Manga – The Hitman’s Fave : un assassin légendaire devient… fan absolu d’idole chez Kurokawa

Les éditions Kurokawa s’apprêtent à accueillir une comédie d’action aussi absurde que jubilatoire avec la sortie du tome 1 du nouveau manga The Hitman’s Fave, signé Rintaro Oshima. Oubliez la romance : ici, on parle d’un tueur à gages de légende qui décide de raccrocher les armes pour se consacrer pleinement à sa passion… celle d’une idole.
Oui, vous avez bien lu.
Quand le plus grand des assassins devient le plus grand des fans
Au cœur de l’histoire, on découvre Owaru Endô, hitman redouté dont le nom suffit à faire trembler la pègre. Précis, méthodique, implacable : il incarne l’assassin parfait. Jusqu’au jour où tout bascule.
Sa révélation ? Une idole.
Foudroyé par le charisme et l’énergie d’une star montante, Owaru prend une décision radicale : il quitte le milieu criminel pour vivre pleinement sa vie de fan. Concerts, produits dérivés, déplacements pour les événements, glow stick à la main… Il veut soutenir son idole comme n’importe quel passionné.
Mais évidemment, la mafia ne voit pas les choses du même œil. On ne quitte pas ce genre de métier sur un simple coup de cœur artistique.

Entre culture idol et règlements de comptes
C’est là que The Hitman’s Fave trouve toute sa saveur. Rintaro Oshima construit un contraste permanent entre deux univers que tout oppose :
– La culture idol, colorée, énergique, codifiée, où l’enthousiasme collectif est roi.
– Le monde du crime, brutal, sombre et régi par des règles impitoyables.
Le résultat donne lieu à des situations aussi explosives que comiques. Owaru peut passer d’un concert enflammé à une confrontation musclée en coulisses. Et même lorsqu’il tente de tourner la page, son passé le rattrape.
Le manga ne traite pas l’idolâtrie sous un angle malsain, mais plutôt sous celui d’une passion sincère. Owaru n’est pas obsédé : il est profondément investi. Il découvre une émotion nouvelle, une forme de bonheur simple qui tranche radicalement avec son ancienne vie.
Une comédie d’action efficace
Graphiquement, Rintaro Oshima adopte un style dynamique et lisible. Les scènes d’action sont nerveuses, bien découpées, avec un vrai sens du rythme. Les séquences liées aux concerts, quant à elles, respirent l’énergie et retranscrivent l’ambiance électrique des performances live.
Ce premier tome installe solidement son concept. On comprend rapidement que l’humour naît du décalage : voir un assassin d’élite analyser un placement de scène avec la même rigueur qu’un contrat d’exécution a quelque chose de délicieusement absurde.
Mais derrière la comédie, le manga pose aussi une question intéressante : peut-on réellement échapper à son passé ? La passion suffit-elle à redéfinir une identité ?
Une nouveauté manga intrigante chez Kurokawa
Avec The Hitman’s Fave, Kurokawa enrichit son catalogue d’un titre qui sort des sentiers battus. Le manga mélange action, humour et culture pop japonaise avec un concept fort et immédiatement identifiable.
Le tome 1 pose les bases d’une série qui pourrait séduire autant les amateurs de comédies décalées que les lecteurs friands d’action stylisée. Le contraste entre l’ultra-violence du passé d’Owaru et la lumière des projecteurs idol crée une dynamique rafraîchissante.
Une sortie à surveiller
Disponible en librairie au prix habituel de l’éditeur, The Hitman’s Fave tome 1 s’annonce comme l’une des surprises manga du moment. Un titre qui assume pleinement son idée folle et la pousse jusqu’au bout.
Si vous aimez les concepts improbables, les personnages plus complexes qu’ils n’en ont l’air et les récits qui jouent sur les contrastes, ce manga mérite clairement un coup d’œil.
Chez Kurokawa, l’assassin ne vise plus ses cibles… il vise désormais la première rangée devant la scène.



