ManoMano victime d’une cyberattaque : des millions de comptes exposés

Lundi 10 février 2026, la plateforme de bricolage en ligne ManoMano a confirmé avoir été la cible d’une cyberattaque. L’incident, survenu en janvier, a entraîné le vol de données personnelles de milliers de clients. Selon un pirate, l’ampleur serait bien plus grande, avec près de 37,8 millions de comptes compromis dans plusieurs pays européens. ManoMano assure que les mots de passe et données bancaires ne sont pas concernés. Néanmoins, l’affaire soulève de sérieuses inquiétudes sur la sécurité des services en ligne.
Une intrusion via un prestataire externe
Les hackers ont exploité la compromission du compte d’un agent travaillant pour un sous-traitant chargé du service client. Grâce à cet accès, ils ont pu pénétrer les interfaces internes et extraire des informations sensibles. Les données volées incluent les noms, prénoms, adresses électroniques, numéros de téléphone et parfois les échanges avec le support. D’après ManoMano, les mots de passe n’ont pas été touchés et les informations n’ont pas été modifiées.
Cette attaque illustre la fragilité des chaînes de sous-traitance dans le numérique. Les prestataires externes, souvent moins protégés que les systèmes centraux, deviennent des cibles privilégiées pour les cybercriminels.
Les clients de ManoMano pourraient être visés par une cyberattaque
Un cybercriminel affirme avoir récupéré jusqu’à 37,8 millions de comptes, soit environ 43 Go de données. ManoMano n’a pas confirmé ce chiffre, mais l’ampleur potentielle de la fuite inquiète. En effet, pour une entreprise leader du e-commerce spécialisé dans le bricolage et le jardinage, la confiance des clients est essentielle. Une telle brèche pourrait fragiliser son image et poser des questions sur le coût économique réel d’une cyberattaque.
Face à cette situation, ManoMano dit avoir réagi rapidement en sécurisant ses systèmes et en alertant les utilisateurs concernés. L’entreprise encourage ses clients à rester vigilants face aux tentatives de phishing ou aux communications suspectes.



