Actualités

Conduite autonome : l’Europe hésite face aux promesses de Tesla

L’Europe veut rester dans la course technologique, mais elle refuse de sacrifier la sécurité des usagers. Contrairement aux États-Unis et à la Chine, qui disposent déjà de lois claires, le vieux continent avance lentement. Elon Musk a annoncé que le système Full Self-Driving (FSD) de Tesla serait disponible en Europe dès février. Pourtant, les autorités n’ont pas donné leur accord. Les discussions se multiplient, mais aucune décision ferme n’a encore été prise.

Un cadre institutionnel complexe

Le 18 janvier, plusieurs documents ont été publiés pour encadrer la conduite autonome. Ils seront discutés par la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (UNECE). Plus précisément, ces textes proposent d’autoriser certains changements de voie sur autoroute sans intervention du conducteur. En ville, la manœuvre resterait possible, mais avec les mains sur le volant. L’Europe refuse donc d’approuver une autonomie totale, contrairement à ce que Tesla souhaite offrir.

La mise en place d’une régulation européenne est un véritable parcours du combattant. Avant de proposer une loi, la Commission européenne doit s’appuyer sur un cadre international. C’est le rôle de l’UNECE, qui fixe les règles de sécurité routière et d’homologation des véhicules. Au sein de cette organisation, le groupe WP.29 élabore les règlements techniques. Tandis que le GRVA se concentre sur les véhicules automatisés et connectés.

Une fois ces règles internationales établies, la Commission européenne pourra soumettre un texte au Parlement européen. Toutefois, le processus ne s’arrête pas là. En effet, chaque État membre devra ensuite adapter la loi à son droit national. Ce long chemin institutionnel explique pourquoi les experts ne prévoient pas de déploiement avant fin 2027. Les voitures autonomes devront donc attendre encore plusieurs années avant de circuler librement sur les routes européennes.

L’Europe préfère rester prudente en matière de conduite autonome

Cette lenteur inquiète les industriels. En effet, Tesla et d’autres acteurs du secteur craignent que l’Europe perde du terrain face aux États-Unis et à la Chine. Ces pays avancent plus vite grâce à des règles plus simples et plus favorables à l’innovation. En Europe, la priorité reste la sécurité. Les autorités veulent effectivement éviter tout risque pour les usagers et refusent de valider une autonomie totale sans garanties solides.

En d’autres termes, l’Europe veut rester compétitive, mais elle refuse de précipiter les choses. Par conséquent, les débats continueront dans les mois à venir, avec l’espoir de trouver un compromis. En attendant, les automobilistes devront patienter. La conduite autonome en Europe reste une promesse lointaine, peut-être pour 2027, mais certainement pas pour demain.

Photo de Christiane

Christiane

Christiane est votre experte en technologies numériques et innovations. Découvrez ses analyses approfondies et ses perspectives sur les dernières tendances high-tech, la cybersécurité, et l'impact des technologies émergentes sur notre quotidien. Restez connecté pour des conseils experts et des mises à jour incontournables.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page