Join Us : j’ai fondé ma secte à la gamescom

Wolf Haus Games organisait à Cologne les toutes premières sessions publiques de Join Us. J’avais rendez-vous sur un de leurs stands, et je me suis glissé dans une petite salle : quatre PC, quatre joueurs, chacun de son côté, pour découvrir les premières minutes du jeu en solo. Avant de prendre la manette, on a d’abord échangé un moment avec des contributeurs du projet. Ensuite, place au gameplay.
Un début qui commence par la garde-robe
Join Us démarre par la case customisation. On trouve son emblème, on choisit le nom de son culte, puis on habille son personnage parmi différentes tenues et coloris. D’ordinaire, cette partie donne des résultats plutôt laids dans ce type de jeu, et je ne m’y attarde pas. Ici, j’ai réussi à me composer une tenue grise franchement classe. Détail anecdotique, mais il pose déjà le ton : le studio soigne ce que le joueur voit de lui même.

Le tutoriel enchaîne sur les fondamentaux. Déplacement, saut, armes, tir. Le tout se termine sur un cochon qu’on a le choix de faire exploser au lance-grenades, ce qui résume assez bien l’humour du jeu.
Fonder sa base, planter ses tomates
Le leader nous appelle ensuite. Objectif : étendre le culte en s’implantant dans une nouvelle ville. On s’y rend, on débarrasse le domicile que l’on s’approprie de ses nuisibles, puis les premières petites quêtes arrivent. Planter des tomates, cuisiner au feu de camp, la base de la base.
Sous cette apparente banalité, le jeu place ses vraies mécaniques. La propagande, le craft, et surtout le recrutement de nouveaux membres. Wolf Haus rappelle d’ailleurs qu’il faudra garder ses recrues heureuses, sinon elles partent. Un gourou sans fidèles reste juste un type bizarre tout seul.
J’ai aussi croisé des statues à ériger. En en montant une, l’interface affiche « Statue 1/10 », ce qui sous-entend une collection à compléter. Chacune apporte un petit pouvoir, comme faire baisser la suspicion de la police envers le culte.
La police, et l’hélicoptère dont je ne me suis jamais sorti
Juste avant la fin de la démo, j’ai décidé d’attirer l’attention de la police. Mauvaise idée mais excellente séquence. Le jeu adopte une gestion des armes proche de celle d’un CS : la précision chute dès qu’on bouge. Se battre dans ces conditions devient vite compliqué. Les policiers arrivent de plus en plus nombreux, puis un hélicoptère les rejoint. Je ne sais pas ce qui se passe ensuite, puisque je me suis fait abattre à ce moment précis.

Ce que je n’ai pas pu voir
La démo s’arrête trop tôt pour répondre à la question qui compte vraiment. Une fois le culte peuplé, comment se comportent les membres ? Se gèrent-ils correctement tout seuls ? Peut-on leur déléguer la cuisine et les corvées ? C’est là que le jeu se jouera sur la durée. Il ne faudrait pas que chaque session se transforme en routine où l’on passe la moitié de son temps à gérer les basses besognes du culte.
Dans l’idée, Join Us me fait penser à Cult of the Lamb, que j’ai particulièrement aimé. Même absurdité assumée, même tension entre la gestion et l’action. Reste à voir si l’équilibre tient sur une carte ouverte de six kilomètres carrés.
Ce qu’il faut retenir
Join Us sortira en mars 2027 sur PC, Xbox Series et PlayStation 5, avec une arrivée day one dans le Game Pass. Le studio annonce une campagne narrative entièrement doublée, jouable en solo ou en coopération jusqu’à quatre joueurs, campagne comme monde ouvert. Le multijoueur promet du lourd, parce que le jeu est absurde et que cette absurdité passe très bien avec des amis.
Les trailers laissent entrevoir la suite : bus à tourelle, ovnis. Après cette prise en main, j’ai hâte de voir ce que ça donne. Rendez-vous en mars.


