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Test – Anycubic Vyper : l’imprimante 3D idéale pour débuter

Vous souhaitez vous lancer dans l’impression 3D, mais vous ne savez pas quelle imprimante choisir ? À la rédaction, nous avons récemment reçu la dernière imprimante 3D de la marque Anycubic : la Vyper. C’est une imprimante très récente : elle date en effet de juin 2021.

Elle possède de nombreuses caractéristiques assez intéressantes, qui ne sont pas proposées par la plupart des autres imprimantes 3D. Vous souhaitez vous lancer dans l’imprimante 3D, pour un prix raisonnable ? Cette imprimante 3D pourrait bien vous convenir. Ainsi, ce test vous aidera à vous faire votre avis dessus.

Déballage de la Anycubic Vyper

Commençons tout d’abord par le déballage de l’imprimante. 

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Elle arrive dans un carton assez imposant et lourd qui pèse environ 10 kg. L’emballage est très soigné, rien ne bouge. À l’intérieur du carton, on retrouve la partie basse de l’imprimante, reliée à la partie haute. On a l’écran de contrôle, le support de bobine, le câble d’alimentation et le câble permettant la liaison avec l’ordinateur. On retrouve également une spatule, des outils de montage et un petit échantillon de filament en PLA blanc. Bien sûr, toutes les vis nécessaires au montage sont également fournies.

Montage : simple, rapide, intuitif

L’assemblage est très rapide, nous avons uniquement quelques vis à monter. On a deux parties pré-assemblées et pré-câblées à solidariser, et c’est terminé. Il y a en tout 4 vis à installer (sous la machine) pour fixer le portique, 7 connectiques à brancher, 2 vis pour l’écran et 4 colliers Serflex à retirer, et c’est tout !

Tout est très bien indiqué à l’aide d’étiquettes. C’est extrêmement simple et le montage ne prend pas plus d’une demi-heure. Malheureusement, pour la pièce en plastique qui permet de maintenir la bobine de filament, il faut beaucoup forcer pour la clipser au corps de la machine. Comme si c’est du plastique, cela ne donne pas trop confiance. Mais nous n’avons pas eu de casse, la pièce s’est finalement bien emboîtée.

Sous l’imprimante, on retrouve un petit tiroir discret qui comporte plusieurs accessoires utiles pour l’impression 3D. Anycubic fournit en effet une petite pince coupante, indispensable pour couper le filament de vos impressions, une tige pour déboucher la buse en cas de soucis, deux petites clés hexagonales pour démonter la buse et ajuster le plateau et des clés Allen de diverses tailles. Vous retrouverez aussi une carte SD ainsi qu’un adaptateur USB pour cette dernière.

L’électronique embarquée

Les Drivers TMC 2209 intégrés à l’imprimante sont également un gros plus. Il s’agit de composants qui guident les moteurs de la Vyper. Lui proposant un fonctionnement fluide et précis, sans à coup. Cela a deux énormes avantages : le premier étant dans la qualité des impressions produites. La finesse des mouvements a en effet tendance à lisser les surfaces des objets imprimés. Certains effets de strie, de moiré ou de rayures disparaissent totalement sur les imprimantes ainsi équipées. Cela évite de nombreux “rattrapages” à la peinture ou au papier de verre.

Ensuite, les moteurs font moins de bruit et ne sifflent pas. Cependant, ce n’est pas un énorme avantage étant donné le bruit des ventilateurs qui prend le dessus.

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La Vyper est équipée d’une buse chauffante entièrement métallique de style volcan avec un dissipateur thermique entièrement en aluminium. De plus, il y a deux ventilateurs de refroidissement intégrés dans le couvercle de l’extrémité chaude qui aident à atténuer la chaleur. Cependant, ceux-ci engendrent une nuisance sonore non négligeable. Certes, des ventilateurs font du bruit… mais des ventilateurs de meilleure qualité en font beaucoup moins. Pour le prix de l’imprimante et sa qualité globale, il est dommage de la part d’Anycubic d’avoir négligé ce point.

L’impression d’une pièce prend la plupart du temps de longues heures, et si votre imprimante se trouve dans votre pièce à vivre, cela sera vite désagréable. La première amélioration à apporter à cette machine serait sans aucun doute les ventilateurs. On en retrouve quatre en tout : un pour l’alimentation, un pour la carte mère et les deux restants pour refroidir la buse d’impression.

L’extrudeuse à double engrenage unique d’Anycubic amène le filament dans un tube Bowden et jusqu’à la buse en laiton de 0,4 mm. La Vyper comprend également un capteur de fin de filament.

Premières impressions et première impression

La première chose à faire avant de lancer sa première impression est de vérifier et d’ajuster la hauteur du plateau. Habituellement cela se fait manuellement, mais ici tout est automatique. L’imprimante va alors vérifier sur 16 points différents la hauteur du plateau pour s’y adapter en compensant en temps réel la hauteur de l’axe Z.

