Les États-Unis auraient utilisé Claude, l’IA d’Anthropic, contre l’Iran après l’avoir interdit

Un rapport récent révèle une contradiction frappante dans la politique américaine vis-à-vis de l’intelligence artificielle. Alors que le président Donald Trump venait d’ordonner l’arrêt immédiat de l’utilisation des outils d’Anthropic par les agences fédérales, l’armée américaine aurait eu recours à cette même technologie pour mener une attaque aérienne contre l’Iran.
Donald Trump se méfie des sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle
Le 27 février 2026, Donald Trump a publié un message sur Truth Social ordonnant à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d’utiliser les services d’Anthropic. Cette décision faisait suite à des désaccords profonds entre le Département de la Défense et l’entreprise spécialisée dans l’IA. Le président a insisté sur le fait que l’usage de Claude, le modèle phare d’Anthropic, devait être stoppé sans délai.
Cette interdiction s’inscrivait dans un contexte de méfiance croissante envers les sociétés d’intelligence artificielle. Les autorités américaines craignaient que ces outils échappent à leur contrôle et posent des risques stratégiques. Le bannissement d’Anthropic devait marquer une rupture nette entre l’État et cette technologie.
Les Etats-Unis ont néanmoins eu recours à Claude dans leur attaque contre l’Iran
Quelques heures seulement après l’annonce de l’interdiction, les États-Unis ont lancé une attaque aérienne majeure contre l’Iran. Selon le Wall Street Journal, cette opération aurait été conduite en s’appuyant sur les outils d’Anthropic. L’IA aurait joué un rôle dans l’analyse des données et la planification des frappes. En effet, malgré l’ordre présidentiel, l’armée aurait jugé indispensable de recourir à la technologie bannie.
Cette opposition pourrait s’intensifier à mesure que l’IA devient incontournable dans les domaines militaires, économiques et sociaux. L’affaire révèle aussi la difficulté pour un gouvernement de bannir une technologie dont il dépend déjà pour ses opérations stratégiques.



