DARAM et KAISAR, le boîtier à lumière qui se compare au Viagra

Au pavillon Design Korea de l’IFA 2026, à Berlin, j’ai eu l’occasion de découvrir plusieurs innovations coréennes présentées au public. Parmi elles, DARAM a particulièrement retenu mon attention lors d’une rencontre organisée avec le média partenaire AVING News. L’entreprise y présentait KAISAR, un boîtier de photothérapie au concept pour le moins surprenant. Son fondateur n’hésite d’ailleurs pas à le comparer lui-même à un « Viagra électronique », une formule volontairement provocatrice pour illustrer le positionnement de son dispositif. Derrière cette appellation étonnante se cache toutefois une technologie qui mise sur la lumière et la photothérapie pour proposer une nouvelle approche du bien-être. L’occasion de découvrir comment DARAM imagine l’utilisation de KAISAR et quelles sont les promesses avancées autour de cet appareil.
Rencontre et interview menées en personne par Léo Thevenet avec le média partenaire AVING News, au pavillon Design Korea de l’IFA 2026 à Berlin.
Un mécanisme calqué sur celui du Viagra, selon l’entreprise
Selon SEOKHEE KANG, CEO de DARAM, KAISAR combine deux longueurs d’onde de lumière, proche infrarouge et rouge, qui stimuleraient la production d’oxyde nitrique, de calcium et d’ATP dans les cellules. D’après lui, ce mécanisme se rapproche de celui du Viagra, qui régule l’oxyde nitrique pour améliorer la rigidité érectile.
DARAM mise également sur une implantation internationale pour soutenir le développement de KAISAR. L’entreprise revendique ainsi plusieurs brevets déposés ou obtenus aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Europe, témoignant de sa volonté de protéger sa technologie sur plusieurs marchés clés. Côté commercialisation, la marque affirme avoir déjà vendu plus de 9 000 unités dans 42 pays. Le boîtier est proposé au prix de 169 dollars, ce qui le positionne comme un appareil relativement accessible dans le segment des solutions de photothérapie.
Cette reconnaissance commerciale s’accompagne également d’une distinction dans l’univers technologique. KAISAR a notamment été sélectionné comme CES 2024 Innovation Awards Honoree, une récompense qui met en avant des produits et technologies considérés comme particulièrement innovants dans différentes catégories. DARAM cherche ainsi à donner une dimension internationale à son dispositif. L’entreprise s’appuie notamment sur ses protections technologiques et ses premières ventes à l’étranger. Elle mise également sur les distinctions obtenues lors de grands rendez-vous de la tech.
Des bénéfices annoncés, mais pas de preuve clinique indépendante
Selon l’entreprise, KAISAR viserait la rigidité érectile, la mobilité des spermatozoïdes et le taux de testostérone. SEOKHEE KANG évoque également des retours de clients plus âgés. Certains rapporteraient une amélioration du confort urinaire. DARAM indique avoir depuis intégré cette piste comme second usage.
Le bémol : ces bénéfices reposent sur la communication de DARAM elle-même. Aucun essai clinique indépendant n’est cité, seulement du matériel de recherche présenté sur le stand et des retours d’utilisateurs. La comparaison avec un médicament sur ordonnance, soumis lui à des essais cliniques réglementés, mérite d’être lue avec prudence.
Objectif IFA 2026, distributeurs et investisseurs
Le produit est déjà disponible à la vente directe sur le site de DARAM pour les clients internationaux. Mais pour l’entreprise, l’IFA 2026 représente surtout une occasion d’accélérer son développement à l’étranger. À Berlin, DARAM cherche à nouer des partenariats avec des distributeurs. L’entreprise souhaite également rencontrer des investisseurs pour se développer en Europe, au Moyen-Orient et dans les Amériques.
La société ne compte pas uniquement s’appuyer sur les réseaux de distribution traditionnels. Elle prépare également un programme de marketing d’affiliation, dont le lancement officiel est prévu le mois prochain. Ce dispositif doit permettre à DARAM d’élargir sa visibilité et de toucher de nouveaux publics en s’appuyant sur des partenaires spécialisés.
Entre commercialisation directe, recherche de distributeurs et développement de nouveaux canaux marketing, DARAM semble donc vouloir franchir une nouvelle étape dans l’internationalisation de KAISAR. Reste désormais à voir comment l’entreprise développera sa présence sur ces différents marchés. Elle devra aussi faire connaître son dispositif au-delà de son marché d’origine.