Après avoir installé une bobine et rentré le filament dans l’extrudeur jusqu’à la butée de la buse, nous pouvons passer aux choses sérieuses. Pour la première impression, il est conseillé d’utiliser le fichier déjà installé sur la carte SD afin de vérifier le bon fonctionnement de l’imprimante. Le fabricant aura généré le bon fichier avec les bons réglages, ainsi vous êtes sûrs que s’il y a un problème, cela vient de l’appareil. Ici, aucun problème à signaler, la première impression est parfaite.

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La petite chouette a pris environ une heure pour s’imprimer, ce qui est assez rapide.

Une très bonne imprimante 3D pour débuter

Après avoir imprimé le modèle de test, vous pouvez maintenant imprimer ce qui vous fait envie. Mais comment procéder ? Pour une imprimante 3D, il y a deux solutions. La première, la plus simple, consiste à aller chercher des fichiers déjà créés par d’autres utilisateurs sur des sites communautaires, le plus connu étant Thing hivers. Sinon, pour créer de toutes pièces vos créations, il va falloir mettre la main à la pâte. À l’aide d’un logiciel de CAO, comme SolidWorks, Blender ou Fusion 360, vous modélisez votre pièce comme bon vous semble. Dans les deux cas, vous vous obtenez un fichier .stl, que vous ouvrez avec le Slicer Cura.

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La Anycubic Vyper utilise le logiciel libre Cura, compatible avec Windows, Mac et Linux. Il est possible de lancer une impression à partir d’une carte SD insérée dans l’imprimante directement ou depuis l’ordinateur avec le Cable USB fourni. Le volume d’impression est de 24,5 cm de largeur et longueur par 26 cm de hauteur. De quoi imprimer quasiment toutes vos envies et idées.

Dans Cura, vous choisissez tous vos réglages relatifs à votre impression comme la température de la buse et du plateau, le taux de remplissage et plein d’autres paramètres ensuite, vous obtenez un fichier .gcode, que l’imprimante peut interpréter. Après l’avoir transféré sur la carte SD, il vous suffit de l’insérer dans l’imprimante et de lancer l’impression.

PLA ou ABS : comparatif de filaments

En impression 3D, les deux types de filaments les plus répandus sont l’ABS et le PLA. Le PLA a la réputation de bien imprimer. En revanche, il est moins résistant que l’ABS. En ce qui concerne les températures, le PLA a besoin d’une température d’extrusion d’environ 200°, le plateau n’ayant pas besoin d’être chauffé. Pour l’ABS, c’est beaucoup plus compliqué, car on a un risque de warping, le décollement de la pièce du plateau en cours d’impression. Cela nécessite d’avoir un plateau chauffé à très haute température, environ 100°, et une température d’extrusion de 240°.

Anycubic promet l’impression de ces deux matériaux, ce que nous avons vérifié. Dans le monde de l’impression 3D, « Benchy », un bateau iconique, sert de test pour chaque imprimante. En effet, celui-ci possède des courbures et du vide assez difficile à reproduire pour une imprimante.

Pour les deux matériaux, aucun souci, « Benchy the boat » s’imprime très bien, aussi bien en PLA (en rouge) qu’en ABS (en blanc). C’est même plutôt satisfaisant de voir l’imprimante déposer du filament dans le vide lors de l’impression du toit par exemple. C’est un gage de qualité et de bons réglages de la machine.

Malheureusement, pour des pièces plus grandes, l’ABS ne permet pas d’imprimer correctement. Au bout de quelques heures d’impression, la pièce va totalement se décoller et l’impression sera inutilisable. Par exemple, pour un support en téléphone, nous avons essayé à plusieurs reprises avec le plateau chauffé au maximum (110°). Malheureusement, la pièce se décolle du plateau : c’est ce qu’on appelle le warping. Pour imprimer de l’ABS, la plupart des autres imprimantes, beaucoup plus chères, sont enfermées dans un caisson qui permet de maintenir la température élevée.

Avec du PLA, aucun souci, la pièce est parfaite. C’est pourquoi nous vous conseillons uniquement d’imprimer vos pièces avec du PLA.

Conclusion : la Anycubic Vyper est-elle faite pour vous ?

Cette imprimante sera idéale pour quiconque veut s’initier à l’impression 3D. Certes, la machine coûte un peu plus cher ses concurrents d’entrée de gamme, mais le nivellement automatique du plateau, les capteurs de fin de course ainsi que l’électronique embarquée vous permettront de vous lancer sans prise de risque et sans problème. Avec son grand volume d’impression et son extrême précision, soyez sûrs que vous pourrez imprimer l’ensemble de vos idées. Si la Vyper vous tente, n’hésitez pas à aller la commander sur le site d’Anycubic.

Anycubic Vyper

8.5

Vitesse d'impression

8.0/10

Qualité d'impression

9.0/10

Bruit

7.0/10

Prise en main

10.0/10

Points positifs

  • Qualité d'impression
  • Prise en main par un débutant

Points négatifs

  • Bruit
  • Impression de l'ABS
Tags
imprimante 3D

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