le reste des annonces de la marque à Berlin, retrouvez notre récapitulatif d’Anker à l’IFA 2026.


